Le Vin et la Coquette
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H. Fournier, 1839 (1, pp. 252-253).
LE VIN ET LA COQUETTE
Air : Je vais bientôt quitter l’empire
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- Amis, il est une coquette
- Dont je redoute ici les yeux.
- Que sa vanité, qui me guette,
- Me trouve toujours plus joyeux.
- C’est au vin de rendre impossible
- Le triomphe qu’elle espérait.
- Amis, il est une coquette
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- Ah ! Cachons bien que mon cœur est sensible :
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- La coquette en abuserait.
- La coquette en abuserait.
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- Faut-il qu’elle soit si charmante !
- Ah ! de mon cœur prenez pitié !
- Chantez la liqueur écumante
- Que verse en riant l’Amitié.
- Enlacez le lierre paisible
- Sur mon front, qui me trahirait.
- Faut-il qu’elle soit si charmante !
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- Ah ! Cachons bien que mon cœur est sensible :
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- La coquette en abuserait.
- La coquette en abuserait.
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- Poursuivons de nos épigrammes
- Ce sexe que j’ai trop aimé.
- Achevons d’éteindre les flammes
- Du flambeau qui m’a consumé.
- Poursuivons de nos épigrammes
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- Que Bacchus, toujours invincible,
- Ôte à l’amour son dernier trait.
- Que Bacchus, toujours invincible,
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- Ah ! Cachons bien que mon cœur est sensible :
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- La coquette en abuserait.
- La coquette en abuserait.
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- Mais l’Amour pressa-t-il la grappe
- D’où nous vient ce jus enivrant ?
- J’aime encor ; mon verre m’échappe ;
- Je ne ris plus qu’en soupirant.
- Pour fuir ce charme irrésistible,
- Trop d’ivresse enchaîne mes pas.
- Mais l’Amour pressa-t-il la grappe
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- Ah ! Vous voyez que mon cœur est sensible :
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- Coquette, n’en abusez pas.
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