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[modifier] Corps du document
[modifier] LAUX, p. 57
| DU LIMOUSIN | 57 |
Armand du Lau, chevalier, marquis d’Allaman, Sgr de Champnier, Montardi, écuyer de la reine, mourut à Champnier, le 16 janvier 1726, épousa Susanne du Lau, sa cousine germaine, par contrat du 19 janvier 1675 (signé Gandois) ; elle mourut a soixante-dix-huit ans, a Champnier, le 2 novembre 1733, dont vinrent dix ou onze enfants, dont un fils et trois filles muets : l° Sibille-Marie, baptisée a Champnier, le 2 septembre 1677 ; 2° Jean-Armand qui suit ; 3° ....., né en 1680 ; 4° Marie, baptisée, à Champnier, le 20 mai 1685 ; 5° Marie-Catherine, dite Thèrèse, née en 1687 ; 6° ....., né en 1689 ; 7° ....., né en 1690 ; 8° ....., né en 1693 ; 9° ....., muet, né en 1675, mort en bas-âge ; 10° ....., né en 1676, mors en bas-âge.
Marie Poupart (Causes célèbres, T. Il, p. 259), fille publique, prétendue muette et mariée soi-disant à ....... Lafond de Montfort, écuyer, officier de cavalerie, dans la chapelle du couvent des Fontaines, entreprit, en 1700, de se dire fille du marquis d’Alleman ; elle le soutint pendant trois années entières contre le père et la mère. Le marquis d’Alleman et la dame son épouse, très-estimés dans leur province, eurent la douleur de voir le peuple soulevé contre eux. Il leur en coûta plus de 100,000 livres, et enfin, après un arrêt qui déclara qu’elle était une supposée, et que son procès lui serait fait pour crime d’imposture, ses émissaires la firent disparaître.
Jean-Armand du Lau, né le 8 septembre 1679, lieutenant au régiment du roi, chevalier, comte d’Allemans, baron de Champnier, marquis de Coutures, Celles, Bertrie, Montardi, mourut à Champnier, a soixante-douze ans, le 9 septembre 1746, épousa Julie-Antoinette de Beaupoil de Sainte-Aulaire, dont : 1° Jean-Louis-Antoine, qui suit ; 2° Henri-Louis, lieutenant-colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis ; 3° Susanne-Anne, mariée, par contrat du 27 mars, et dans l’église de Champnier, le 6 avril 1734, à Pierre-Louis Chapt de Rastignac, chevalier, comte de Puyguilhem, Villars, Miliac, l’Encontrade, de la paroisse de Villars, diocèse de Périgueux (1), fils de feu Jacques-François et de Françoise Chapt de Rastignac, dame de Firbeix (2), la Glaudie ; elle mourut le ... septembre 1750.
Jean-Louis-Antoine du Lau, marquis d’Allemans, baron de Milly, Sgr de Champnier-aux-Boux, Montardi, la Rivière, épousa : 1° Marie-Madelaine le Coigneux ; elle mourut a trente-cinq ans, le 15 mai 1752, fut inhumée à Champnier ; fille de Jacques, marquis de Belabre en Berri, mestre de camp du régiment de dragons de son nom et de Madeleine Neyret de la Ravoye, dont : 1° ..... ; 2° Pierre-Marie, né à Champnier le 25 mars 1752 ; 3° Madeleine-Antoinette, mariée, en 1763, à Louis-Gabriel de la Ramière ; 4° Louise-Victoire, morte au berceau.
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- 1. Villars, canton de Champagnac-de-Belaix, arrondissement de Nontron (Dordogne).
- 2. Firbeix, canton Saint-Pardoux, arrondissement de Nontron (Dordogne).
[modifier] LESTRADE-LESTRANGE, p. 83
| DU LIMOUSIN | 83 |
Jean de Lestoile, sénéchal de Blanzac (1), demeurant à Angoulême, y est élu maire le 30 mars 1664, continué le 20 mars 1665, et encore le 11 avril 1665 ; est reçu conseiller à l’échevinage de la maison de ville, par la démission d’Etienne Chillou, le 11 mars 1667 ; fait la déclaration de vouloir vivre noblement, le 24 mars 1667.
LESTRADE (2).
Annet de Lestrade, fils de noble François, paroisse d’Ars (3), fut tonsuré en 1599.
François Philibert de Lestrade, Sr de la Causse et de Colaures, du village des Leiges, paroisse de la Roche-l’Abeille (4), épousa Marguerite Boni, dont : Charles, baptisé le 8 février 1701.
LESTRANGE, vicomté en Périgord, que Marie de Lestrange, vicomtesse de Lestrange, porta avec d’autres terres à son mari, René de Hautefort, second fils de Gilbert, Sgr de Hautefort, et de Louise Bonneval. (Dict. généal. de 1757, T. Il, p. 407.)
Roger de Lestrange, chevalier, fut envoyé par Edouard, roi d’Angleterre, avec des lettres de créance, l’an 1292, vers le pape, pour lui demander les décimes. (FLEURY, Hist. ecclés., liv. 89, n° 20.)
Bernard de Lestrange, abbé de Saint-Benoît-sur-Loire 1374. (Voyez mes Mém., T. I, p. 3.)
Guillaume de Lestrange, archevêque de Rouen, 1378.
Noble Radulphe [ou Raoul] de Lestrange, Sgr de Bologne [vivait en] 1387 (BALUZE, Hist. de la Mais. d’Auv., T. Il, p. 612). [Etait écuyer du pape Grégoire XI, et son parent. Il vivait entre 1370 et I378. (JUSTEL, Hist. de Turen., preuv., p. 100).]
Gui, Sgr de Lestrange, chevalier, 1456, épousa Jeanne de Joyeuse, fille de Louis et de Jeanne Loubette. (BALUZE, Hist. de la Mais. d’Auv., T. Il, p. 431, 422).
Guillaume de Lestrange, chevalier, mourut vers 1457, et laissa 1500 livres de rente en Vivarez et en Limousin. Il épousa ....., dont : 1° Gui de Lestrange, chevalier ; 2° Raymond, chevalier ; Sgr de Davignac et de Durac, qui servit le roi pendant longtemps ; plus quatre filles, dont une, Marguerite, épousa, en 1420, Bec ou Begon d’Estaing, gouverneur de la ville et château de Pezenas, fils de Jean, vicomte d’Estaing, et d’Elie de Pierrefort. (MORERI, 1759).
Louis, Sgr de Lestranges, épousa Jeanne de Joyeuse, fille de Louis, vicomte de Joyeuse, et de Jeanne Louvet. (SIMPLIC., T. III, p. 837).
Le sire Jean de Lestrange servait le roi en la conquête de la Guyenne, sur l’Anglais, en 1451 ; fut fait chevalier le 24 juin de la même année. (MONSTRELET.)
Dans le testament de Charles, comte de Provence, le roi légua au
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- 1. Blanzac, chef-lieu de canton, arrondissement d’Angoulême (Charente).
- 2. La page 366, qui est déchirée, contenait la généalogie de la famille de Lestrade.
- 3. Ars, canton de Saint-Sulpice-les-Champs ; arrondissement d’Aubusson (Creuse).
- 4. La Roche-l’Abeille, canton de Nexon, arrondissement de Saint-Yrieix (Haute-Vienne).
[modifier] LESTRANGE, p. 84
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François de Lestranges, prieur de Saint-Nicolas-d’Acy, mort en 1525. (Voyez mes Mém., T. I, p. 73).
François de Lestranges, évêque d’Alet en I564. (Voyez mes Mém., T. I, p. 17).
Louis de Lestranges, baron de Boulogne, chevalier de l’ordre du roi, épousa Marie de Langeac [ou Langheac], dont : Susanne, mariée : 1° à Antoine de Vogué, Sgr de Sainte-Colombe ; 2° , [avant 1628] à Jean de Montcalm, baron de Montclus, [juge-mage de Nîmes, en Languedoc], vers 1560. EIle vivait encore en 1714. (MORÉRI, 1759, [et de COMBES. Tabl. de la nobl., 1786, 2° part., p. 258, 259].)
Le prince de Condé pensa, en juin 1563, attaquer M. de Lestranges, touchant certaines lettres qu’il avait écrites à sa. femme, qui parlaient de ce prince et de l’état présent des affaires. (Mém. de Condé, T. II, p.158.)
Lestrange fut député, en 1569, par les princes du sang pour présenter une requête de la part de tous les huguenots rte France : il fut trouver le duc d’Anjou (depuis le roi Henri III) de la part des princes, pour avoir son passeport ; mais iI ne put tirer autre réponse, sinon qu’il en donnerait avis à Sa Majesté. (CASTELNAU, Mém., liv. VII, drap. VI ; THOU, liv. XLIII.)
