Madeleine Férat

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Madeleine Férat
1868



À Édouard Manet,


Le jour où, d’une voix indignée, j’ai pris la défense de votre talent, je ne vous connaissais pas. Il s’est trouvé des sots qui ont osé dire alors que nous étions deux compères en quête de scandale. Puisque les sots ont mis nos mains l’une dans l’autre, que nos mains restent unies à jamais. La foule a voulu mon amitié pour vous, cette amitié est aujourd’hui entière et durable, et je désire vous en donner un témoignage public en vous dédiant cette oeuvre.

ÉMILE ZOLA.

1er septembre 1868

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