La Couronne
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H. Fournier, 1839 (2, pp. 5-6).
LA COURONNE
couplets
CHANTÉS PAR UN ROI DE LA FÈVE
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- Grâce à la fève, je suis roi.
- Nous le voulons : versez à boire !
- Çà, mes sujets, couronnez-moi ;
- Et qu’on porte envie à ma gloire !
- À l’espoir du rang le plus beau
- Point de cœur qui ne s’abandonne.
- Nul n’est content de son chapeau ;
- Chacun voudrait une couronne.
- Grâce à la fève, je suis roi.
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- Un roi sur son front obscurci
- Porte une couronne éclatante.
- Le pâtre a sa couronne aussi,
- Couronne de fleurs qui me tente.
- À l’un le ciel la fait payer ;
- Mais au berger l’amour la donne :
- Le roi l’ôte pour sommeiller,
- Colin dort avec sa couronne.
- Un roi sur son front obscurci
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- Le Français, poëte et guerrier,
- Sert les Muses et la Victoire.
- Le front ceint d’un double laurier,
- Il triomphe et chante sa gloire.
- Le Français, poëte et guerrier,
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- Quand du rang qu’il doit occuper
- Il tombe, trahi par Bellone,
- Le sceptre lui peut échapper,
- Mais il conserve sa couronne.
- Quand du rang qu’il doit occuper
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- Belles, vous portez à quinze ans
- La couronne de l’innocence :
- Bientôt viennent les courtisans ;
- Comme les rois on vous encense.
- Comme eux de pièges séducteurs
- L’artifice vous environne ;
- Vous n’écoutez que vos flatteurs,
- Et vous perdez votre couronne.
- Belles, vous portez à quinze ans
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- Perdre une couronne ! À ces mots
- Chacun doit penser à la sienne.
- Je n’ai point doublé les impôts :
- Je n’ai point de noblesse ancienne.
- Mon peuple, buvons de concert :
- La place me paraît si bonne !
- N’allez pas avant le dessert
- Me faire abdiquer la couronne.
- Perdre une couronne ! À ces mots
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