La Bacchante (Béranger)
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H. Fournier, 1839 (1, pp. 4-5).
LA BACCHANTE
Air : Fournissez un canal au ruisseau
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- Cher amant, je cède à tes désirs :
- De champagne enivre Julie.
- De champagne enivre Julie.
- Inventons, s’il se peut, des plaisirs ;
- Des Amours épuisons la folie.
- Verse-moi ce joyeux poison ;
- Mais sur-tout bois à ta maîtresse :
- Je rougirais de mon ivresse,
- Si tu conservais ta raison.
- Verse-moi ce joyeux poison ;
- Cher amant, je cède à tes désirs :
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- Vois déjà briller dans mes regards
- Tout le feu dont mon sang bouillonne.
- Tout le feu dont mon sang bouillonne.
- Sur ton lit, de mes cheveux épars,
- Fleur à fleur vois tomber ma couronne.
- Le cristal vient de se briser :
- Dieux ! Baise ma gorge brûlante,
- Et taris l’écume enivrante
- Dont tu te plais à l’arroser.
- Le cristal vient de se briser :
- Vois déjà briller dans mes regards
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- Verse encor ! mais pourquoi ces atours
- Entre tes baisers et mes charmes ?
- Entre tes baisers et mes charmes ?
- Romps ces nœuds, oui, romps-les pour toujours :
- Ma pudeur ne connaît plus d’alarmes.
- Verse encor ! mais pourquoi ces atours
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- Presse en tes bras mes charmes nus.
- Ah ! je sens redoubler mon être !
- À l’ardeur qu’en moi tu fais naître
- Ton ardeur ne suffira plus.
- Presse en tes bras mes charmes nus.
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- Dans mes bras tombe enfin à ton tour :
- Mais, hélas ! tes baisers languissent.
- Mais, hélas ! tes baisers languissent.
- Ne bois plus, et garde à mon amour
- Ce nectar où tes feux s’amortissent.
- De mes désirs mal apaisés,
- Ingrat, si tu pouvais te plaindre,
- J’aurai du moins pour les éteindre
- Le vin où je les ai puisés.
- De mes désirs mal apaisés,
- Dans mes bras tombe enfin à ton tour :
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