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Nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges. Tome IV
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[modifier] QUADRUVIO-QUEUX, p. 1
QUADRUVIO (1).
LA QUEILLE (QUELLA). – Jean-Claude-Marie de La Queille, Sgr de Saint-Jal, épousa, vers 1773, Emilie Descail, de la ville de Paris.
[M. de Saint-Jal et major du régiment d’Aumont, cavalerie. (NADAUD, Mém. mss. antér. à 1773.)]
QUELEN. – V. T. II, l’article Esthuer.
SAINT-QUENTIN. – Louis de Saint-Quentin, chevalier, Sgr de Saranhac (peut-être Cournac), en la sénéchaussée de la Marche, 1383, épousa Marguerite, fille de Roger de Sauvaignac, chevalier, Sgr dudit lieu, et de Alips du Doignon.
QUESROU. – Noble Joseph du Quesrou, sieur de Beyreis, paroisse de Blom (2), mourut le 20 août 1616, à Saint-Font-la-Rivière, en Périgord (3), chez son beau-frère, Gui Roux, écuïer, sieur de Lusson (Registres de Saint-Front).
QUEUX. – René Le Queux était échevin à Saint-Jean-d’Angeli, Maurice Griffon fut reçu à sa mort, le 9 février 1605.
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- 1. Etait à la page 2451, qui est déchirée.
- 2. Blond, canton et arrondissement de Bellac (Haute-Vienne).
- 3. Saint-Front-la-Rivière, canton de Saint-Pardoux, arrondissement de Nontron (Dordogne).
[modifier] ROBINET-ROCHE, p. 31
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ROBINET, sieur de Champaignes, paroisse de Barret, élection de Saintes, porte : parti : au 1er de gueules à la fasce en devise d’argent, accompagnée d’une pomme de pin en chef et l’autre en pointe ; au 2e aussi de gueules flanqué en sautoir d’azur, accampagné d’une pomme de pin en chef et d’un lion rampant de même en pointe. (Dans le dessin de Descouture, la pomme de pin et le lion du 2e sont d’argent.)
I. – Louis de Robinet épousa, le 3 novembre 1506, Françoise Famard.
Il. – Poncet de Robinet épousa, le 8 janvier 1549, Anne de La Coudre.
III. – Pierre de Robinet épousa, le 6 janvier 1594, Elisabet Giraud.
En 1598, cette famille fit ses preuves de noblesse devant les commissaires du gouvernement qui les trouvèrent bonnes.
IV. – David de Robinet épousa, le 18 juin 1635, Catherine de Mendosse, dont Marc-Antoine.
Poncet de Robinet, sieur du Mayot, épousa. en 1670 Marie Arnault, fille de François, sieur de Laborie, à Périgueux, et de Catherine de Saunier (MORERI, 1759).
ROBUSTE. – Jean Robuste, écuïer, sieur de Laubarrière, de la ville d’Angoulême, épousa Jeanne Martin, dont Jeanne, morte en nourrice sur la paroisse de Cers, le 7 mai 1726.
ROCARD ou ROCQUARD (1).
DE LA ROCHE. – V. DE NAUCHES,.T. III.
ROCHE, dans la Marche, porte : d’azur à 3 bandes d’or (Dict. généal., 1757).
[Amélius de La Roche vivait en 1175. – Voyez nos Mém. mss. abb. Lim., p. 503.]
M. Guillaume de La Roche fut recomnanclé aux suffrages des morts du chapitre des ff. pp. tenu Limoges en 1337.
[Gaucelin La Roche est cité dans les registres de Borsandi, notaire à Limoges, p. 33, n° 51 ; et dans ceux de Roberii, notaire ibid., p. 6, n° 6, et p. 9, n° 10, apud D. COL.
On trouve encore dans les registres du même Borsandi, p. 62, n° 94, Jean La Roche, et p. 106, n° 166, et p. 114, n° 176, Gautier. La Rocha.]
Antoine de La Roche, écuïer, sieur de Galemaux, paroisse de Malleret, épousa Marie-Silvine du Breuil, dont Hubert, tonsuré en 1721.
ROCHE, porte : d’azur à 3 bandes d’or (HOZIER, Arm. génér., regist. I, p. 467).
I. – Puissant seigneur, Jean de La Roche, écuïer, sieur du Rouzet, l’an 1572, par son testament du. 22 novembre 1588, voulut être enterré dans l’église de Giat, diocèse de Clermont, dans la chapelle des Sgrs du Rouzet, ses prédécesseurs. Il fut père de : 1° Antoine, écuïer, sieur du Rouzet, qualifié du titre de puissant seigneur l’an 1590 ; 2° Joseph, qui suit.
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- 1. Cette famille avait sa généalogie à la page 391, déchirée.
[modifier] ROCHE-ROCHEAYMON, p. 31-32
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II. – Joseph de La Roche, premier du nom, écuïer, sieur du Rouzet et de Giat, en partie, épousa, le 8 février 1592, Charlotte de La Faye, veuve de noble Pierre de Montsernils, écuïer, sieur d’Hauteroche, et remariée depuis en troisièmes noces, avant l’an 1619, avec Gilbert de Chaslus, sieur de Courdes et d’Orsival.
III. – François de La Roche, écuïer, sieur du Rouzet, par son testament du 27 septembre 1626, voulut être enterré avec ses prédécesseurs, dans la chapelle qu’il avait au lieu de Giat, et nomma tutrice de ses enfants sa femme. Il avait épousé, le 28 janvier 1619, Marguerite de La Borde, fille de noble Gilbert, écuïer, sieur de Belline, et de Michele de Veini : elle épousa en secondes noces, le 2 février 1628, Guillaume d’Ossandon, sieur de La Forest, et fit son testament le 23 avril 1643. François fut père de : 1° Joseph, qui suit ; 2° Gilbert, écuïer, sieur de Merville ; 3° François, écuïer, sieur de Giat.
IV. – Joseph de La Roche, deuxiéme du nom, écuïer, sieur du Rouzet et de Giat, fut maintenu dans sa noblesse depuis l’an 1511, avec ses frères, par ordonnance de l’intendant de Riom du 1er février 1667. Il épousa, le 3 février 1648, Gabrielle de La Blanchisse, fille de Mathieu, sieur de Beauvezeis, Laudan, Grandval, et de Geneviève du Bois-de-Codignac, dont : ° 1 Jean ; 2° Antoine, qui suit ; 3° Catherine, mariée : 1° avec Magdelin de Bard : 2°, le 10 décembre 1684, avec Hubert de Bostredon, écuïer, sieur de Chaslus.
V. – Antoine de La Roche, successivement capitaine de cavalerie dans le régiment du prince de Tarente, l’an 1704, major de cavalerie, l’an 1713, capitaine dans le régiment d’Urfé, chevalier de Saint-Louis, 1728, de la paroisse de Saint-Jean-de-Malleret (1) dans la Marche, diocèse de Limoges. Il épousa, le 1er février 1704, Marie-Silvie du Breuil, fille d’Etienne, écuïer, sieur de Galamand, et de Gabrielle du Breuil, dont : 1° Etienne ; 2° Marguerite, née le 19 mai 1719, reçue Saint-Cir, le 22 juillet 1728.
ROCHE. – François de La Roche, sieur de Salignat, paroisse dudit lieu, élection de Saintes, fut trouvé gentilhonme en 1598.
François Pontbon et Artur de La Roche, sieurs de ......, paroisse de ....., élection de Saintes, furent trouvés gentilshonmes en 1598.
[ROCHE-ANDRY.– Ancienne baronnie de l’Angoumois, qui valait, en 1698, environ 5,000 livres de revenu.
Jeanne de La Roche-Andry épousa Jean de Galard, de Bearn, avant 1600 (Tabl. hist., IVe part., p. 368).
N..... de Lavedan, cadet de cette maison, était baron de La Roche-Andry en 1698.]