Anne de Lestrange, dame de Saint–Privat, épousa, en 1584, Jean d’Apchier, vicomte de Vareilles (1), dont elle n’eut point d’enfants. (Simplic., T. III, p. 821.)
Noble François de Lestrange, Sgr de Magnac-Lestrange (2), épousa ....., dont : Antoine, tonsuré en 1599, commandeur de Saint-Antoine de la Chassagne en 1603.
Marie de Lestranges, vicomtesse de Lestranges, Cheylane, Bologne et Saint-Massal (Dict. généalog., 1759, T. II, p. 267), épousa René d’Hautefort, chevalier, Sgr de Teil, vicomte de Cheylone, gentilhomme de la chambre du roi, 1583, depuis gouverneur de Puy-en-Velai, et conseiller du roi en ses conseils d’État et privé, 1614. Il ne vivait plus en 1622 ; était second fils de Gilbert, Sgr d’Hautefort, chevalier de l’ordre du roi, et de Louise de Bonneval, dont : 1° Claude, qui suit ; 2° Gabriel, qui suit après son frère.
Claude d’Hautefort, chevalier, vicomte de Lestranges et gouverneur du Puy-en-Velai sur la démisssion de son père en 1620, fut décapité à Toulouse, au mois de septembre 1632, lui et les officiers de son régiment, pour avoir pris les armes en faveur du parti de M. le duc d’Orléans contre Sa Majesté. Il avait épousé Marie de Chambaud, vicomtesse de Privas, en Vivarez, dame de Coulange et de Vacherille (SIMPLIC., T. VII, p. 342), dont deux filles : 1° Marie de Hautefort (Idem, T. IV, 893), fille aînée, mariée avec Charles de Saint-Nectaire, marquis de Châteauneuf, mort le 24 avril 1667, âgé de plus de soixante ans. Elle se remaria à
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- 1. Vareilles, canton de la Souterraine, arrondissement de Guéret (Creuse).
- 2. Magnac-Lestrange, canton de la Courtine, arrondissement d’Aubusson (Creuse).
[modifier] LESTRANGE-LEVEQUOT, p. 85
| DU LIMOUSIN | 85 |
Henri de Saint-Nectaire, vicomte de Lestrange, fut assassiné à l’occasion d’un différend qu’il eut avec sa mère, et mourut, à Privas, le 13 octobre 1671, à l’âge de vingt-sept ans, ne laissant que des filles d’Anne de Longueval.
Gabriel de Hautefort, chevalier, dit le baron de Lestranges, Sgr de Montréal, de Jonnas, etc., fait capitaine d’infanterie dans le régiment d’Annonay le 22 janvier 1625, capitaine dans le régiment de Lestrange le 18 août 1628, dans celui de Castrevielle le 8 juillet 1638, fut maintenu dans sa noblesse par jugement de M. Bezons, intendant en Languedoc, du 2 septembre 1669. Il avait épousé, le 3 novembre 1638, Marie de Balazuc, dame de Montréal, de Sévillac, en Vivarez, etc., dont : 1° Louis-Jacquees, mort sans alliance ; 2° Henri, dit le Chevalier ; 3° François, qui suit, et plusieurs autres enfants.
François de Hautefort de Lestranges, Sgr de Montréal, de Jonnas, etc., épousa, le 3 février 1693, Catherine de Chananeilles, fille de François, Sgr du Buisson, Chais, etc., et de Gabrielle de Tissier de Salvas, dont : Jean-Baptiste.
Annet-Marie de Lestranges, baron de Magnac, épousa Anne d’Arfeuille, dont : 1° Henri, tonsuré en 1658 ; 2° Jean-Louis, tonsuré en 1667.
Joseph, marquis de Lestranges, paroisse de Magnac, épousa Anne-Catherine de Soudeilles, dont : Michel, tonsuré en 1724.
Alexandre-Charles, comte de Lestranges, paroisse de Magnac-Lestranges, épousa, en 1770, Alberte-Gabrielle de Montaignac, paroisse de Ayeidin, diocèse de Bourges.
Voir Favars, T. II, p. 115.
LE TEMPLE. – V. Temple.
LEVEQUOT, Sr des Nobles, des Chariers et de Peytouret, paroisse de Vars (1), élection d’Angoulême, porte : d’azur, à un rocher d’argent, surmonté d’un coq de même, cresté et gorgetté de gueules.
I. – Hélie Levequot est reçu conseiller à l’échevinage de la maison de ville d’Angoulême, par la mort de Pierre de la Combe, lieutenant-général de Coignac, le 18 septembre 1627 ; puis échevin par la mort de Abraham Jameux, le 20 novembre 1638 ; Jean Boisson, maire, est reçu par la mort dudit Levequot, le 24 mai 1642.
II. – Michel Levequot épousa, le 19 décembre 1616, Anne Romanet, dont : 1° Pierre, Sr des Nobles ; 2° Hélie, qui se maria ; 3° autre Hélie, Sr des Chariers ; 4° Christophe, qui se maria ; ces quatre frères partagèrent la succession de leurs père et mère, le 17 mars 1661.
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- 1. Vars, canton de Saint-Amand-de-Boisse, arrondissement d’Angoulême (Charente).
[modifier] LOUAUD-LOUBERT, p. 125
| DU LIMOUSIN | 125 |
LOUBENS.
Louis Loubens de Verdalle, écuyer, Sr de Thaury, paroisse de Saint-Sornin près Chambon (1), épousa Antoinette Forgeron, dont : Jean-Gilbert-Baptiste, sous-diacre en 1771.
Françoise Loubens de Verdalle, paroisse de Chambon en Combraille (2), épousa, en 1773, François- Augustin Pichard, écuyer, Sr de Saint-Julien-le-Chatel, veuf de Marthe de Breton du Mas.
LOUBÈRE. – V. Bertrand de Salignac, Sgr de la Motte-Fénelon, baron de Loubére.
LOUBERT. – V. Noble François de Salignac, Sgr de Maignart, baron de Loubert, etc.
LOUBERT. – [Baronnie dont la justice s’étend sur quatre paroisses, et qui valait, en 1698, environ 3,000 livres de revenu.]
Jourdain Loubert ou Libert, chevalier, avait rendu au roi Charles IV des services signalés, dont il n’avait reçu aucune récompense : ce prince, par reconnaissance, lui accorda et à ses hoirs, en 1326, la seigneurie de Laurière en Limousin (3), qu’il avait fait saisir. Loubert épousa, en 1352, Marguerite de la Celle, dont une fille unique, Blanche, mariée, avant 1381, à Alain de Montandre en Angoumois, auquel elle porta la terre de Laurière. (Mss. du château de Laurière.)
[N...., marquis de Fénelon, neveu de l’archevêque de Cambrai, était Sgr de Loubert en 1698.]
LOUBERT, Sr de Marchis, paroisse de Saint–Georges d’Oléron (4), élection de Saintes, porte : d’azur, à cinq épis d’orge d’or, posés 3 et 2. (Hozier, Arm. gén., Ire partie, p. 353.)
I. – Blaise Loubert, Sr de Neuilli, Martinville, Longuehaie, qualifié du titre de noble par lettres du 16 du mois de juin 1544, épousa Adrienne de Moyne, dont : Jean, qui suit, qui à fait la branche des Martinville.
II. – Jean Loubert épousa, en septembre 1544, Anne Grenet.
III. – Nicolas Loubert épousa, le 29 octobre 1577, Marguerite Carradas.
IV. – Jean de Loubert épousa, le 21 novembre 1619, Marguerie Faure.
V. – Louis de Loubert épousa, le 24 juin 1647, Marie d’Orgis.
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- 1. Saint-Sornin-près-Chambon, ancienne paraisse réunie à Chambon.
- 2. Chambon, chef-lieu de canton, arrondissement de Boussac (Creuse).
- 3. Lauriière, chef-lieu de canton, arrondissement de Limoges (Haute-vienne).
- 4. Saint-Georges-d’Oléron, canton de Saint-Pierre-d’Oléron, arrondissement de Marennes (Charente-Inférieure).
[modifier] LA MARCHE-MARCHE (comtes de la), p. 153
| DU LIMOUSIN | 153 |
François de la Marche, Sgr de Verny (1), épousa Marguerite d’Archiac, dont : Anne, mariée le 20 mai 1515 avec François de la Grange, Sgr de Montigny. (SIMPLIC., T. VII, p. 425.)
