La Bouteille volée
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H. Fournier, 1839 (1, pp. 145-146).
LA BOUTEILLE VOLÉE
Air : La tête des bonnes gens
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- Sans bruit, dans ma retraite,
- Sans bruit, dans ma retraite,
- Hier l’amour pénétra,
- Courut à ma cachette,
- Courut à ma cachette,
- Et de mon vin s’empara.
- Depuis lors ma voix sommeille ;
- Adieu tous mes joyeux sons.
- Amour, rends-moi ma bouteille,
- Ma bouteille et mes chansons.
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- Iris, dame et coquette,
- Iris, dame et coquette,
- À ce larcin l’a poussé.
- Je n’ai plus la recette
- Je n’ai plus la recette
- Qui soulage un cœur blessé.
- C’est pour gémir que je veille,
- En proie aux jaloux soupçons.
- Amour, rends-moi ma bouteille,
- Ma bouteille et mes chansons.
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- Épicurien aimable,
- Épicurien aimable,
- À verser frais m’invitant,
- Un vieil ami de table
- Un vieil ami de table
- Me tend son verre en chantant ;
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- Un autre vient à l’oreille
- Me demander des leçons.
- Amour, rends-moi ma bouteille,
- Ma bouteille et mes chansons.
- Un autre vient à l’oreille
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- Tant qu’Iris eut contre elle
- Tant qu’Iris eut contre elle
- Ce bon vin si regretté,
- Grisette folle et belle
- Grisette folle et belle
- Tenait mon cœur en gaîté.
- Lison n’a point sa pareille
- Pour vivre avec des garçons.
- Amour, rends-moi ma bouteille,
- Ma bouteille et mes chansons.
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- Mais le filou se livre :
- Mais le filou se livre :
- Joyeux, il vient à ma voix ;
- De mon vin il est ivre,
- De mon vin il est ivre,
- Et n’en a bu que deux doigts.
- Qu’Iris soit une merveille,
- Je me ris de ses façons :
- Amour me rend ma bouteille,
- Ma bouteille et mes chansons.
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