ROCHEAYMON, porte : de sable à un lion d’or armé lampassé de gueules, l’écu semé d’étoiles d’or. Une branche porte : semé de trèfles.
Le nom d’Aimon, commun parmi les Sgrs de Bourbon, pourrait éclaircir une question qui a excité la curiosité : savoir pourquoi les armes de l’ancien Bourbon se trouvent au frontispice du vieux château de La Rocheaymon,
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- 1. Malleret, canton et arrondissement de Boussac (Creuse).
[modifier] ROCHEAYMON, p. 33-36
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en Combraille. Quelques-uns opinant favorablement pour les Sgrs de La Rocheayrnon,. qui en possèdent la seigneurue depuis plus de 400 ans, de père en fils, ont conjecturé qu’ils pourraient sortir d’une brancge de l’ancienne maison de Bourbon. Il suftirait peut-être de conjecturer que ce château appartenait à quelqu’un des Sgrs de Bourbon, avant qu’il appartint à la maison de La Rocheaymon d’aujourd’hui (SIMPLICIEN, Hist. généal. de la maison de Fr. Paris, 1728, T. III.– Mem. Trev., 1729, p. 1164)..
La maison de La Rocheaymon, a eu une très grande part à la première dotation de l’abbaïe de Bonlieu. Les premiers Sgrs ne sont appellés que du seul nom de La Roche. Mais l’identité de ce nom avec celui de La Rocheaymon est prouvée par l’identité des biens et la suite des générations qui remontent avec la plus grande évidence jusqu’à la dotation de l’abbaïe de Bonlieu. La maison de La Rochefoucaud est dans le même cas, et n’en remonte pas avec moins de certitude. jusqu’au commencement du siècle de 1100, époque où tout antiquaire judicieux et instruit doit s’arrêter en matière de généalogie, puisque c’est celle où les noms de famille commencent à devenir d’un usage général (Mém. mss.).
I. – Aymon, premier du nom, vivait avant l’époque de la fondation du monastère de Bonlieu, 1141, ordre de Citeaux, diocèse de Limoges ; il épousa ....., dont : 1° Bernard, qui suit ; Aymon, qui posséda des rentes dans le lieu de La Vilette, qui, après sa mort, passèrent à son frére Bernard et à ses enfants ; 3° Astorge ou Eustorge, qui se maria et a fait la branche des Sgrs de Saint-Maixent.
II. – Bernard de La Roche, connu par cinq actes de donation à l’abbaïe de Bonlieu, peu après la fondation de ce monastère, était mort en1180, tige des Sgrs de Mainsac. Il épousa Agnez d’Aubusson, fille de Renaud, vicomte d’Aubusson, et de Matebrune de Ventadour ; elle était sœur de Gui, connu par un don fait à Blessac en 1179, dont : 1° Aymon, nommé dans l’acte de 1179, qui suit ; 2° Guillaume, nornmé dans des actes de 1179 et 1205, mort sans postérité ; 3° Bernard, ecclésiastique.
III. – Aymon, deuxième du nom, de La Roche, nommé en 1179 et 1206, épousa Ermengarde, dont : 1° Aymon, Sgr de La Roche, 1214, était mort sans enfants, en 1219 ; 2° Bernard, deuxième du nom, d’abord Sgr de Champagnac, puis de La Roche en 1219, avait épousé, vers l’an 1244, Agnez d’Aubusson, fille de Renaud, vicomte d’Aubusson, et de Marguerite ....... ; 3° Guillaume, qui suit.
IV. – Guillaume de La Rocheaymon, qualifié fils d’Aymon en 1212, et chevalier en 1226, vivait ençore en août 1256, était mort en avril 1263. C’est le premier qui ait pris le surnom de La Rocheaymon, château sur la paroisse, d’Evaux (1). Il épousa Alix, dont : 1° Aymon, qui suit ; 2° Gauvin de La Rocheaymon, Sgr de La Chirade, auteur d’une branche éteinte en une fille avant 1348.
V. – Aymon, quatrième du nom, de La Rocheaymon, en 1263, était mort en 1278. Il avait épousé : 1° N..... de Beaulebois, de Chérailles ; 2° Mathilde de Pradeaux. Du premier lit vinrent : 1° Bernard qui suit ; 2° Aymon, mort sans postérité.
V. – Bernard de La Rocheaymon, troisième du nom, était mort en 1285.
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- 1. Evaux, chef-lieu de canton dans l’arrondissement d’Aubusson (Creuse).
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Jean de La Rocheaymon, chevalier, promit à l’évêque du Puy, fidélité sur l’âme de la reine Jeanne, femme du roi Philippe-le-Bel, comme héritière de Thibaut, roi de Navarre, son père, pour le comté de Bigorre, le jeudi après la Saint-Marc de l’an 1293, en présence de plusieurs seigneurs (VAISSETTE, Hist. Langued., T. IV, p. 78).
Guillaume de La Rocheaymon, Sgr de La Roche, épousa, le 24 janvier 1463, Louise d’Aubusson (Simplic., T. V, p. 331), dont Marguerite, mariée à Gilbert Motier, Sgr de La Fayette, tué à la bataille de Poitiers, 1356 (MORERI, 1759).
Louis, premier du nom, Sgr de La Rocheaymon, épousa ......, dont Genevre, mariée en 1346 (il y a faute) à Louis, premier du nom, Sgr de Scoraille (MORERI, 1759).
N....., Sgr de La Rocheaymon, en Auvergne, épousa Philippe du Puy, fille de Geofroy, chambellan du roi Charles V, etc., mort en 1431, et de Jeanne de Pierrebuffière (SIMPLIC., T. VIII, p. 902).
Louis, Sgr de La Rocheaymon, chevalier, épousa Bauguine de La Queille-Châteaugay, dont Alexandre, alias Elisant, mariée, le 5 avril 1419, avec Louis de Saint-Quentin, damoiseau, Sgr de Saint-Quintin, de Blet et de Beaufort, fils de Aubert de Saint-Quintin, au diocèse de Clermont, chevalier, Sgr dudit lieu, de Blet et da Alix de Beaufort (SIMPLICIEN, Hist. grands offic. addit. à la tête du T. II).
N..... de La Rocheaymond, prévôt de l’hôtel du roi, 1518.
Un des vaisseaux de la religion de Saint-Jean de Jérusalem, commandé par La Rocheaymon, fut rencontré, en 1524, par quelques marchands rhodiens, qui naviguaient dans la Méditerranée : ils reconnurent le pavillon de l’ordre, et l’envie de pouvoir encore embrasser une fois leurs anciens maîtres, les fit monter à bord. Ils entrèrent dans le vaisseau du chevalier, qui les reçut avec une joie récipooque, et qui les régala magnifiquement. Dans la chaleur du repas et dans un lieu plein de liberté et de confiance, ces Rhodiens se répandirent en plaintes contre la tyrannie des Turvs, et regrettaient la juste domination des chevaliers. De ces regrets, ils passèrent à des vœux et des souhaits pour le rétablissement de la religion dans leur isle ; comme ces marchands étaient les principaux citoyens de Rhodes, il exaina avec eux les différents moyens dont on pourrait se servir pour chasser les Turcs. Il trouva tant de facilité, qu’il les engagea à venir avec lui en Italie ; et après être débarqués à Civita–Vecchia, il les emmena à Viterbe et il les présenta secrètement au grand-maître, Philippe de Villiers, de l’Isle-Adam, mais ce projet n’eut aucun effet (Vertot., Hist. de Malte, T. III, p. 418) (1).
.......................................................... Cette épitaphe est dans la chapelle du village de Chabanne-Guergui, paroisse de Saint-Pierre-de-Fursac, près La Souterraine. Il paraît par les armes, que ce seigneur fit bâtir le château.