Antoine de la Marche, écuyer, Sr de Puygillion et du Fé (2), paroisse de Fresselines, épousa Anne Dassy, dont : 1° Honorate, baptisée le 11 juin 1628 ; 2° Silvine, baptisée le 13 mai 1629.
Silvain de la Marche, écuyer, Sr de Puygillon, paroisse de Fresselines, épousa Marguerite Darnat, dont : 1° Gabrielle, baptisée le 1er juin 1651 ; 2° Estienne, baptisé le 10 juillet 1652 ; 3° Marie, née le 23 novembre 1653 ; 4° Léonarde, née le 20 mars 1655, mariée, le 27 décembre 1676, à Robert de Saint-Mort ou Maur, écuyer, Sr de Lourdoüe-Saint-Pierre (3) et de Vervy ; 5° Marguerite, née le 3 juin 1656 ; 4° François, né 1er juillet 1657 ; 7° Catherine, née le 23 juillet 1658 ; 8° Gabrielle, née le 22 décembre 1659 ; 9° Jean, në le 5 novembre 1661 ; 10° Barthélemy, né le 19 janvier 1663 ; 11° autre Gabrielle, née après la mort de son père le 23 octobre 1664.
MARCHE (comtes de la).
[Sur le nom et l’origine de la Marche et des marquis, v. DE COMBLES, Tabl. de la noblesse, 1786, IIe part., p. 8 et suiv.]
V. Notice du diocèse, p. 3.
Semé de France à la cottice de gueules chargée de trois lionceaux d’argent. (Dict. généal., 1757, T. III, p. CIII.)
[La Marche limousine est un des grands fiefs mouvants de la couronne de France. Dès l’origine de ces fiefs, les marquis de la Marche, qui n’étaient que bénéficiaires, trouvèrent moyen de s’approprier ce marquisat, et de se le rendre héréditaire. Ils le firent alors ériger en comté. Or, comme ces marquis descendaient des comtes d’Angoulême, il faut savoir que Turpion, comte d’Angoulême, ayant été tué en octobre 863 par Maur, roi ou capitaine des Normands, Charles le Chauve donna le comté d’Angoulême à Vulgrin, son parent. Ce Vulgrin eut deux enfants, dont le cadet devint, dans la suite, la souche des comtes de la Marche. V. là-dessus le P. BONAVENTURE, Annal. du Limousin, T. III, p. 341, 342, etc.
I. – Vulgrin, comte d’Angoulême, fils de Roricon, avait épousé, le 3 mai 866, Rogelindes, fille de Guillaume Il, comte de Toulouse, qui vivait sous Charles le Chauve. Elle eut pour dot le comté de Périgueux. Vulgrin en eut :
II. – Alduin, mort le 25 mars 916, qui fut père de :
III. – Guillaume I, dit Taillefer, surnom qui demeura à tous ses des-
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- 1. C’est Vervy.
- 2. Le Fé n’est pas de Fresselines : il est en Berry.
- 3. Lourdoueix-Saint-Pierre, canton de Bonnac, arrondissement de Guéret (Creuse).
[modifier] MARCHE (comtes de la), p. 154
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IV. – Bernard I, fils du précédent, comte de Périgueux, eut quatre fils et deux filles, savoir : 1° Guillaume, dit Talerand ; N..... ; 3 N..... ; 4° N..... ; tous morts sans postérité ; 5° Emme ou Anne, qui suit ; 6 N.....
V. – Emme ou Anne, fille, ou, selon d’autres, sœur de Bernard I, épousa Bozon I, comte de la Marche, dont on parlera plus bas.]
On ne sait point l’époque où les marquis de la Marche prirent le titre de comtes, ni quand ils s’approprièrent cette province, ni quand elle fut démembrée du Limousin.
Il est certain que Lantarius, comte de Limoges, bâtit à Guéret, qui était alors du domaine de sa comté, un monastère, où saint Pardoux mourut l’an 737.
Ces premiers comtes n’avaient que la garde et la défense des confins et limites de la province. Hélie, fils de Bozon, comte de la Marche, appelle Guillaume, comte de Poitiers, son seigneur ; Bozon lui-même ne signa, en 958, qu’après Rainald, vicomte d’Aubusson.
Le cartulaire de Champagne intitulé : Liber principum, à la Chambre des comptes, a des chartes des comtes de la Marche.
Un anonyme composa vers 1670 l’histoire que j’écris ; il y dit avoir fait un commentaire sur la coutume de la Marche.
Robert ou Rubert, comte de la Marche, qui alla contre les Normands en 867, était comte de cette Marche appelée depuis le duché de France. La comté de la Marche, telle qu’on l’appelle aujourd’hui, n’a été établie que longtemps après.
Un Robert, comte de 1a Marche, fit bâtir, dit-on, un hôpital à Moulins.
I. – Sulpice ou Sulpic, fils de Geofroi, Goffredi, comte et seigneur de Charroux, est le premier comte de la Marche que l’on connaisse ; il eut pour fils : Bozon, qui suit.
IX. – Bozon le Vieil ou le Vieux (968, 987, 993).
Bozon, surnommé le Vieux pour le distinguer d’un autre du même nom qui ne fut comte de la Marche qu’après lui [mourut vers l’an 988]. Ce n’est qu’à lui que remonte la chronique du Maillezais, apud Labbe, T. II, p. 207. Il y manque quelque chose (RECT., Hist. Fr., T. II, p. 218). Il fut comte de la Marche et du Périgord. Il fit bâtir le château de Rancon (1). Aimoin (L. I, de Mirac. Sti Bened., c. 16) fait mention de Bozon, Markam possidens.
En 987, il fit aussi bâtir l’église de Saint-Pierre Doracensis, apparemment mieux du Dorat (2). Le P. Simplicien dit qu’il la fonda en 944, du consentement de sa femme et de ses enfants ; qu’il eut de grands démêlés
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- 1. Rancon, canton de Châteauponsac, arrondissement de Bellac (Haute-Vienne).
- 2. Le Dorat, chef-lieu de canton, arrondissement de Bellac (Haute-Vienne) : ancienne capitale de la Basse-Marche.
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III. – Audebert I (99) .
Adalbert ou Audebert Ier du nom, comte de la Marche et du Périgord, fut un des plus ambitieux et des plus emportés seigneurs de son temps. Se voyant soutenu des forces de Fouques Nerra, comte d’Anjou, il fit une entreprise sur la ville de Poitiers. Comme le même comte d’Anjou avait quelques prétentions sur la ville de Tours, Audebert fut l’assiéger. Robert, roi de France, mal satisfait de sa conduite, et ne voulant point cependant le pousser à bout, se contenta de lui envoyer demander qui l’avait fait comte. A quoi il répondit avec hauteur et insolence : « Ceux-là mêmes qui vous ont fait roi » ; puis continua son dessein, prit la ville l’an 992, la mit entre les mains de Fouques, qui ne la garda pas longtemps. Pendant la minorité de Guillaume IVe du nom, duc de Guyenne, Audebert, qui était un prince d’un grand et généreux courage, tout en faisant la guerre au duc de Guyenne, se jeta aux champs, et prit d’emblée le château de Gençay en Poitou, et le démantela, parce qu’il se vit faible pour le garder. Le duc, l’ayant fait rebâtir à neuf, y mit des gens pour conserver la place. Cela n’empêcha pas le comte Audebert d’y mettre une seconde fois le siège. Et, comme il croyait en être déjà le maître, se promenant un jour tout autour à cheval, par trop de présomption, il fut tué sur la place d’un coup de flèche, détaché par ceux de dedans, et fut enterré à Charroux (2).
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- 1. Ahun, chef-lieu de canton, arrondissement de Guéret (Creuse) .
- 2. Charroux, chef-lieu de canton, arrondissement de Civray (Vienne) .
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Il avait épousé Almodie, fille de Gérald, vicomte de Limoges, et de Rothilde, et non pas du vicomte Gui et de sa femme Aimée, comme l’a dit Besly. Almodis ou Almodie était extrêmement superstitieuse, ayant recours aux caraios et maléfices ; elle se vantait que le démon lui avait prophétisé qu’elle serait bientôt comtesse de Poitiers. Le hasard avait fait réussir plusieurs de ses prédictions. Son premier mari pensa donc qu’elle ne pouvait sans lui monter à cette qualité ; il fut réjoui de cette nouvelle, et dès ce moment il devint ennemi du comte de Poitou, assiégea son château de Gençay, espérant que, s’il le prenait, tout le reste se rendrait. On à vu la finale.
Almodie se remaria à Guillaume IV, surnommé le Grand, depuis élu roi d’Italie.
