La Vivandière
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H. Fournier, 1839 (1, pp. 272-274).
LA VIVANDIÈRE
Air de Wilhem
ou Demain matin, au point du jour, on bat la générale
- Vivandière du régiment,
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- C’est Catin qu’on me nomme.
- C’est Catin qu’on me nomme.
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- Je vends, je donne et bois gaîment
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- Mon vin et mon rogomme.
- Mon vin et mon rogomme.
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- J’ai le pied leste et l’œil mutin,
Tintin, tintin, tintin, r’lin tintin,
- J’ai le pied leste et l’œil mutin :
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- Soldats, voilà Catin !
- Soldats, voilà Catin !
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- Je fus chère à tous nos héros ;
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- Hélas ! Combien j’en pleure !
- Hélas ! Combien j’en pleure !
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- Aussi soldats et généraux
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- Me comblaient, à toute heure,
- Me comblaient, à toute heure,
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- D’amour, de gloire, et de butin,
Tintin, tintin, tintin, r’lin tintin,
- D’amour, de gloire, et de butin,
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- Soldats, voilà Catin !
- Soldats, voilà Catin !
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- J’ai pris part à tous vos exploits
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- En vous versant à boire.
- En vous versant à boire.
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- Songez combien j’ai fait de fois
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- Rafraîchir la Victoire.
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- Ça grossissait son bulletin,
Tintin, tintin, tintin, r’lin tintin,
- Ça grossissait son bulletin :
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- Soldats, voilà Catin !
- Soldats, voilà Catin !
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- Depuis les Alpes je vous sers ;
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- Je me mis jeune en route.
- Je me mis jeune en route.
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- À quatorze ans, dans les déserts,
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- Je vous portais la goutte.
- Je vous portais la goutte.
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- Puis j’entrai dans Vienne un matin,
Tintin, tintin, tintin, r’lin tintin,
- Puis j’entrai dans Vienne un matin :
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- Soldats, voilà Catin !
- Soldats, voilà Catin !
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- De mon commerce et des amours
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- C’était le temps prospère.
- C’était le temps prospère.
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- À Rome je passai huit jours,
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- Et de notre Saint-Père
- Et de notre Saint-Père
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- Je débauchai le sacristain,
Tintin, tintin, tintin, r’lin tintin,
- Je débauchai le sacristain :
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- Soldats, voilà Catin !
- Soldats, voilà Catin !
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- J’ai fait plus que maint duc et pair
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- Pour mon pays que j’aime.
- Pour mon pays que j’aime.
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- À Madrid, si j’ai vendu cher,
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- Et cher à Moscou même,
- Et cher à Moscou même,
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- J’ai donné gratis à Pantin,
Tintin, tintin, tintin, r’lin tintin,
- J’ai donné gratis à Pantin :
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- Soldats, voilà Catin !
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- Quand au nombre il fallut céder
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- La victoire infidèle,
- La victoire infidèle,
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- Que n’avais-je pour vous guider
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- Ce qu’avait la Pucelle !
- Ce qu’avait la Pucelle !
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- L’Anglais aurait fui sans butin,
Tintin, tintin, tintin, r’lin tintin,
- L’Anglais aurait fui sans butin :
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- Soldats, voilà Catin !
- Soldats, voilà Catin !
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- Si je vois de nos vieux guerriers
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- Pâlis par la souffrance,
- Pâlis par la souffrance,
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- Qui n’ont plus, malgré leurs lauriers,
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- De quoi boire à la France,
- De quoi boire à la France,
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- Je refleuris encor leur teint,
Tintin, tintin, tintin, r’lin tintin,
- Je refleuris encor leur teint :
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- Soldats, voilà Catin !
- Soldats, voilà Catin !
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- Mais nos ennemis, gorgés d’or,
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- Paîront encore à boire.
- Paîront encore à boire.
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- Oui, pour vous doit briller encor
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- Le jour de la victoire.
- Le jour de la victoire.
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- J’en serai le réveil-matin,
Tintin, tintin, tintin, r’lin tintin,
- J’en serai le réveil-matin :
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- Soldats, voilà Catin !
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