Ce Jean de La Rocheaymon, Sgr de Chabanne, bailli du Maconnais, seneschal de la Marche, lieutenant-général du duc de Bourbon et d’Auvergne, lieutenant du roi et gouverneur du Languedoc, était fils de ...... (Moreri, 1759, Louet).
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- 1. N’adaud avait ici une page supplémentaire, qui à été déchirée, et qui entre autres choses contenait une inscription, comme 1’indique la suite.
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Pierre, duc de Bourbon, nomma, le 14 septembre 1488, Jean de La Rocheaymon, Sgr de Chabannes, pour son lieutenant au même gouvernement, aux gages accoutumés (Cabinet de M. Clairamb.–VAISSET, Hist. Langued., T. V, p. 77). Il fut le principal commissaire du roi aux Etats du Languedoc assemblés dans 1a ville du Puy, le 14 septembre 1501 (Archiv. des Etats, p. 94) ; et aux Etats tenus dans la même ville, le 21 octobre 1502 (Archives des Etats, p. 95). Il fut premier commissaire aux Etats du Languedoc, tenus à Montpellier le 18 octobre 1488 : il eut 1,000 livres sur les épices.(p. 79). Le 27 septembre 1489, le roi le nomma un des six pour travailler à la réformation de la justice dans cette province, ce qui fut exécuté (p. 79). Il fut aussi commissaire aux Etats du Languedoc, tenus à Annonay, en Vivarais, au mois de novembre 1490, et eut 400 livres sur les épices (p : 80). Les Estats tenus à Montpellier, au mois de novembre 1492, se plaignirent de lui : 1° de ce qu’il exerçait plusieurs actes d’autorité et de jurisdiction contraires aux privilèges du pays ; 2° de ce qu’il deffendait la sortie des bleds de la province, quoiqu’il y en eut en abondance, donnant des permissions particulières de les tirer, à qui il lui plaisait. Nous ignorons la réponse du roi à ces articles (p. 84). Il commanda le ban et l’arrière-ban de la province au mois d’août 1495 (p. 86). En 1496, il ordonna de fortifier tous les châteaux situés sur la frontière, du côté de l’Espagne, parce que les Espagnols y avaient déjà fait des courses. Il se tenait à Narbonne et y avait une garnison de deùx mille Suisses et de huit cents hommes d’armes pour empêcher leurs nouvelles courses (p. 88).
Il épousa Magdelaine de Montalembert, dame de Nucheze, fille de Christophe et de Perenelle Dercé, dont deux filles : 1° Marguerite, mariée à Louis de Pierrebuffière, chevalier, baron dudit lieu et de Peyrat-le-Château, Sgr de La Villeneuve-au-Comte, et de Chabannes-Guerguy, fils de Pierre et de Catherine de Comborn ; 2° Gabrielle de La Rocheaymon, mariée le 6 mars 1493, à Antoine de Louet, baron de Clavisson, en Beaujollais, etc., fils de Guillaume et de Geofrine de Touron, dont elle laissa plusieurs enfants (DUCHESNE, Hist. Mais. Chasteigners, p. 130).
Jean de La Rocheaymon, chevalier, prévôt de l’hôtel du roi et son écuïer tranchant, épousa Sébastienne de La Chapelle, veuve, le 1er mars 1541 (1542) (Regist. du Parlement de Paris).
Gabrielle de La Rocheaymon, abbesse. dc l’Esclache, nomma au prieuré de Derces Anne de La Rocheaymon, et après la mort d’Anne, en 1558, Catherine de La Rocheaymon.
Antoine de La Rocheaymon, baron de Chin, épousa, le 7 juillet 1577, Isabeau de Rochefort, fille de Pierre, Sgr d’Ally, l’un des cent gentilshommes de la maison du roi, et de Gilberte de La Queille ; elle se remaria avant 1594 à Raphaël de Gaillac, Sgr dudit lieu (MORERI, 1759).
François de La Rocheaymon, Sgr dudit lieu, paroisse d’Evaux, chevalier de l’ordre du roi, épousa Antoinette de Gras de Paing, dite de La Courtine. Elle reprit sur lui les baronnies du Crest. et de Juillac, qu’elle porta en se remariant, l’an 1585, à Gabriel-Allire de Langheac, Sgr dé Dalet, dont : 1° Antoine, bachelier en droit canon, tonsuré et archiprêtre d’Aubusson, 1602 ; 2° Claude, mariée, le 17 février 1608, à Jean Barton de Montbas, Sgr de La Rochenozil, et de Massenom, fils de Charles et de Rose de La Rocheaymon, de Saint-Maixent (Dict. généal., 1757).
| 36 | NOBILIAIRE |
N..... de La Rocheaymon, épousa Françoise de La Marthonie, fille de Gaston et de Françoise de La Bastide, veuve 1627.
Annet de La Rocheaymon, abbé de Bonlieu, 1625.
Renaud de La Rocheaymon, abbé de Bonlieu, 1643.
Renaud de La Rocheaymon, épousa Antoinette de Brichanteau, fille d’Antoine, Sgr de Nangis, chevalier des ordres du roi et d’Antoinette de La Rochefoucaud, dont Antoine, qui suit (SIMPLIC., T. III, p. 91).
Antoine, marquis de La Rocheaymon, Sgr de Mainsac, Sanac de Hume et de Lavau, épouse, le 7 février 1652, Marie de Lesay, fille de Pierre de Lesay dit de Lusignem, Sgr de la Côte-aux-Chats, lieutenant des gardes du corps du roi, et de Louise Grangier de Liverdis, dont Chaude, tonsuré en 1672, mort évêque du Puy, 1720.
Charles-Antoine de La Rocheaymon; né en 1687, grand aumônier de France [cardinal en ..... mort en .....]
Blanche-Henriette, mariée en 1723, à Philippe de Montgon, maréchal des camps et armées du roi et gouverneur des îles d’Oléron, fils de Jean-François et de Louise Sublet d’Hendicourt ; il mourut en 1724, ne laissant qu’une fille.
Philippe-Paul de La Rocheaymon, marquis dudit lieu, épousa Charlotte-Françoise de Monseranni, fille de François, marquis de Paroi et de Catherine de Vassan, dont : 1° Antoine-Louis-François, né à Joui, diocèse d’Évreux, le 15 novembre 1714, tonsuré en 1724 ; 2° Antoine-Charles, tonsuré en 1729, du diocèse d’Évreux, abbé de Bonlieu en 1734 ; 3° Marie-Pierre, tonsuré en 1732.
Michel de La Rocheaymon, Sgr de Barmont et d’Uchier, épousa Henriette de La Rochebriant, dont Nicolas-Louis, qui suit.
Nicolas-Louis de La Rocheaymon, marquis de Barmond ou Balmont, Roussines, Lechey, Saint-Avit-de-Tarde, fils de Michel, fut tué en duel en 1721, au mois de juillet (SIMPLIC., T. IV, p.548). Il avait épousé Jeanne de La Tour, née en 1696, fille de Godefroi-Maurice, baron de Murat et de Magdelene de Boschut, dont : Henriette-Françoise, mariée le 28 novembre 1736 (MORERI, 1759), à Juste-Henri du Bourg, de Saint-Polgue, chevalier, marquis du Bourg, fils d’Emmanuel Gaspard et de Mathie de Crocq de Saint-Polgue.
Théodore de La Rocheaymon, comte de Brioude, 1727.
[Mr de La Rocheaymon, brigadier, fut nommé lieutenant-commandant en second, de l’artillerie de l’armée du Rhin et de la Moselle, le 2 février 1734].
N..... de La Rocheaymon, nommé le ..... juin 1746, à l’abbaïe d’Andecies, ordre de Saint-Benoît, diocèse de Châlons-sur-Marne ; elle était alors prieure de Saint-Jean Andilegum (Gall. christ., T. IX, COL. 943).