Audebert laissa : 1° Bernard, qui suit ; 2° Gauzbert, dont on ne trouve que le nom ; on lui donne Almodie, femme de Guillaume VIl, duc de Guyenne, qu’il répudia l’an 1058 à cause de parenté.
IV. – Bozon IIe du nom (997-1010).
Bozon IIe du nom, prit la tutelle de Bernard, son neveu, et le nom de comte de Périgord et de la Marche. En 997, il fonda le monastère d’Ahun. La même année, il donna uue église au monastère d’Uzerche. Il mit le siège devant le château de Bellac. En 1001, le duc Guillaume, comte de Poitou, assiégea le château de Rochemeaux, prés Charroux, qui appartenait à Bozon : le duc l’emporta, et fit Bozon son prisonnier, ainsi que sa femme Almodie, qui s’y trouva, et qu’il fit garder exactement. Les jeunes seigneurs qui accompagnaient le duc voulaient abuser de la beauté de cette dame ; mais ce prince eut égard à sa noblesse : il la fit garder par des gens choisis, et la fit conduire honorablement chez sa mère, appelëe Candide ou Blanche. Peu de jours après, Bozon fut saisi d’une grosse maladie, qui l’enleva de ce monde. Il avait été empoisonné par sa femme, et fut enterré à Périgueux, l’an 1010. [Il fut père de :
Hélie Rudel, comte de Périgord.]
V. – Bernard Ier du nom (1019-1039).
Guillaume, duc d’Aquitaine, fut tuteur du fils de Bozon II. Il donna à Elie, fils de Bozon, la ville de Périgueux, et il rendit la Marche à Bernard, fils d’Aldebert. Jusqu’a ce que ce dernier eut l’âge, le duc fit gouverner cette province par deux frères, seigneurs trés-puissants, savoir : par Pierre, abbé des chanoines de Scotoire, c’est-a-dire du Dorat, et par Umbert Drut, dont le père, Abbon Drut, avait vaillamment défendu le château de Bellac contre le roi Robert.
Cet Abbon, du consentement du comte Aldebert, fit bâtir dans son propre fonds le château de Mortemar (1).
Ces deux frères défendirent très-bien la province de la Marche jusqu’à la mort de Umbert. L’abbé Pierre, qui depuis la gouverna seul, prit pour collègue Ainard, prévôt du monastère de Saint-Pierre de
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- 1. Mortemart, chef-lieu de canton ecclésiastique (le canton civil est à Mézières), arrondissement de Bellac (Haute-Vienne).
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V. le P. BONAVENTURE, Annal. de Limog. ; p. 385.
Bernard signa une charte de l’an 1028 ou 1029 ; une autre de 1031.
Il mourut à Constantinople le 24 juin, on ne dit pas l’année, 1047 suivant la chronique de Maillezais, chez le P. Simplic., T. III, p. 70.
Il avait épousé Amélie, qu’on dit, je ne sais sur quel fondement, héritière du comté de la Marche. Dont : 1° Audebert, qui suit ; 2° Odon, témoin dans des chartes de 1068 et 1079, où il est dit père d’Audebert ; 3° Almodis ou Adalmodie, mariée 1° à Hugue V du nom, dit le Pieux, seigneur de Luzignan, dit aussi le Débonnaire, dont elle fut séparée à cause de parenté après avoir eu deux enfants ; mariée 2° à Ponce, comte de Toulouse, entre les années 1040 et 1045 : Pons en eut trois fils et une fille, et la répudia aussi ; 4° Rangardis, femme de Pierre Raymond, comte de Baziers ; 5° Luce, comtesse de Paillas.
VI. – Audebert IIe du nom (1039-1088).
Audebert ou Hildebert IIe du nom assista à un acte d’environ l’an 1040 et à la dédicace du monastére de Charroux l’an 1049. Il assista aussi au sacre du roi Philippe le 23 mai 1059, et à un acte passé à Loroir, sur les confins de la Touraine et du Poitou, le mardi de la semaine de Pâques 1068. Il signa l’acte de fondation du monastére de Saint-Etienne-de-Vaux en 1075, ainsi qu’une charte pour le monastère de Moûtier-Neuf, à Poitiers, aux ides d’octobre 1076, et une autre en 1077. Pris pour arbitre, il décida un procès entre Gui, comte de Poitou, et le monastère de Saint-Cyprien de Poitiers, du temps de l’abbé Raynald, qui siégeait en 1088 ; il fit aussi des dons à ce monastère. Il signa encore une charte à Saint-Maixent, en Poitou, le 6 février 1080, vieux style, et une autre en 1083.
Ce comte et Etienne de Magnac (1) étant en querelle, les soldats de ce dernier ravagèrent la ville du Dorat, brûlèrent l’église, où il ne resta rien que le crucifix dont parle le P. Bonaventure, T. III, p. 355.
Audebert pilla aussi le monastére de Lesterp (2), ce qui le fit excommunier : il alla à Rome oû il fut absout, et à son retour il rebatit l’église, dont il ne restait que le clocher ; il donna de grands revenus, entre autres la seigneurie de Bonnefont.
Il mourut en 1088.
Il avait épousé Mahaut ou Mathilde. (Le P. Simplicien lui donne pour
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- 1. Magnac-Laval, chef-lieu da canton, arrondissement de Bellac (Haute-Vieune).
- 2. Lesterp, canton et arrondissement de Confolens (Charente).
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Simon, qui se croyait libre, ne songeait qu’à l’imiter ; mais on lui préparait d’autres combats. Guillaume, roi d’Angleterre, qui l’avait élevé, ayant appris que son mariage était rompu, voulut lui faire épouser la princesse Adèle, sa fille. Simon, qui ne pouvait refuser l’honneur d’une si glorieuse alliance sans irriter un prince auquel il avait les plus grandes obligations, prétexta la parenté pour s’en défendre, et, feignant d’aller à Rome consulter le Pape, il entra, l’an 1077, avec quelques seigneurs qu’il avait gagnés à Dieu au monastère de Saint-Eugend, c’est-à-dire de Saint-Claude, soumis alors à la congrégation de Cluny. Il se retira depuis dans une solitude voisine, et mourut à Rome, le 30 septembre 1082, à la fleur de son âge. On lui donne la qualité de bienheureux.
Un manuscrit de sa vie appelle le père de sa fiancée Hildebert, consul, et le fait un des plus grands seigneurs de l’Auvergne, ce qui ne paraîtrait guère convenir à notre comte de la Marche. Aussi M. Baluze, qui appelle cette fille Judith, lui donne pour parents Robert IIe du nom, comte d’Auvergne, et Judith Melgueil sa femme. Ce savant prétend que le P. Chifflet s’est trompé en ce qu’il a cru que la demoiselle était fille Heldeberti, Marchia Arvernica comitis. Cependant le moine Albéric, qu’il cite, la dit fille du comte Hildebert, et non pas Robert. Il ajoute que Simon de Crépi la prit en mariage en Auvergne, dum filiam comitis Hildeberti de Arvernia sortiretur in conjugium ; ce qui pourrait s’entendre qu’elle demeurait alors sur cette province, mais non que le comte Robert fût son père.
VII. – Bozon III (1088–1091).
Bozon IIIe du nom, fut tué, en 1091, devant le château de Confolens (1),
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- 1. Confoleus, chef-lieu d’arrondissement (Charente).
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VIII. – Eudes (1091-1134).
Odon ou Eudes, oncle de Bozon et son successeur dans la comté de la Marche, donna une terre aux moines d’Uzerche ; à ceux de Tulle, du consentement du comte Aldebert, son frère, un village et une forêt ; quelques biens dans la paroisse de Saint-Hilaire-de-las-Corbas (1) aux moines de Vigeois (2) ; aux mêmes, l’église de Riom en 1116 ; à l’église de Notre-Darne de Rocamadour en Querci, une forêt, l’an 1119, du consentement de son frère Aldebert, consentement que celui-ci devait avoir donné auparavant, puisqu’il mourut dès 1088.
Eudes ou Hugue, étant élu archevêque de Tours l’an 1134, remit la comté de la Marche à Adelmodie sa nièce. Il mourut en 1149.
IX. – Adelmodie (1134).
Adelmodie, sœur de Bozon, lui succéda dans la comté de la Marche ainsi cette maison fondit en quenouille, et passa dans peu de temps à celle de Luzignan ; car cette dame épousa Roger de Montgommeri, comte de Lancastre, qui s’intitula comte de la Marche, à cause de sa femme. Mais Hugue VIe du nom, sire de Lezignan, surnommé le Diable, fils d’une tante de la comtesse, leur disputa ce comté. Ils moururent tous deux avant la fin de cette guerre, qui fut continuée par leurs enfants .
