Mon Habit
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H. Fournier, 1839 (1, pp. 250-251).
MON HABIT
Air du vaudeville de Décence
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- Sois-moi fidèle, ô pauvre habit que j’aime !
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- Ensemble nous devenons vieux.
- Ensemble nous devenons vieux.
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- Depuis dix ans je te brosse moi-même,
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- Et Socrate n’eût pas fait mieux.
- Quand le sort à ta mince étoffe
- Livrerait de nouveaux combats,
- Et Socrate n’eût pas fait mieux.
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- Imite-moi, résiste en philosophe :
- Mon vieil ami, ne nous séparons pas.
- Sois-moi fidèle, ô pauvre habit que j’aime !
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- Je me souviens, car j’ai bonne mémoire,
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- Du premier jour où je te mis.
- Du premier jour où je te mis.
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- C’était ma fête, et, pour comble de gloire,
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- Tu fus chanté par mes amis.
- Ton indigence, qui m’honore,
- Ne m’a point banni de leurs bras.
- Tu fus chanté par mes amis.
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- Tous ils sont prêts à nous fêter encore :
- Mon vieil ami, ne nous séparons pas.
- Je me souviens, car j’ai bonne mémoire,
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- À ton revers j’admire une reprise :
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- C’est encor un doux souvenir.
- C’est encor un doux souvenir.
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- Feignant un soir de fuir la tendre Lise,
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- Je sens sa main me retenir.
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- À ton revers j’admire une reprise :
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- On te déchire, et cet outrage
- Auprès d’elle enchaîne mes pas.
- On te déchire, et cet outrage
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- Lisette a mis deux jours à tant d’ouvrage :
- Mon vieil ami, ne nous séparons pas.
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- T’ai-je imprégné des flots de musc et d’ambre
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- Qu’un fat exhale en se mirant ?
- Qu’un fat exhale en se mirant ?
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- M’a-t-on jamais vu dans une antichambre
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- T’exposer au mépris d’un grand ?
- Pour des rubans la France entière
- Fut en proie à de longs débats ;
- T’exposer au mépris d’un grand ?
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- La fleur des champs brille à ta boutonnière :
- Mon vieil ami, ne nous séparons pas.
- T’ai-je imprégné des flots de musc et d’ambre
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- Ne crains plus tant ces jours de courses vaines
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- Où notre destin fut pareil ;
- Où notre destin fut pareil ;
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- Ces jours mêlés de plaisirs et de peines,
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- Mêlés de pluie et de soleil.
- Je dois bientôt, il me le semble,
- Mettre pour jamais habit bas.
- Mêlés de pluie et de soleil.
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- Attends un peu ; nous finirons ensemble :
- Mon vieil ami, ne nous séparons pas.
- Ne crains plus tant ces jours de courses vaines