II. – Astorge ou Eustorge de La Roche Eustorgius de Rupe, épousa, vers 1160, Dalmacie, veuve d’Amiel, Sgr de Chambon, et fille d’un Sgr d’Auvergne, nommé Guillaume (BALUZE, Mais. d’Auverg., T. Ier, p. 78 et T. II,
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- 1. Nadaud renvoie à la page 299, qui est déchirée.
[modifier] ROYERE-RUCHAUD p. 126
| 126 | NOBILIAIRE |
baptisé le 8 août ; 3° Pétronille-Marie, nommée pour les cérémonies du baptême, le 9 mars 1670 (Registres de La Roche-l’Abeille).
N….. de Royère (peut-être Achille cy-dessus) épousa Jeanne Vialle, dont Ardoyne, baptisée le 2 avril 1657.
Jean de Royère, écuyer, sieur dudit lieu, épousa Anne de Meillards, séparée de biens en 1619.
Elie de Royère, écuyer, sieur de Champvert, paroisse de La Porcherie, épousa Marie-Anne de David, dont Pierre-Annet, tonsuré en 1755.
ROZE. – Irieix et Estienne Roze dit Le Roy, frères, sieurs de Romegoux, obtinrent des lettres de noblesse que Mrs de la chambre des comptes renvoïèrent au lieutenant-général de Limoges, l’an 1588, pour procéder à l’enquête et informaton des moyens, vie et mœurs.
RUAUX. – V. ROUFFIAC.
RUBEN. – Noble Antoine Ruben, écuïer, gentilhomme ordinaire de Son Altesse Monseigneur le duc d’Orléans, de la ville d’Aimoutiers, épousa Louise de Montchaud, dont Jean-Joseph Ruben de Lombre, baptisé le 10 février 1699.
Pierre Ruben de Lombre, avocat au Parlement, épousa Léonarde Allouvaud, dont Jean, qui suit.
Jean Ruben, sieur du Mas, épousa, par contrat (signé Pasquetot) du 11 février 1678, Marie de La Pommélie, fille de Jean, sieur de La Garde et du Pré-Halanaud, écuïer, paroisse de Saint-Pierre-Château, et de Marie Bourdicaud.
RUBYS. –Noble Pierre de Rubys, sieur de La Valette, paroisse de Nieuil, épousa Isabeau de Phélines, dont : 1° Simon, qui suit ; 2° Marguerite, mariée à Jacques Bouyer, sieur de Saint-Sulpice-le-Donzel.
Noble Simon de Rubys, sieur de La Valette, épousa, en 1610, par contrat du 7 février (signé Noalhier), Gabreille d’Andelay ; elle porta 4,000 livres, une robe de tafetas et un cotillon de damas. De ce mariage naquirent : 1° Albert de Rubys, écuïer, sieur de La Valette ; 2° Isabeau, mariée par contrat (signé Laplagne) du 14 novembre 1647, à Joseph Geoffre, fils de Gabriel, notaire du lieu de Las-Ganas, de Fregefont, paroisse de Nieuil, et Marguerite Collin.
DE RUCHAUD, sieur de Bullon, paroisse de Coussac, élection de Saintes, porte : d’azur à ruches de miel d’or.
I. – Armand de Ruchaux épousa Jeanne Seguin ; ils firent leur testament le 28 septembre 1525.
II. – Georges de Ruchaux épousa, le 15 janvier 1549, Jeanne Blanc.
III. – François de Ruchaux épousa, le 13 octobre 1598, Marie Adjousté.
IV. – Georges de Ruchoux épousa, le 9 mai 1624, Claude de Boyer (1), dont René ; en 1660, Georges et René, son fils, eurent de M. le comte de Jonsac un certificat de service.
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- 1. Des Coutures l’appelle Claude de Boys.
[modifier] SCLAFER-SCORAILLE, p. 157
| DU LIMOUSIN | 157 |
SCLAFER. – Gabriel Sclafer, écuïer, sieur de La Rode, paroisse de Turenne, épousa Anne de Brunerie, dont Pierre, tonsuré en 1722.
Jacques Sclafer, écuïer, sieur de Jugeal, épousa Elisabeth de La Bachelerie, dont : 1° Jacques-François, ecclésiastique, 1763, né en 1739, tonsuré en 1761 ; 2° Pierre, ecclésiastique en 1760.
Daniel-Joseph Sclafer de Chaunac, paroisse de Turenne, épousa, en 1772, Louise-Julie de Gain de Montagnac, paroisse de Saint-Hippolitte.
SCORAILLE ou ESCOURAILLES porte : d’azur à 3 bandes d’or ; tire son nom d’un ancien château, dans la Haute-Auvergne ; à cinq lieues d’Aurillac.
Marquis d’Escourailles, Sgr de Malemort, fut témoin dans le contrat de mariage de Bertrand de La Tour-d’Auvergne, avec Louise de La Trémouille, le 30 janvier 1454, vieux stile (BALUZE, Mais. d’Auverg., T. II, p. 662).
XV. – Louis de Scoraille, second fils de Marquis, Sgr de Scoraille et d’Hélène de Salagnac, eut en partage les seigneuries de Roussille, en Limousin, et de Montpensier, en Auvergne ; il fut capitaine-lieutenant de la compagnie de gendarmes de Charlus, et testa le 14 mai 1560. Il. avait épousé, avant le 15 septembre 1534, Marie de Royère, fille de Jean, Sgr de Royère, et de Jeanne-Helie de Villac ; l’aîné de ses enfants, et le seul qui laissa postérité, fut Antoine, qui suit (MORERI, 1759).
XVI. – Antoine de Scorailles, Sgr de Roussille, et de Montpensier, testa en 1587 et institua son héritière universelle Anne de Sedières, sa femme, à condition de rendre sa succession à celui de ses quatre fils qu’elle voudrait choisir ; et elle céda, le 14 décembre 1597, cette succession à Rigaud, qui suit ; 2° Dominique, qui était l’aînè, étant mort depuis le testament de leur père ; 3° Martial, qui fit une branche ; 4° Catherine (ou Charlotle), mariée en 1578, à Armand de Turenne.
XVII. – Rigal d’Escoraille, paroisse de La Mazière, fut trouvé gentilhomme en 1598 ; il était Sgr de Roussille, paroisse de La Mazière, chevalier de l’ordre du roi, sieur de Philippie, en Limosin (SIMPLIC., T. V, p. 345), épousa, le 12 novembre 1580, Anne d’Aubusson, fille de François, Sgr de La Feuillade, et de Louise Pot, veuve de François Foulcon, Sgr de Saint-Pardoux. Elle testa le 18 octobre 1631, eut pour fils unique Louis, qui suit.
XVII bis. – Martial de Scoraille, fils d’Antoine et d’Anne de Sedière, fut Sgr de Tonnens et de Philippie, mourut en 1628 : Il avait épousé, le 8 novembre 1596, Jeanne Laval, dont N......, qui suit.
XVIII. – N..... de Scoraille épousa N....,., dont Marie-Angélique de Scoraille, la dernière de cette branche, qui épousa, le 23 juin 1661, Antoine de Fontanges.
XVIII. – Noble Louis de Scorailles ou Escourailles, deuxième du nom, Sgr de Roussille, La Mazière, Montjou, Saint-Jouery, Cropière et de Fontanges, capitaine-lieutenant de la compagnie du comte de Charlus, son parent, la commandait au siège de La Rochelle. Il testa le 27 août 1639. Il épousa, par contrat du 3 août 1616, Guillelmine de Fontanges, fille unique de Pierre-Jean, Sgr de Fontanges et de La Roue de Pierrefort, dont : 1° Jean-Rigaud, qui suit ; 2° Jean-Marc-François de Scoraille, Sgr de La Mazière, qui fut élevé page du roi, et qui, après avoir été enseigne de vaisseau, s’est retiré à faute de santé ; il épousa Jeanne de Giou, fille de N....., Sgr de Salle de Bezac, et de Catherine de Carlat, dont : A. – Louis de Sco-
[modifier] SCORAILLE-SECHONIE, p. 157-158
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raille ; B. – Angélique ; C. – Marguerite ; 3° Gaspard, qui se maria ; 4° Joseph-Gaspard, chevalier de Malte, où il mourut en 1700.