Il est fait mention d’elle dans une charte de l'hôpital de Montmorillon. Elle eut : 1° Audebert, qui suit ; 2° Odon ou Eudes, nommé dans un titre de 1119 ; 3° Bozon, nommé dans deux titres de 1115 et 1135 ; 4° Ponce, première femme de Vulgrin IIe du nom, comte d’Angoulême.
X. – Audebert IIIe du nom (1150) .
Audebert IIIe du nom, comte de la Marche, se trouve nommé en plusieurs titres des années 1115, 1135 et 1145 ; il continua contre Hugues de Lusignan VIIe du nom, dit le Brun, la guerre commencée par son père pour la comté de la Marche.
Il épousa Orengarde, ainsi nommée dans un titre de 1145, dont 1° Audebert, qui suit ; 2° Bozon, dont on ne trouve que le nom ; 3° Gerald, doyen du chapitre de Saint-Iriez (3) en 1183, omis par le P. Simplicien ; 4° Marguerite, mariée à Gui, vicomte de Limoges, qui mourut à Antioche, sans enfants, au rapport de 1a chronique de Geoffroi. C’est ce qu’assure le P. Simplicien.
Geofroi de Luzignan, fils de Hugues VIII dit le Brun, seigneur de Lezignan, mort depuis l’an 1165, et de Bourgogne de Rancon, avait porté quelque temps le titre de comte de la Marche ; il le fut aussi de Japhé, en Levant.
XI. – Audebert IVe du nom (1150-1177).
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- 1. Saint-Hilaire-les-Courbes, canton de Treignac, arrondissement de Tulle (Corrèze).
- 2. Vigeois, chef-lieu de canton, arrondissement de Brive (Corrèze).
- 3. Saint-Yrieix, chef-lieu d’arrondissement (Haute-Vienne).
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Audebert IVe du nom, dernier comte de la Marche de la souche de Bozon, se souleva contre le roi d’Angleterre en 1167 ; ne voulant pas le reconnaître pour son souverain, en qualité de duc d’Aquitaine, il fit hommage de sa comté au roi de France.
Il confirma les coutumes manuscrites de la ville de Bellac. Un article porte qu’on doit couper les oreilles à ceux qui arracheront les vignes ou qui y porteront quelque dommage ; il y est parlé d’une église de Saint-Germain.
Audebert, avec Mirabilis, sa femme, Marquis, leur fils, avec Geniosa sa femme, fondèrent une chapelle dans leur château près la ville du Dorat, l’an 1174. (ESTIENNOT, Antiq. Benedict. Lemov., part. I.)
Audebert, privé du seul fils qu’il avait, tomba dans une grande tristesse ; car, outre sa fille Marquise, qui était stérile, il n’avait ni frères, ni sœurs, ni neveux, ni nièces. Il avait répudié sa femme, que Chalo de Pons épousa ensuite. Le sujet de cette répudiation venait de ce que Bernard Dauric, garde du comte, ayant vu, à Guéret, Geofroi Panet, chevalier, qui parlait trop secrètement à la comtesse, le tua. Le corps de Panet fut porté à Saint–Vaulri (1) ; mais, dans la suite, Guillaume Panet, son oncle, vint avec des lettres du pape Alexandre, pour le chercher, et 1e fit emporter dans son pays.
Le comte Audebert, désespérant de conserver ce qui lui restait du comté de la Marche contre le sire de Luzignan, le vendit à Henri, roi d’Angleterre, quinze livres, monnaie d’Angers, vingt mulets et vingt palefrois ; d’autres disent cinq mille marcs d’argent, d’autres six mille, et ajoutent qu’elle en valait vingt mille, de l’aveu même du roi. L’acte fut passé à Grandmont (2) le...... après la fête de Saint-Martin, l’an 1177.
Audebert s’en alla à Jérusalem., et mourut à Constantinople le 29 août 1180.
XII. – Gaufredus de Luzignan (1177).
Gaufredus de Luzignan et ses frères s’opposèrent à la vente de la comté de la Marche : Gaufredius disait qu’il lui appartenait en qualité d’héritier, et il l’obtint.
Aymar Taillefer, comte d’Angoulême, mort en 1218, avait quelques prétentions sur le comté de la Marche : le roi lui promit de lui faire rendre justice en la cour de France.
XIII. – Hugue de Luzignan (1185-1215).
Luzignan porte : burelé d’argent et d’azur (Dict. généal. 1757) à 6 lions de...... brochant sur le tout, posés 3, 2 et 1. – Burelé d’argent et d’azur de 10 pièces. (LABBE, Blason royal, p. 94 et 95.)
En 1199, Hugue IXe du nom, sire de Lezignan, usurpa le comté de la Marche sur Aliénor, duchesse de Guyenne. (ALBÉRIC., Chronic.)
Hugue dit le Brun et le Vieux, IXe du nom, prince de Luzignan, seigneur de Fougières, était comte de la Marche l’an 1185, éett un des
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- 1. Saint-Vaultry, chef-lieu de canton, arrandissement de Guéret (Creuse).
- 2. Grandmont, célèbre abbaye, qui. était paroisse de Saint-Sylvestre, canton de Laurière, arrondissement de Limoges (HauteVienne).
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Le dimanche avant l’Ascension 1200, ce comte avec plusieurs autres seigneurs pillèrent la ville de Tours.
En 1201, il fut fait prisonnier par le roi Jean, à Mirambeau ; après quelque temps, il fut mis en liberté.
En 1207, il détruisit les murs de la ville de la Souterraine (1), posséda depuis cette ville avec la justice, et exigea des habitants chaque année 80 livres de taille. Mais Raymond Gaucelin, abbé de Saint-Martial, obtint, en 1226, du roi saint Louis, contre cette usurpation, et fit ainsi entrer la ville dans le domaine de son monastère.
En 1211, il avait fait fondre une nouvelle monnaie appelée marquis, marchiones, marcs, marchenses.
Il alla avec plusieurs autres seigncurs dans la Terre-Sainte, y fut fait prisonnier, conduit en Egypte, où il demeura longtemps dans les fers ; mourut à Damiette en 1218. [D’autres mettent sa mort en 1208, en 1220 ou 1228.]
Il avait épousé Mahaut, fille unique de Vulgrin IIIe du nom, comte d’Angoulême, aux droits de laquelle il prétendit les comtés de la Marche et d’Angoulême, dont : 1° Hugue, qui suit ; 2° Aimeric, qui paraît être la souche des Bruni de Montbrun (T. I. p. 273) : on dit en effet que la maison de Montbrun était issue de la maison royale de Lusignan ; 3° peut-être une fille promise au roi d’Arragon. – V. l’article de saint Dominique.
XIV. – Hugue Xe du nom (1218-1249).
Hugue Xe du nom, dit le Brun, sire de Luzignan (mal Levignon) et comte de la Marche, fut accordé en 1200 avec Isabeau d’Angoulême, fille et héritière d’Aymar, comte d’Angoulêine, et d’Alix de Courtenay, princesse du sang, dame d’une rare beautè et d’une humeur altière. Elle lui avait été fiancée, et il devait l’élever, suivant l’usage du temps ; mais Jean dit Sans-Terre, roi d’Angleterre, la lui enleva en 1202, et l’épousa, ce qui causa la guerre entre ces deux princes.
En 1217, après la mort de Jean-Sans-Terre, il épousa ladite Isabeau d’Angoulême, âgée de 32 ans ; elle prenait la qualité de reine d’Angleterre, et non pas de comtesse de la Marche ; femme impérieuse, qui porta aux Luzignan plus d’orgueil encore que de grandeur et de bien.
En 1222, il fit proposer au roi quelque accord, où il n’y à rien pour le diocèse de Limoges.
En 1223, il donna des trèves au roi depuis le mois de septembre, jusqu’à, l’octave de Pâques prochaine ; il alla à la croisade de la Terre-Sainte la même année 1223.
Vers ce temps-là, 1e roi d’Angleterre se soumit toute l’Aquitaine, et passa un accord avec notre comte.
Au mois de mai 1224, dans la ville de Bourges, il fit hommage lige au roi de France de toutes les terres et forteresses qu’il avait dans le comté de la Marche, excepté des fiefs qu’il tenait des églises. La comtesse sa femme lui en fit reproche comme d’une lâcheté.
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- 1. La Souteraine, chef-lieu de canton, arrondissement de Guéret (Creuse).
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Au mois d’août suivant, étant à la Rochelle, il reconnut que le roi pour le dédommager des droits qu’il avait sur Mauziac, lui avait donné les fruits et rev-enus de l’évéché de Limoges. Mais il n’en devait plus jouir au mois de janvier 1225, vieux style. Jusqu’à ce terme, il donna quittance au roi de tous les droits qu’il avait sur Mauziac. Il était à Guéret en 1225.
