Les Oiseaux (Béranger)
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H. Fournier, 1839 (1, pp. 214-215).
LES OISEAUX
couplets
ADRESSÉS À M. ARNAULT, PARTANT POUR SON EXIL
JANVIER 1816
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- L’hiver redoublant ses ravages
- Désole nos toits et nos champs ;
- Les oiseaux sur d’autres rivages
- Portent leurs amours et leurs chants.
- Mais le calme d’un autre asile
- Ne les rendra pas inconstants ;
- Les oiseaux que l’hiver exile
- Reviendront avec le printemps.
- L’hiver redoublant ses ravages
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- À l’exil le sort les condamne,
- Et plus qu’eux nous en gémissons !
- Du palais et de la cabane
- L’écho redisait leurs chansons.
- Qu’ils aillent d’un bord plus tranquille
- Charmer les heureux habitants.
- Les oiseaux que l’hiver exile
- Reviendront avec le printemps.
- À l’exil le sort les condamne,
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- Oiseaux fixés sur cette plage,
- Nous portons envie à leur sort.
- Déjà plus d’un sombre nuage
- S’élève et gronde au fond du nord.
- Oiseaux fixés sur cette plage,
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- Heureux qui sur une aile agile
- Peut s’éloigner quelques instants !
- Les oiseaux que l’hiver exile
- Reviendront avec le printemps.
- Heureux qui sur une aile agile
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- Ils penseront à notre peine,
- Et, l’orage enfin dissipé,
- Ils reviendront sous le vieux chêne
- Que tant de fois il a frappé.
- Pour prédire au vallon fertile
- De beaux jours alors plus constants,
- Les oiseaux que l’hiver exile
- Reviendront avec le printemps.
- Ils penseront à notre peine,
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