XIX. – Gaspard de Scorailles, Sgr de La Mazière ; fils de Louis et de Guillelmine de Fontanges, fut tonsuré en 1649, se maria en 1662 à Claude de Fontanges, fille de Geraud ; Sgr de Velzic et Marie d’Auzolle, dont il laissa Louis-Geraud de Scoraille, docteur de Sorbonne, comte de l’église de Brioude, doyen, en 1708, de la cathédrale de Verdun.
XIX. – Jean-Rigaud de Scoraille, comte de Roussille, Sgr de Montjou, de Cropiere et de Saint-Jouery ; servit en plusieurs occasions durant la minorité de Louis XIV, et commandait en qualité de lieutenant, mestre de camp du régiment d’Espinchal, au siège de Montrond. Il épousa, le 27 janvier 1640, Aimée-Eléonore de Plas. De cette alliance naquirent : 1° Annet-Joseph, qui suit ; 2° Henri, mort au siège de Condé en 1676 ; 3° Louis-Léger, abbé de Valloire, quitta le clergé en 1692 ; 4° Jeanne, religieuse de Saint-Benoît a l’abbaïe de Faremoutier, abbesse de Chelles, bénite le 25 août 1680, morte en 1688 ; 5° Catherine-Gasparde, mariée : 1° à Sébastien de Rosmadoc, marquis de Molac, etc. ; 2° à Henri de Chabannes ; 6° Marie-Angélique, demoiselle de Fontange ; née en 1660, fille d’Honneur de Madame, depuis duchesse de Fontange, morte a l’abbaïe de Port-Royal de Paris, de suites de couches, après une longue maladie, à l’âge de vingt-deux ans, le 5 juillet 1681 (Gazette) ; elle y fut enterrée, et son cœur porté a Chelles, dont sa sœur était abbesse ; ce fut elle qui la première porta, lorsqu’elle commença a paraître à la Cour, en 1679, ce nœud qu’on appelle de son nom Fontange, c`est un nœud de rubans que les femmes, qui se mettent proprement, portent sur le devant de leur coiffure, et un peu au-dessus du front, et qui lie la coiffure (Dic. Hist. des mœurs des Franç.) ; 7° Anne, religieuse a Chelles, depuis abbesse de Notre–Dame-des-Prés, à Paris.
XX. – Annet-Joseph de Scoraille, marquis de Roussille, mourut en 1701 ; il avait épousé, le 7 janvier 1677, Charlotte de Pestels ; elle mourut le .... novembre 1719, laissant : 1° Louis-Théodore, qui suit ; 2° Louis-Léger, chanoine et comte de la noble église de Brioude ; 3° Jeanne-Marie-Elisabeth, née le 13 juillet 1678, mariée à N..... de Valadi, comte de Fraixinet, en Languedoc ; 4° Marie-Charlotte.
XXI. – Louis-Théodore de Scoraille, né le 12 août 1680, marquis de Roussille, mestre de camp d’un régiment d’infanterie, aujourd’hui réformé à la suite de celui de Normandie, chevalier de l’ordre de Saint-Louis, lieutenant du roi dans la Haute-Auvergne, brigadier d’infanterie, créé le 1er février 1719, épousa, en 1719, N..... de Ribeyre, fille de Charles, premier président de la Cour des aydes de Clermont-Ferrand, et de Magdelene de Berulle.
SECHA. – V. SESCHA.
SECHANGA. – V. SESCHANGA.
SECHANGE. – V. SESCHANGA.
[SECHONIE ou SICHONIE. – Hugues de Sechonia ou Sichonia, chevalier. Voyez mes Mémoires. mss. sur les Abbayes du Limousin, p. 513.]
[modifier] SEDIERE-SEGLIERE,p. 159
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SEDIERE, sieur dudit lieu, paroisse de ....., porte : d’azur à un chevron d’or accompagné de trois palmes de même.
[Sedieres, terre et seigneurie du Bas-Limousin, qui a eu autrefois des seigneurs particuliers, et qui appartient maintenant MM. de Lentilhac, gentilshommes de distinction.]
Noble Raymond de Sedieyra, damoiseau, dont la mort est marquée au nécrologe de Bonnesaigne, épousa Marguerite de La Jomont, fille de Gocelin et de Marguerite de La Roche ; elle était veuve de Gui de Chatelus, chevalier de La Jonchère, dont : l ° Jordain de Sedieyre, mort sans hoirs ; 2° Marguerite, religieuse à Bonnesaigne.
Guillame de Sediere, Sgr de Champagnac, en Limousin, épousa N....., dont Catherine, mariée, le 11 août 1467, avec Thomas d’Hautefort, écuïer, sieur de La Rasoire Gabillon et Vandre, fils de Helie, écuyer, et de Souveraine Bertin du Burg (SIMPL., T. VII, p. 347).
N....., vicomte de Sedières au bas païs de Limousin, épousa Gabrielle de La Forest, fille de Jean, baron de Griffe, chevalier des ordres du roi, et de Françoise Coeffier d’Effiat, veuve de Jean de Saillent, baron de Cournon (DUCHESNE, Hist. Mais. Châtaign., p. 212).
Christophe de Sedières, vicomte de Sedières, en Limousin., épousa Magdelene de La Forest, sœur de Gabrielle, cy-dessus (Idem).
I. – N..... de Sedière épousa N....., dont : 1° Dominique, qui suit ; 2° frère Pierre, qui permuta, en 1532, la cure de Mazieres, prês Ventadour, diocèse de Limoges, pour le prieuré-cure de Saint-Aubin-de-Neyrat, diocèse de Poitiers, étant abbé de Tourtoyrac ; il l’était encore en 1535.
II. – Dominique de Sedières, chevalier, Sgr de Sedière, Puyagut et Collonges, donna deux investitures le 28 août 1535 ; demeurait à Puyagut, paroisse de Pluviers, en 1560. Il épousa Anne de Pierrebuffierre, dont : 1° Pierre, qui suit ; 2° Anne, mariée à Antoine de Scoraille, Sgr de Roussille et de Montpensier, fils de Louis et de Marie de Royère.
III. – Pierre de Sedieres, chevalier de l’ordre du roi, fit son testament le 18 juin 1613, épousa, par contrat du 17 mai 1571, passé en présence du roi, Marthe de Noailles, fille d’Antoine et de Jeanne de Gontault ; elle testa le 24 février 1599, dont Giles (SIMPLIC., T. IV, p. 789).
IV. – Giles de Sedières, Sgr de Montamar, épousa, le 22 juin 1621, Bonne de Souilhac, fille de Jacob, Sgr d’Aserac, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, qui se fit catholique, et de Marguerite de Bourzoles ; elle fit son testament le 15 avril 1664. Dont, Jacques, qui suit.
V. – Jacques de Sedieres épousa, le 20 février 1650, Antoinette de Lentillat.
François de Sedières, en Limosin, épousa Marguerite de Montmege, dont Anne, mariée avec Marc-Antoine de Durfort, écuyer, sieur de Goujonnac ; lequel testa en 1599 (SIMPLIC., T. V, p. 758).
SEGLIERE. – Noble Antoine Seigliere, paroisse de Guéret, épousa N..., dont François, tonsuré en 1618.
Noble Estienne Segliere, paroisse de Guéret, épousa Magdelaine du Plantadis, dont : 1° François, tonsuré en 1656 ; 2° Jean, tonsuré en 1656.