En 1226, il se joignit aux comtes de Bretagne et de Champagne, et conspira contre Louis, roi de France. Ce prince le cita au Parlement : le comte s’en moqua d’abord, mais depuis il se soumit. Quoique invité au couronnement de Louis, son fils, qui fut la veille de saint André, il ne voulut point y paraître, et ne donna pour excuse que des paroles outrageantes. Il ne tramait rien moins que la destruction du royaume.
Cependant, par conventions faites avec Louis, roi de France, en 1227, Hugue, fils aîné du comte, devait épouser Elisabeth, sœur du roi, et Elisabeth, fille du comte, épouserait Alphonse, comte de Poitou, frère du roi. Pour plus grande sûreté, le comte de la Marche fit hommage-lige au roi de toutes les terres qu’il possédait dans cette province.
Il se trouva avec ce prince à Loudun, en Poitou, le 21 février 1227, vieux style. Voyant enfin que les autres seigneurs l’avaient abandonné, il rendit au roi l’hommage à Vendôme, le 16 mars suivant, et, par traité passé entre le roi et lui, le comte remit entièrement et quitta le roi de la dot de sa femme, jadis reine d’Angleterre, et des conventions faites avec le roi Louis, son père ; le roi lui donna une grande somme d’argent.
En mai 1230, il fit hommage-lige au roi saint Louis des terres qu’il tenait en Poitou, la Marche, etc.
Au mois de décembre de la même année 1230, il signa à Melun un statut du roi saint Louis, touchant les Juifs.
Au mois de septembre ou de décembre 1235, au colloque tenu à Saint-Denis, il souscrivit à la plainte des princes et barons du royaume, portée au Pape contre les ecclésiastiques.
En 1240, saint Louis voulut que ce comte fit hommage à son frère Alphonse, comte de Poitou, pour la terre qu’il avait dans cette province, ce que Hugue refusa opiniâtrement. Il se fiait sur un roseau cassé, c’est-à-dire Henri, roi d’Angleterre, dont Hugue avait épousé la mère, et prétendait se servir de lui pour se révolter contre saint Louis.
Dans une charte de 1241, il dit : « Pour la mangerie au repas que nous avions de reste et de droit, sur la ville et les hommes de Magnac (apparemment en Angoumois), le prince de Botteville donnera à nous et à nos successeurs cent sols de rente ».
Au commencement de 1242, saint Louis mit sur pied toutes ses troupes, et cette année, nombreuse comme des sauterelles, fondit sur les terres du comte de la Marche, lui prit des places dans le Poitou et la Saintonge. Hugue, chevalier, fils du comte, vint se soumettre au nom de son père : on donna pour ôtages trois châteaux trés-forts, Melinum, Crozant (1) et Château-Achard, où le roi mit garnison aux
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- 1. Crozant, canton de Dun-le-Palleteau, arrondissement de Guéret (Creuse).
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On fit un accord près la ville de Pons, au mois d’août 1243 ; Hugue s’y dit comte de la Marche et d’Angoulême, et sa femme Ysabelle, par la grâce de Dieu, reine d’Angleterre, corntesse desdits lieux : il y est encore porté que Monsterol et le fief de Gaufridus de Rancon, ou Rancogne, de Ranconio (mal Rancon), conquis par le roi, demeurera à son frère le comte de Poitou. Le comte de la Marche fit hommage au roi de tout ce qu’il possédait dans cette comté.
La comtesse Ysabelle fut enterrée dans le monastère de la Couronne, près d’Angoulême, en 1245.
Le comte se croisa la même année 1245. Ses actions ne permettent pas de lui supposer une grande dévotion ; il fit un testament où il ordonna que, s’il retient injustement le bien d’autrui, on le restitue après sa mort, pourvu que la chose soit bien prouvée en présence des exécuteurs testamentaires.
Il fut tué au siége de Damiette en 1249, heureux, s’il eut en vue de donner son sang pour la foi, d’avoir effacé aux yeux de Dieu des fautes que la postérité, qui ne sait point pardonner, reprochera éternellement à sa mémoire.
La mort de Hugue, comte de la Marche et d’Angoulême, est le 25 mai dans le nécrologe de Glandiers.
Guillaume le Breton lui rend témoignage qu’il gouvernait très-bien sa comté :
Dès 1230, il avait fondé l’abbaye de Valence en Poitou., ordre de Cîteaux.
Il fit aussi beaucoup de présents au monastère de Grandmont, où il voulut être enterré. On voyait autrefois, dans le cimetière, du côté du nord, une pierre élevée, sur laquelle était gravée 1’inscription suivante. Le vers Marchia me facili moderamine sensit, ajusté avec l’expression de Guillaume le Breton, Comitatus Marchia cujus rite eegebatur, m’a fait croire qu’il s’agit de Hugue Xe du nom, et non pas de son père, ainsi que l’ont annoncé les annalistes de Grandmont. Les testaments des comtes d’Angoulême et de la Marche, depuis 1238 jusqu’en 1289, dans les manuscrits de M. de Brienne, n° 308 et 312, éclairciront ce fait.
Voici l’inscription de Grandmont telle qu’on la lit dans les manuscrits, et que MM. de Sainte-Marthe l’ont donnée :
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- 1. Bellac, chef-lieu d’arrondissement (Haute-Vienne).
- 2. Champagnac, paroisse de Bussière-Poitevine, canton de Mézières (Haute-Vienne).
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Sur la fenêtre qui était derrière l’autel de Grandmont, on voyait sur le verre son portrait, ses armes, et ces mots en gros caractére : Hugo Comes Marchie (hanc) fenestram vitream dedit beate Marie.
Son contre-scel lui donne pour armes : burelé d’argent et de gueules de quatorze pièces, à six lions posés 3, 2 et 1, brochants sur le tout. (D. MORICE, Hist. de Bretag., T. I, preuv. n° 78.) Celui d’Yoland de Bretagne, en 1247, est le même. (Ibidem, n° 79.)
On pense à Grandmont que l’église qu’il fit bâtir est Saint-Marc-de-l’Ecluse, sur la paroisse des Eglises-en-Doignon (1), et aujourd’hui en ruine ; mais elle est sur la rivière de Taurion. Il est vrai qu’à Limoges, le peuple est dans l’usage d’appeler Vignane presque toutes les rivières, parce que celle-ci est la plus considérable ; mais l’église bâtie par ce comte sur la Vienne, entre des rochers, paraît étre plutôt Etricor, de Stricto cornu, sur la paroisse d’Etagnac (2), près de Chabanais, et dans la province d’Angoumois.
Au reste, le comte Hugue était un des bons poètes. Voyez le Cahier des écrivains. Voulant faire le voyage d’outre-mer, il fit un testament le samedi après la fête de saint Sixte 1248 ; était veuf d’Isabelle ; fait des légats à l’abbaye de la Règle, sur le marché de Saint-Yrieix, à l’abbaye du Palais (3), sur la prévôté de Muret, à celle d’Aubepierre (4), sur la prévôté de Guéret, aux moniales de Blessac (5).
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- 1. Les Eglises-en-Dognon, aujourd’hui Saint-Laurent-les-Eglises, canton d’Ambazac, arrondissement de Limoges (Haute-Vienne).
- 2. Etagnac, canton de Chabanais, arrondissement de Confolens (Charente).
- 3. Le Palais, abbaye située paroisse de Thoron, canton de Pontarion, arrondissement de Bourganeuf (Creuse).
- 4. Aubepierre, abbaye située paroisse de Nouzerolles, canton de Bonnat, arrondissement de Guéret (Creuse).
- 5. Blessac, canton et arrondissement d’Aubusson (Creuse).
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Valence de Luzignan porte : burelé de dix pièces d’argent et d’azur, les burelles d’azur chargées de dix merlettes de gueules, 3, 2, 2, 2, 1.
Aymar de Valence, successeur de Guillaume (ou Gui) de Luzignan aux terres de Valence, Montignac, Rancon, Bellac, Champagnac, etc., vice-roi en Ecosse sous Edouard I, roi d’Angleterre.
Après la mort de Gui de Luzignan, dernier comte de la Marche et d’Angoulême, arrivée en 1307, il prétendit lesdites comtés comme plus proche héritier mâle, nonobstant le don que Gui en avait fait au roi Philippe. Mais depuis, il s’accorda avec ce prince touchant ses prétentions, ainsi que portent ses lettres du 24 novembre 1308.
