Margot
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H. Fournier, 1839 (1, pp. 201-203).
MARGOT
Air : Car c’est une bouteille
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- Chantons Margot, nos amours,
- Margot leste et bien tournée,
- Que l’on peut baiser toujours,
- Qui toujours est chiffonnée.
- Quoi ! L’embrasser ? dit un sot.
- Oui, c’est l’humeur de Margot.
- Moquons-nous de ce Blaise :
- Moquons-nous de ce Blaise :
- Viens, Margot, viens, qu’on te baise.
- Chantons Margot, nos amours,
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- D’un lutin c’est tout l’esprit ;
- C’est un cœur de tourterelle.
- Si le matin elle rit,
- Le soir elle vous querelle.
- Quoi ! se fâcher ? dit un sot.
- Oui, c’est l’humeur de Margot.
- Voilà comme on l’apaise :
- Voilà comme on l’apaise :
- Viens, Margot, viens, qu’on te baise.
- D’un lutin c’est tout l’esprit ;
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- Le verre en main, voyez-la ;
- Comme, à table, elle babille !
- Quel air et quels yeux elle a
- Le verre en main, voyez-la ;
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- Quand le champagne pétille !
- Quoi ! l’air décent ? dit un sot.
- Oui, c’est l’humeur de Margot.
- Mets ta pudeur à l’aise :
- Mets ta pudeur à l’aise :
- Viens, Margot, viens, qu’on te baise.
- Quand le champagne pétille !
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- Qu’elle est bien au piano !
- Sa voix nous charme et nous touche.
- Mais devant un soprano
- Elle n’ouvre point la bouche.
- Quoi ! par pitié ? dit un sot.
- Oui, c’est l’humeur de Margot.
- Ici point d’Albanèse :
- Ici point d’Albanèse :
- Viens, Margot, viens, qu’on te baise.
- Qu’elle est bien au piano !
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- L’amour, à point la servant,
- Fait pour Margot feu qui flambe ;
- Mais par elle il est souvent
- Traité par-dessous la jambe.
- Quoi ! par-dessous ? dit un sot.
- Oui, c’est l’humeur de Margot.
- Il faut bien qu’il s’y plaise :
- Il faut bien qu’il s’y plaise :
- Viens, Margot, viens, qu’on te baise.
- L’amour, à point la servant,
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- Margot tremble que l’hymen
- De sa main ne se saisisse ;
- Car elle tient à sa main,
- Qui parfois lui rend service.
- Quoi ! pour broder ? dit un sot.
- Oui, c’est l’humeur de Margot.
- Que fais-tu sur ta chaise ?
- Que fais-tu sur ta chaise ?
- Viens, Margot, viens, qu’on te baise.
- Margot tremble que l’hymen
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- Point d’éloges incomplets,
- S’écrîra cette brunette :
- À moins de douze couplets,
- Au diable une chansonnette !
- Quoi ! douze ou rien ? dit un sot.
- Oui, c’est l’humeur de Margot.
- Nous t’en promettons treize :
- Nous t’en promettons treize :
- Viens, Margot, viens, qu’on te baise.
- Point d’éloges incomplets,
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