Gilbert-Thimolëon de Seglieres, ëcuïer. sieur de Jouhet et du Plantadis, paroisse de Guéret, conseiller du roi, vice-sénéchal de la Marche, Montégut
[modifier] TOUCHE-TOUR, p. 190
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cessions de leurs père et mère, le 30 octobre 1662 ; 3° Elisabeth, mariée à Henri Pasquet.
VII. – Jacques de La Touche épousa, le 14 mai 1651, Marguerite Chillac.
Cette branche parte : d’or à un lion rampant de sable, armé, lampassé et couronné de même. Supports : deux sauvages.
I. – Helie de La Touche fit un échange de la terre de Rioux-Martin avec une autre, le 12 février 1541 ; il fit son testament le 6 octobre 1574 ; épousa Anne de Talleran ; ces époux, avec dame Gabrielle de Rochemaux, obtinrent fulmination de Bulles en leur faveur, le 13 mai 1541.
II. – Janot de La Touche fit une transaction avec Odet, son frère, le 4 mai 1592, sur la succession de leur pére ; il testa le 18 août 1611, laissant l’usufruit de son bien à sa femme, instituant Gabriel, et faisant légat à Jean et à ses autres enfants. Il avait épousé Huberte Raymond.
III. – Jean de La Touche épousa, le 14 février 1636, Françoise de Raymond.
IV. – Gaston de La Touche épousa, le 29 septembre 1657, Eléonore de Callières.
Cette branche porte : d’or à un lion ramparrt de sable, armé de même, couronné et lampassé de gueules.
I. – Jean de La Touche, écuïer, sieur de Rochefort, reçut, en février 1597, des lettres de légitimation comme fils naturel de Gaston et de Jeanne de Bonnevin ; en décembre, il reçut, ainsi qu’Antoine, son frère, des lettres de noblesse, vérifiées à la Cour des aydes de Paris, le 5 juin 1600. Il épousa, le 8 janvier 1590, Marie Desmier, fille de François, écuïer, sieur du Maine-Arnaud, paroisse de Peyrigniac, et de Gabrielle Raymond.
II. – Janot de La Touche épousa, le 24 février 1615, Philippe de Laigle, dont Charles, qui se maria le 9 mai 1648.
François de La Touche épousa, par contrat du 17 septembre 1556, Anne Estourneau.
Demoiselle Anne de La Tousche mourut au château de La Maisonneuve, paroisse de Saint-Estèphe, le 9 juillet 1653.
Léonarde de La Tousche épousa Isaac de Pindrat, sieur de Beaupuy ; elle mourut à quatre-vingt-dix ans au château de Ventenat, paroisse de Châteauponsac, le 2 juin 1709).
TOUMASSON. – V. TOMASSON.
LA TOUR, Sgrs de Turenne, portent : écartelé au 1er et au 4e d’azur semé
[modifier] TOUR, p. 191-208
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de France, à la tour d’argent, au bâton de gueules ; aux 2e et 3e coticé d’or et de gueules de 12 pièces.
X. – Anne ou Annette de Beaufort, vicomtesse de Turenne, épousa son cousin-germain, Agne de La Tour, Sgr de Limeuil, en Périgord, fils et héritier de Bertrand de La Tour, Sgr d’Oliergues, et de Marguerite de Beaufort. Les premières conventions de ce mariage furent faites à Beaulieu, le 24 mars 1443, vieux stile, en présence de Jean ; évêque de Tulle, nobles Guillaume, Sgr de Gimel, Lois, son fils, etc. La dispense du pape Eugène VI, dont ils avaient besoin, est du 7 mars 1444 ; le contrat de mariage ne fut néanmoins passé que le 21 octobre 1445, à Fromagat, sur le chemin de Gimel à Tulle, pardevant Jean Viger, damoiseau, lieutenant de Jean du Mesnil-Symon, Sgr de Maupâs, séneschal du Limosin, aux baillages de Brive et d’Uzerche, en présence de Guillaume et Louis de Gimel, oncles de la mariée, noble Jean de Roffinhac, chevalier, Jean de Maumont, licencié ez-lois, Jean Leysteyrie, Sgr de Florimon, etc., Hugue de Cluzel. Ce mariage termina le procès qui était entre les maisons de La Tour et de Beaufort.
En 1451, le vicomte de Turenne, se disposant sans doute à aller servir le roi en son armée de Guyenne, fit son testament le 8 mai ; s’étant rendu a l’armée, il se trouva à la prise du château de Fronsac, après laquelle, le 24 juin, il y eut une promotion de cinquante chevaliers, entre lesquels sont nommés les premiers le comte de Vendosme, le vicomte de Turenne. En 1453, il était de l’armée du comte de Clermont, lieutenant-général au païs de Guyenne et de Bourdelais, où il se gouverne grandement. et honorablement ; il se trouva au siège de Castillon. Le 4 décembre 1467, Louis XI lui donna la conduite de la noblesse, tant en sa vicomté de Turenne que de ses autres terres et seigneuries étant en Périgord, Querci et Limosin. Le 12 janvier suivant, ce prince le fit son chambellan, étant homme de bon sens, vaillance et bonne loyauté. Le 29 juin 1469, le même roi étant à Uzerche, en Limosin, y reçut les foy et hommage que ce vicomte était tenu de lui faire, pour raison de ses seigneuries d’Oliergues et autres en Auvergne. En mars 1483, vieux stile, il fit hommage au roi Charles Vll pour la vicomté de Turenne ; ce prince lui en confirma les privilèges en juillet 1484. L’année 1484 ou 1485, il se trouva avec le vicomte de Combret (mieux de Comborn) aux états généraux du royaume tenus à Tours. Les états y furent partagés en six divisions ; la sixième, appelée la langue d’oil, renfermait le Limosin. Le 4 mars 1479, aujourd’hui 1480, lui et sa femme firent leur testament, dans leur château de Montvalent, en Querci, dans lequel ils déclarent qu’ils ont treize enfants vivants, et que, outre cela, il y en a quatre en paradis. Ils prennent les qualités de seigneurs des baronnies, terres et juridictions de Saint-Exuperie, Margharide et Roziers, en Limosin. Ils veulent quantité de messes, et que pour chacune soit payé 3 sols 8 deniers tournois. Témoins : nobles Raymond de Comerc, bachelier en l’un et l’autre droit, curé de Sarazac et chancelier desdits seigneur et dame, François del Salhen, Sgr de Floumont, Annet Maschat, Sgr de La Meschaussie, maître d’hôtel desdits seigneur et dame, Hugue de Cluzel, Sgr de La Trayne, et Estienne Vielaschieses, Sgr del Bastit, discretes personnes Antoine de La Croix, recteur de Varest, et maître Pierre de Pardirac, bachelier en médecine, habitant Tulle.
Anne de Beaufort étant morte, il fit un codicille, le 4 janvier 1483, dans
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le château de Turenne, où il était malade, en présence des susdits del Salhen, Comerc, Cluzel, Jean de Beaumont. Sgr du Repaire de Peyrathalade, paroisse de Mayssac, vénérable et scientifique Antoine de Roris, licencié en décrets et bachelier ez-lois, juge ordinaire du vicomte de Turenne, discrete personne Pierre de Asserio, recteur de Turenne.
Le vicomte ne survécut pas longtemps à cette dernière disposition ; il mourut le 28 du même mois de janvier et fut enterré avec sa femme aux Cordeliers de Brive, au sepulchre de leurs prédécesseurs. Il s’y était fait transporter neuf jours auparavant. Ses honneurs funèbres furent ordonnés au premier mardi de carême, dixième jour du mois de mars. Il s’y trouva beaucoup de gens d’église, gentilshommes et autres, qui furent tous défrayés aux dépens du vicomte de Turenne, son fils, accompagné de Bertrand de Polignac, évêque de Rhodez, son cousin, et de Jean de Taleyran, Sgr de Grignaux, son beau-frère. Le service du bout de l’an fut fait au, même endroit, le 26 janvier de l’année suivante ; les évêques de Tulle et de Sarlat s’y trouvèrent avec quantité de noblesse, et quoique la compagnie fût très nombreuse, elle fut néantmoins entièrement défrayée aux dépens du vicomte de Turenne.