Il épousa, en premières noces, Béatrix. dite Jeanne, fille de Raoul de Clermont, Sgr de Nesle, connétable de France, et d’Alix de Dreux, vicomtesse de Châteaudun ; elle mourut sans enfants.
Il épousa, en secondes noces, l’an 1320, Marie, fille de Gui de Chatillon, comte de Saint-Paul, et de Marie de Bretagne ; mais il n’eut point d’enfants de l’une ni de l’autre, et fut enterré dans l’église de Westminster. Sa femme, Marie de Chastillon de Saint-Paul, comtesse de Pembroc, possédait les terres de Bellac, Rancon et Champagnac ; 5° Adémar, clerc en 1248, puis évêque de Westminster en Angleterre. Les filles qui suivent ne sont point mentionnées dans le testament de leur père en 1248 : 6° Marguerite, que le comte de Toulouse fiança à Angoulême solennellement en 1243 ; mais, comme ils étaient parents du 3e au 4e degré, ce fut sous condition qu’ils obtiendraient dans un
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Philippe de France, dont :
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I. – Pierre de Courtenay, marié à ....., dont : |
I. – Constance, mariée à ......, dont : |
Marguerite épousa bientôt après Aimeric VIIIe du nom, vicomte de Thouars, et ensuite, en troisièmes noces, Geofroi, Sgr de Châteaubriant. – 7° Agathe, mariée à Guillaume de Chauvigny IIe du nom, Sgr de Châteauroux ; 8° Allais, mariée, l’an 1247, à Jean Ier du nom, comte de Varennes, morte le 9 février 1290 ; 9° Isabeau, alliée : 1° à Geofroi de Rancon, Sgr de Taillebourg ; 2° à Maurice IVe du nom, Sgr de Craon, sénéchal d’Anjou. XV. – Hugue de Luzignan, XIe du nom (1249-1260). Hugue le Brun XIe du nom, sire de Luzignan, comte de la Marche et d’Angoulême, Sgr de Chaillac et de Longjumeau en 1258. Il fut fiancé avec Elisabeth, fille de Louis VIII, roi de France, et de Blanche de Castille, née au mois de mars 1225 ; mais le mariage ne se fit pas à cause des guerres de saint Louis avec le comte de la Marche. Elle fonda le monastère de Longchamp, mourut le 31 août 1270, et est reconnue pour sainte. Il mourut en 1260, et fut enterré dans l’abbaye de Valence, diocèse de Poitiers. Il avait épousé, en 1235, Yolande de Bretagne, qui avait été promise à Richard d’Angleterre, comte de Cornouaille ; elle était fille de Pierre de Braine-Dreux, surnommé Mauclerc, et d’Alix, comtesse de Bretagne. Elle lui porta en dot le comté de Penthièvre. Elie mourut au château de Bouteville en Angoumois, le dimanche après la fête de saint Denis, 16 octobre 1272, et fut portée inhumer dans l’abbaye de Villeneuve-lez–Nantes, ordre de Cîteaux. Dans son épitaphe, on exalte ses vertus : Marchensis flore, comitatus floruit ora, etc. De leur mariage vinrent : 1° Hugue XII, qui suit ; 2° Gui de Compnhac, mort sans enfants, qui testa le jour de saint Luc 1281 ; veut être inhumé dans l’abbaye de Valence, près de son père ; fait héritier son neveu Hugue le Brun, comte de la Marche et d’Angoulême ; fit un second testament le mardi après l’Assomption de la sainte Vierge 1288, par lequel il choisit sa sépulture dans l’église des Frères mineurs de
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XVI. – Hugue de Luzignan XIIe du nom (1260-1282).
Hugue li Bruns XIIe du nom, comte de la Marche et d’Angoulême, sire de Fougères en Bretagne par sa femme. Pour obliger à venir habiter le lieu d’Aubusson (1), où il avait un fort château, il donna quelques petits priviléges en 1262.
Ses tantes, filles de Hugue et d’Isabeau de Taillefer, furent déboutées du partage qu’elles prétendaient ez comtés de la Marche et d’Angoulême, par deux arrêts de 1267 et 1269, en jugeant que ces sortes de dignités et fiefs sont indivisibles et non sujets à partage.
La veille de l’Ascension 1268, il déclara que les bourgeois du château d’Ahun (2) sont libres et francs, et que leurs hèritages, qui étaient mouvants en servitude, ont été affranchis. Il fit un testament la veille de la Purification 1269 (1270) ; donna à sa femme le château d’Ahun avec ses appartenances.
Dans le dènombrement des pairs de France en 1275, le comte de la Marche est le 8e des laïques.
La même année, Renaud de Montrocher et Pierre de Saint-Martin, chevaliers, firent un duel en sa présence dans la ville du Dorat.
En 1280, il fit battre une nouvelle monnaie, fit construire un couvent de Frères mineurs à Cognac, diocèse de Saintes, où il est enterré devant le grand-autel du chœur (WADINGH, Annal. FF. min., an 1288). Il mourut en 1282, et est enterrè dans l’église de la Couronne. Une chronique de Limoges met sa mort en 1272. (LABBE, Alliance chronlog., T. II, p. 211.)
Dès le 29 janvier 1253 (vieux style), il avait épousé, dans le château de Fougères, Jeanne, fille unique de Raoul, baron dudit lieu, et d’Isabeau de Craon. Par son testament du lundi après le 20e de la Pentecôte, au moais de mai 1269, elle institua héritier son fils Hugue, et veut être enterrée dans l’abbaye de Savigny, diocèse d’Avranches ; donne cent sols aux nonains de Bobon (3). Il eut pour enfants : 1° Hugue XIIIe du nom, qui suit ; 2° Gui, dont il sera parlé après son frère, car il n’est pas mentionné dans le testament de sa mère ; mais elle était enceinte, et son père en fait mention en 1269 ; 3° Yolent ou Iolande de Lezignan, qui prit la qualité de comtesse de la Marche et d’Angoulême, dame de Fougères, née le 2 mars 1257 (vieux style). Dans son
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- 1. Aubusson, chef-lieu d’arrondissement (Creuse).
- 2. Ahun : chef-lieu de canton de l’arrondissement de Guéret (Creuse).
- 3. Bobon : il faut apparemment lire Boubon, monastère de l’ordre de Fontevrault fondé en 1119, dans la paroisse de Cussac, canton d’Oradour-sur-Vayres, arrondissement de Rochechouart (Haute-Vienne).
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XVII. – Hugue de Luzignan, XIIIe du nom (1282-1303).
Hugue li Bruns, né le 25 juin 1259, XIIIe du nom, comte de la Marche et d’Angoulême, sire de Fougères dès 1266 ; le lundi avant l’Ascension 1283, il fit un testament à Tours ; s’il n’a point d’enfants, il institue héritier son frère Gui de Luzignan ; lui substitue son oncle Gui de Luzignan, Sgr de Compnhac ; veut être enterré dans l’abbaye de Valence, son cœur aux Frères mineurs d’Angoulême ; donne 10 livres à l’abbaye d’Ahun pour son anniversaire : autre testament le mercredi après saint Barnabé, apôtre, 1297 ; il institue héritier son cousin Geofroi de Luzignan ; deshérite, pour ses mauvais emportements, Guïard de Luzignan ; veut être enterrè dans l’abbaye de Valence, et son cœur dans l’église des Frères prêcheurs d’Angoulême ; lègue 20 livres aux nonains de Blessac près d’Aubusson ; enfin un codicille le jeudi avant la huitaine de Notre-Dame d’août 1302, substitue à Geofroi de Lezignan Renaud de Pons, son neveu, et à celui-ci Aymar de Valence, son cousin ; fonde une chapellenie au Dorat, Guéret, Ahun, Aubusson.
Permit, en 1286, à ceux d’Oleron (peut-être Ahun), de se marier sans le consentement du seigneur.
Le 10 avril 1302, il signa la lettre que tous les barons du royaume envoyèrent au collège des cardinaux, quand le roi Philippe le Bel fit appel contre le pape Boniface.
Il mourut en novembre 1303, et fut enterré dans l’église de Valenee en Poitou.
Dès le 8 juillet 1276, il avait épousé à Paris Béatrix de Bourgogne, fille de Hugon IVe du nom, duc de Bourgogne, et de Béatrix de Champagne, sa seconde femme, et lui donna pour son douaire le châtel du Dorat avec la châtellenie. Il n’en eut point d’enfants : elle mourut à Coignac, en 1298, et fut inhumée chez les Cordeliers d’Angoulême.
XVII bis. – Gui de Luzignan (1303).
