La Chatte
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H. Fournier, 1839 (1, pp. 135-136).
LA CHATTE
Air : La petite Cendrillon
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- Tu réveilles ta maîtresse,
- Minette, par tes longs cris.
- Est-ce la faim qui te presse ?
- Entends-tu quelque souris ?
- Tu veux fuir de ma chambrette,
- Pour courir je ne sais où.
- Mia-mia-ou ! Que veut minette ?
- Mia-mia-ou ! c’est un matou.
- Tu réveilles ta maîtresse,
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- Pour toi je ne puis rien faire ;
- Cesse de me caresser.
- Sur ton mal l’amour m’éclaire :
- J’ai quinze ans, j’y dois penser.
- Je gémis d’être seulette
- En prison sous le verrou.
- Mia-mia-ou ! Que veut minette ?
- Mia-mia-ou ! c’est un matou.
- Pour toi je ne puis rien faire ;
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- Si ton ardeur est extrême,
- Même ardeur vient me brûler ;
- J’ai certain voisin que j’aime,
- Et que je n’ose appeler.
- Si ton ardeur est extrême,
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- Mais pourquoi, sur ma couchette,
- Rêver à ce jeune fou !
- Mia-mia-ou ! Que veut minette ?
- Mia-mia-ou ! c’est un matou.
- Mais pourquoi, sur ma couchette,
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- C’est toi, chatte libertine,
- Qui mets le trouble en mon sein.
- Dans la mansarde voisine
- Du moins réveille Valsain.
- C’est peu qu’il presse en cachette
- Et ma main et mon genou.
- Mia-mia-ou ! Que veut minette ?
- Mia-mia-ou ! c’est un matou.
- C’est toi, chatte libertine,
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- Mais je vois Valsain paraître !
- Par les toits il vient ici.
- Vite, ouvrons-lui la fenêtre :
- Toi, Minette, passe aussi.
- Lorsqu’enfin mon cœur se prête
- Aux larcins de ce filou,
- Mia-mia-ou ! que ma minette,
- Mia-mia-ou ! trouve un matou.
- Mais je vois Valsain paraître !
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