Ils laissèrent : 1° François, qui aura son article ; 2° Giles, abbé de Vigeois ; 3° Pentaléon de La Tour, Sgr de Limeuil, conseiller et chambellan de René II, roi de Sicile. C’est un des quatre que ses père et mère disent être en paradis ; il mourut en Beaujolais avant 1479, et, longtemps après, son corps fut porté aux Cordeliers de Clermont ; 4° Annet de La Tour, dit de Turenne, qui était d’une complexion fort délicate, mangeant très peu, principalement de la chair et autres aliments nourrissants ; il fut seigneur de Servieres, paroisse de Glenie, diocèse de Tulle, Saint-Exupéri et de La Merlière. Son père ordonna qu’il serait d’église, et se fairait promouvoir aux ordres sacrés ; il lui assigna pour cet effet 400 livres de pension annuelle et viagère. Par son testament du 19 mai 1497, il institua héritier Antoine de La Tour, son frère, et voulut être enterré chez les Cordeliers de Brive, dans le tombeau de ses père et mère ; 5° Antoine de La Tour, mort l’an 1482, enterré chez les Cordeliers de Brive. Les évêques de Limoges, Périgueux, Sarlat et Tulle, les abbés d’Uzerche et de Terrasson et autres prélats., Mrs de Pompadour, Chateauneuf, Saillant, Saint-Aulaire et plusieurs autres grands seigneurs, assistèrent à ses obsèques ; 6° autre Antoine. de La Tour, dit le Vieil, qui continua la lignée ; 7° autre Antoine de La Tour, dit Le Jeune, qui a fait. la branche de Murat, appelé aussi Raymond, né en 1471, destiné à l’église par le testament de ses père et mère, tonsuré le 20 novembre 1484, par l’évêque de Tulle, en vertu de lettres démissoires de l’évêque de Limoges. Le pape Innocent VIII lui permit de tenir plusieurs bénéfices ; 8° Anne de La Tour, mariée, en 1469, à Jacques de Loumagne, Sgr de Montagnac, fils aîné d’Odet, vicomte de Conserans et Sgr de Fimarcon et de Donzenac, et de Marthe Royère de Cominges ; 9° Marguerite de La Tour, mariée, le 22 septembre 1478, à Jean de Taleyran, Sgr de Grignoux, prince de Chalais, etc. ; 10° Catherine de La Tour, mariée, le 9 juillet 1489, à Antoine Pompadour, fils de Jean et de Marguerite Chauveron ; 11° Françoise de La Tour, marie, le 31 janvier 1499, avec Jacques Castelnau, Sgr de Jaloignes, fils de Jean, Sgr de Castelnau de Bretenoux, et de Marie de Culant. Françoise fit son testament le 25 mars 1529, et fut
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enterrée au lieu de Félines. N’ayant point d’enfants, rllr institua héritier François II, vicomte de Turenne, son neveu et son filleul, âgé d’environ cinquante-trois ans ; 12° Marie de La Tour, mariée : 1°, le 1er août 1499, à Jean, Sgr d’Autefort, gouverneur du Périgord et du Limosin, dont Jean d’Autefort, qui succéda à la charge de son père ; 2° à Gabriel de Perusse, fils de Jean de Perusse des Cars, de la branche de Saint-Bonnet, et de Catherine de Levis. M. Baluze n’a pas parlé de ce second mariage. C’était à cette alliance qu’il devait appliquer ce qu’il dit des heures en miniature. Selon lui, elles ont appartenu à quelque vicomtesse de Turenne qui faisait sa résidence dans le diocèse de Saintes, ainsi que le calendrier de ces heures le justifie, l’écu est mi-partie de La Tour Turenne, l’autre des Cars, qui porte : de gueules au pal de vair ; il y a pour brisure un chef d’or ; 13° et 14° Isabeau et Louise de La Tour, religieuses, en 1470, à Prouille en Languedoc, ordre de Saint-Dominique ; 15° Gabrielle de La Tour que ses père et mère, par leur testament, voulaient aussi faire religieuse à Prouille ; elle l’était à Fieux en Quercy, ordre de Saint-Jean de Jérusalem, l’an 1485.
Xl. – François de La Tour premier du nom, fils aîné d’Anne, vicomte de Turenne et d’Anne de Beaufort, fut leur héritier en la vicomté de Turenne, Saint-Exuperi, Margharide, Roziers en Limosin, etc. Son père l’émancipa, le 14 janvier 1489, à Turenne. Le 25 septembre 1489, il rendit hommage au roi pour ses terres du païs d’Auvergne. Il mourut sans alliance à Donzy en Nivernais, où il fit son testament, le dernier jour de février 1493, par lequel il élit sa sépulture en l’église des Cordeliers de Brive-la-Gaillarde, en laquelle ses prédécesseurs sont inhumés ; donne tous ses chevaux à Bertrand de Saillant et à Antoine de Vertheleys, escuïers, ses serviteurs ; nomme ses exécuteurs testamentaires le comte de Ventadour, qu’il appelle son oncle, le seigneur de Grignaux, son beau-frère, et le seigneur de Pompadour ; ordonne le pélerinagé de Notre- Dame-d’Hautefaye, peut-être diocèse de Tulle.
XI. – Antoine de La Tour, vicomte de Turenne [ Sgr d’Oliergues], etc., fut destiné à l’église ; mais, après la mort de son frère aîné, François, il recueillit la succession et les biens de la maison de La Tour-Turenne. Le roi lui donna respit le 22 février 1493, vieux stile, pour l’hommage de la seigneurie de Saint-Superi et vicomté de Turenne en Limosin. Par lettres du 7 février 1496, il le fit son chambellan. En 1498, il donna, par donation entre vifs, à sa femme [Antoinette de Pons] la seigneurie de Servière, en la sénéchaussée de Limousin, paroisse de Glenic, diocèse de Tulle, pour en disposer elle et les siens à la vie et à la mort, à leur volonté. En 1523, il était avec ses bandes dans la ville de Péronne, assiégée. Il mourut en son château de Montvalent en Quercy, le 14 février 1527, vieux stile, et fut enterré aux Cordeliers de Brive, ainsi qu’il l’avait ordonné par son testament, ez tombes de ses père cet mère. Il avait épousé, par contrat da 17 avril 1494, Antoinette de Pons, fille de Gui, Sgr de Pons et vicomte dudit Turenne, en sa partie de la vicomté, et de Jeanne de Châteauneuf. On sait qu’Antoinette était morte le 23 décembre 1511 ; car on n’en trouve pas autre chose. Ils eurent pour enfants légitimes : 1° François, qui suit ; 2° Giles de La Tour, protonotaire du Saint-Siége, Sgr de Limeuil en Périgord, par la donation que lui en fit son père le 18 avril 1527. Il testa en 1566. Il épousa Marguerite de La Cropte, dame de Lanquais, fille unique et héritière de Bertrand et de Jeanne d’Abzac de La Douce ; elle fut empoi-
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sonnée aux bains de Béarn ; elle testa en 1571 ; 3° Marguerite, mariée en 1514, à Pierre de Clairmont, baron de Clairmont, de Lodève et de La Malière, fils de Tristan de Castelnau et de Catherine d’Amboise ; 4° Anne, reçue en 1505, religieuse de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, au monastère de Fieux en Querci, d’où elle sortit par dispense du pape du 9 avril 1563 ; elle est enterrée chez les Cordeliers de Brive. Baluze énumère encore ; Marguerite, mariée, en 1575, à Jean d’Aubusson, Sgr de La Valade en Périgord ; et Magdelaine, mariée, en 1563, à Jean de Fayole, Sgr de Neuvic, Saint-Pardoux et Saint-Martial, son parent au quatrième degré, morte sans lignée. Le testament d’Antoine de La Tour, du 22 mars 1522, vieux stile, est une preuve trop marquée de sa vie dissolue ; il s’y dit Sgr de Servières, fait des légats à ses bâtards qu’il avait eu de ses servantes, du moins en partie, et d’une nommée La Gaillarde de Lochas ; il les nomme tous : noble Rigad de Turenne, écuïer, puis abbé d’Uzerche ; noble Pierre de Turenne ; noble Jean de Turenne ; noble Bertrand de Turenne ; noble Jean de Turenne, écuïer ; noble François de Turenne ; noble Pierre ; noble Agnet ; noble Gabrielle ; noble Jacquette ; noble Antoinette ; noble Anne ; autre noble Antoinette.