Gui ou Guïart de Luzignan, ou Giraud, Sgr du Couhé ou Cohyec, de Peyrat (ou Peyrat-le-Château (1)), et de Frontanay, frère du précédent, lui succéda aux comtés d’Angoulême et de la Marche en 1301. Il engagea au roi le comté de la Marche pour de grosses sommes d’argent, et remit, en 1302 (son frère ne mourut qu’en 1303), ses terres au roi Philippe le Bel, qui réunit le comté de la Marche à la couronne.
Dans son testament du lundi après l’octave de la fête de saint André
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- 1. Peyrat-le-Château, canton d’Eymoutiers, arrondissement de Limoges (Haute-Vienne).
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XIX. – Charles de France (1316-1321).
Par lettres du 7 mars 1315 (1316) du roi Jean Hutin, qui déclare que, quoiqu’il ait octroyé à son frère Charles, comte de la Marche, que toutes les terres qu’il avait eues en apanage soient du ressort du Parlement de Paris sa vie durant, il n’a pas entendu que cette grâce s’étende aux cas esquels les pairs de France ont à ressortir devant les sénéchaux et baillifs. Lettres du roi Philippe le Long, par lesquelles il érige le comté de la Marche en titre de pairie, en faveur de son frère Charles, comte de la Marche et de Bigorre, à lui donné, en accroissement d’apanage, les bois de Lecon, Roncon, les bois de la terre de Courton, etc., à Paris, au mois de mars 1316.
Le roi Philippe le Long érigea donc le comté de la Marche en duché-pairie au mois de mars 1316, en faveur de Charles de France, son frère, en ce qu’elle retournerait à la couronne, défaillant les hoirs masles.
En 1318, les Artésiens s’étant révoltés contre la comtesse Mahaut, elle appela à son secours les comtes de Valois et de la Marche, etc.
Dans des actes du 21 février et du mois de mai 1319, il se qualifie comte de la Marche et de Bigorre, sire de Crècy et de Fougères.
Le procureur général du roi fit certaines demandes contre ses amés et féaux le comte de la Marche, son cher frère, etc., pour raisons de leurs monnaies qu’il voulait retirer à soi, comme une marque de souveraineté.
Le 13 juin 1320, les procureurs desdits comtes se submirent sur ce, de haut et de bas, à toute la volonté du roi.
En 1321, accord entre le comte de la Marche et les chanoines du Dorat.
Le roi Philippe le Long étant décédé le 1er janvier 1321 (vieux style),
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- 1. Soubrebost, canton et arrondissement de Bourganeuf (Creuse).
- 2. Saint-Hilaire-Château, canton de Pontarion, arrondissement de Bourganeuf (Creuse).
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XX. – Louis de Bourbon (1327-1342).
Le roi Charles le Bel donna, en 1327, la comté de la Marche en échange à Louis de Bourbon, surnommé le Boîteux et le Grand, au lieu de la comté de Clermont en Beauvoisis : ainsi celle de la Marche fut érigée de nouveau en duché-pairie au mois de décembre de la même année. Il est réuni à la couronne.
Louis, comte de Clermont et de la Marche, premier duc de.Bourbon, pair et grand-chambrier de France, était fils de Robert de France, cinquième fils de saint Louis et de Béatrix de Bourgogne, morte le 1er ociobrc 1310.
En 1328, Philippe de Valois, pour dédommager Philippe, comte d’Evreux, et Jeanne, sa fen.me, de la comté de Champagne, sur laquelle ils avaient des prétentions, et qu’il venait d’unir à la couronne, leur assigna des revenus dans la comté de la Marche auprès d’Angoulême. Méreray dit même qu’il leur donna la comté de la Marche.
En 1331, il confirma les petits privilèges d’Aubusson, fit une grande donation au monastére de Bonlieu. La même année, il passa une transaction avec l’abbé et les chanoines du Dorat.
Il mourut le 22 janvier 1341, et est inhumé dans l’église des Dominicains de Paris, dans la rue Saint-Jacques, où est cette épitaphe : Messire Loys, duc de Bourbon, comte de Ctermont et de la Marche, qui fut fils dudit Robert, lequel trépassa le vingt-deuxième jour de janvier, l’an mille trois cent quarante et un. D’après le P. Simplicien, son testament serait daté du 27 janvier.
En 1311, il avait épousé Marie Hainaud, morte au mois d’août 1354, dont : 1° Pierre, qui suit ; 2° Jacques, dont il sera parlé après son frère.
XXI. – Pierre de Bourbon (1342-1356).
Pierre de Bourbon fut inhumé au même endroit que son père, avec cette inscription : Lieutenant et capitaine souverain de la Marche, messire Pierre, duc de Bourbon, comte de Clermont et de la Marche, pair et chambrier de France, lequel fut fils dudit Louis, et trépassa le 19 septembre 1356. Dieu ayt son âme !
Un chroniqueur dit que Sancie, fille d’une femme de Catane nommée Philippe, épousa, vers l’an 1348, Charles, comte de la Marche. Selon lui, cette Philippe, quoique lavandière dans son jeune âge, avait su si bien s’insinuer dans les bonnes grâces de Robert, roi de Sicile et de Jérusalem, qu’on l’appelait la nourrice et même la mère de la reine. Il y avait dans l’imprimé : Carolo, comiti Marconis, conjugio juncta ; l’errata rétablit comiti Marchiœ. Mais ce Charles, fils dudit Robert, doit avoir été comte d’ailleurs que de la Marche du Limousin.
On fait tuer, à la bataille de Mauron en Bretagne, en 1352, un comte de la Marche.
XXII. – Jacques de Bourbon (1356-1361).
Bourbon-la-Marche et Ponthieu porte : de Bourbon, la bande au cotice de gueules, chargée de trois lionceaux d’argent. (LABBE, Blason royal, p. 14).
Jacques de Bourbon Ier du nom, comte de la Marche, Ponthieu et
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Il fut nommé, en 1349, souverain et général capitaine pour le roi en toutes les parties du Languedoc.
Il chassa les Anglais de la Chapelle-TaiIlefer (2) et des autres endroits de la Marche ; fut fait prisonnier à la bataille de Poitiers, le 19 septembre 1356.
Par une lettre du 4 janvier 1356, le duc Louis de Bourbon promet faire assiette de 4,000 livres de rente à Jacques de Bourbon, comte de Ponthieu, à cause de son partage, savoir, 2,000 livres de rente assises par coutume du pays, et les autres 2,000, évaluées selon la coutume du pays où elles seront assises. L’assiette devait commencer en la comté de la Marche par prud’hommes, et, au cas où elle ne s’y pourrait asseoir, le reste sur les châtellenies et seigneuries de Montaigu en Combraille. Le 1er décembre 1357, le duc Louis de Bourbon bailla ses lettres de commission à Mre Jean Griveau, chevalier, sénéchal de la Marche, contenant que, du consentement et volonté du duc de Normandie, il baille à son oncle Jacques de Bourbon, comte de Ponthieu, et ez siens, la comté de la Marche, avec tous les droits, châteaux, châtel et châtellenie de Montaigu en Combraille, pour raison de droit d’apanage dont il dit lui être tenu, et mande au sénéchal de lui en bailler la jouissance et faire obéir les vassaux et sujets. Le lundi après la féte de saint André 1357, Jean Griveau, chevalier, fit délivrer aux gens de Jacques de Bourbon la comté de la Marche, suivant le contenu des lettres de sa commission.
Je rapporterai l’èpitaphe de Jacques de Bourbon à l’article de son fils. Ils moururent de leurs blessures le 6 avril 1362.
En 1335, iI avait épousé Jeanne de Saint-Paul, fille de Hugue de Chatillon, Sgr de Leuses, Condé, Aubigni, Carenci, Buguoi, etc., et de Jeanne, comtesse de Soissons. Elle mourut en 1371, dont : 1° Piere, qui suit ; 2° Jean, qui succéda, son frère, etc.
XXIII. – Pierre de : Bourbon (1361).
Pierre de Bourbon, comte de la Marche, est enterré a.fcc son père, dans le sanctuaire des Jacobins de Lyon, où on voit leur épitaphe à main droite du grand-autel, en ces termes :
Cy gist messire Jacques de Bourbon, comte de la Marche, qui mourutt à Lyon, de la bataille de Brignais, qui fut l’an mil trois cent soixante-deux, le mercredi devant les rampos (3).
Item, cy gist messire Pierre de Bourbon, comte de la Marche, son fils, qui mourut à Lyon, de cette même bataille, l’an dessus dit.
XXIV. – Jean de Bourbon (1361-1397).
Jean de Bourbon, Ier du nom, comte de la Marche, Vendosmes,