Le Conscrit de 1810

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AnonymeLe Conscrit de 1810

XIXème siècle

 
Je suis t'un pauvre conscrit
De l'An Mil huit cent di'
bis
Faut quitter le Languedô,
Le Languedô, le Languedô,
Oh !
Faut quitter le Languedô
Avec le sac sur le dos[1]


L'maire, et aussi le préfet,
N'en sont deux jolis cadets ;
bis
Ils nous font tirer z'au sort,
Tirer z'au sort, tirer z'au sort,
Ort ;
Ils nous font tirer z'au sort
Pour nous conduir' à la mort :


Adieu donc, mes chers parents,
N'oubliez pas votre enfant ;[2]
bis
Crivez-li de temps en temps,[3]
De temps en temps, de temps en temps,
En ;
Crivez-li de temps en temps
Pour lui envoyer de l'argent.


Adieu donc, chères beautés,
Dont nos cœurs son' z'enchantés ;
bis
Ne pleurez point not' départ,
Not'départ, not'départ,
Art ;
Ne pleurez point not' départ,
Nous reviendrons tô' z'ou tard.


Adieu donc, mon pauvre[4] cœur,
Vous consolerez ma sœur, ;
bis
Vous y direz que Fanfan,
Que Fanfan, que Fanfan,
An ;
Vous y direz que Fanfan
Il est mort z'en combattant.


Qui qu'a fait cette chanson,
N'en sont trois jolis garçons :
bis
Ils étions faiseux de bas,[5]
Faiseux de bas, faiseux de bas,
Ah ;
Ils étions faiseux de bas,
Et à c't'heure ils sont soldats.

  1. Version donnée par Marc Robine : "Avec son sac sur le dos"
  2. idem :
    "Adieu donc, père, au revoir,
    Et ma mère adieur bonsoir."
  3. idem : "Crivez-moi de temps en temps"
  4. Ou "tendre cœur"
  5. idem : "Qui z'étions"
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