XII. – François de La Tour, deuxième du nom, vicomte de Turenne, chevalier de l’ordre du roi, etc., né à Limeuil, en Périgord, le 5 Juillet 1491, eut pour parrain Louis de Levis, comte de Ventadour, fut émancipé par son père, qui lui fit en même temps don de la vicomté de Turenne et de plusieurs autres seigneuries. Je ne parle que des seigneurs de Turenne ; ainsi on peut voir ses belles actions dans MM. Justel et Baluze. Le 27 janvier 1528, vieux stile, le roi lui écrivit d’Argenteuil et lui marqua : « J’ai reçu, par Noailles, présent porteur de votre lettre et entendu bien amplement par lui, tout ce qu’il m’a dit et exposé de votre part, suivant le contenu aux instructions que lui avez baillées, etc. » Il prétendit le droit de lods et ventes à cause des acquisitions faites au dedans de la vicomté ; les gentilshommes se roidirent au contraire, et, par arrêt du Parlement de Bordeaux, donné avec le sieur de Lignerac, du 24 décembre 1529, rapporté par Boere, conseiller au même Parlement, qui fut commis et député pour l’exécution de l’arrêt, en sa décision 263, par Chopin, Mayard, il a été ordonné qu’il serait informé par turbes ; et, depuis ce règlement, j’ai appris, dit M. Mercier, que les officiers du sieur de Bouillon avaient fait une transaction avec un des héritiers du sieur de Lignerac, le 17 septembre 1599, par laquelle il se soumet au payement des lods et ventes, nonobstant l’arrêt ; et ensuite de ce qu’il avait introduit une instance au grand conseil contre le sieur de La Méchaussée, qu’on dit être serviteur particulier dudit sieur de Bouillon, et, avec lui, obtenu arrêt portant condamnation des lods et ventes, contre lequel il y a requête civile.
Il épousa, : 1° en avril 1516, Catherine d’Amboise, fille et héritière de Gui, Sgr de Ravel, et de Françoise Dauphine de Combronde, dont il n’eut point d’enfants. Amboise porte : pallé d’or et de gueules de 6 pièces.
Il épousa : 2° en juin 1518, Anne de La Tour dite de Boulogne, dame de Montgascon, fille de Godefroi de La Tour, deuxième du nom, Sgr de Montgascon et d’Antoinette de Polignac, sa parente, et veuve de Charles de Bourbon, comte de Roussillon, puis de Jean de Montmorenci, Sgr d’Ecouën. La Tour-Montgascon, porte : écartelé aux 1er et 4e de La Tour ; ceux 2e et 3e
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d’Auvergne qui est d’or au gonfànon de gueules, frangé de sinople. Elle fit son testament à Paris, le mercredi 8 mars 1530, vieux stile, année de sa mort, et voulut y être enterrée chez les Cordeliers ; elle y fait deux légats à la demoiselle de Thouzet, gouvernante de ses filles et à la fille de ladite demoiselle.
Il assista, le 20 décembre 1530, à l’entrée du cardinal Duprat, légat a latere dans la ville de Paris. Le roi François Ier, étant allé en Bretagne, l’an 1532, pour y recevoir Mr le Dauphin, en qualité de duc de Bretagne, le vicomte de Turenne l’y suivit et mourut à Villocher, à deux ou trois lieues de Châteaubriant, où le roi se tenait, le 12 juillet, ayant fait son testament trois jours auparavant. La relation de ses obséques est curieuse, mais je ne m’arrêterai qu’à ce qui concerne le Limousin. Tous les gentilshommes, parmi lesquels sont nommés MM. de La Borde, Le Maistre, le baron de Gimel, de Martigny, de Miramont, Mathieu de Faye, Sgr de Marion, et tous les serviteurs, furent habillés de deuil, à Villocher ; tous étaient en grand nombre, tant de gentilshommes que autres, et après partirent de là accompagnés des Cordeliers ; et s’en vinrent jusqu’à la ville d’Uzerche, en Limosin, où le corps reposa pendant quinze jours. Le 20e jour de juillet, maître François des Cars, Sgr de La Vauguyon, l’un des exécuteurs testamentaires et tuteur des enfants, vint à Pompadour et envoya quérir Mre Rigaud de La Tour, abbé d’Uzerche, frère du défunt, Mr de Bar, Sgr du Cluzeau et de La Bertrandie, MM. de Pompadour et des Cars, pour aviser au fait de l’enterrement et honneurs funébres. De Bar leur montra ce qui avait été fait à l’enterrement du père du défunt, ce qui ayant été approuvé par ces messieurs, ils en envoyèrent un double à Mr le duc d’Albanie et à Mre Antoine de La Rochefoucaud, Sgr de Barbezieux, tuteurs des enfants du vicomte, avec les cardinaux de Tournon et de Grammont, et à Antoinette de Polignac, dame douairière de Montgascon, tutrice. Ce projet ayant été agréé par ces messieurs et cette clame, ils dépêchèrent de Bar à Brive pour faire accoustrer l’église des Cordeliers et avoir les provisions nécessaires pour l’enterrement et les honneurs funèbres. Ils écrivirent. aux évêques de Cahors, Tulle, Périgueux, Sarlat et Bazas, pour les inviter de se trouver à cette cërémonie ; ils y invitérent également les abbés de Souillac, Figeac, Saint-Martial ; La Valette, Grandmont, Marsillac, Terrasson, Beaulieu, La Couronne et Chastres, et les doyen et chapitre de Saint-Germain-de-Masseré. Ils y firent aussi appeler MM. de Murat, Limeuil, Pompadour, Autefort, Pons, Mirambeau, Ribeyrac, Guistinières, Curton, Montal, Biron, le grand écuyer Jacques Gaillot, de Genouillac, Gimel, des Cars, Saint-Bonnet, Saint-Aulaire, de La Fieulx, Gramot, Montmurat et Aubeterre, tous les gentilshommes accoutumés à être appelée aux états du vicomte, tous les consuls et syndics des villes et châtellenies de la vicomté. Le sieur de Bar fit tenir les lettres partout, par cinq serviteurs hahillés de deuil (1) . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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XII. – François de La Tour, mort en 1557 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
XIV. – Henri de La Tour, mort en 1623 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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- 1. Les pages 2381 et 2382 sont déchirées. Elles contenaient la fin de cet article, celui de François, et le commencement de celui. d’Henri. Les notes A et B, qui se rapportent à ce dernier, se trouvent à la page 2411. Nous donnons la suite, qui est à la page 2383.
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A. – Le vicomte de Turenne ayant appris, par Saint-Heran, gouverneur d’Auvergne, qu’on devait l’arrêter dans cette province, vint à Turenne, d’où il fut encore obligé de sortir vers 1574. Il engagea le comte de Ventadour, qui était son oncle et gouverneur de Limosin, à prendre le parti des mécontents. Le vicomte s’attacha, en 1575, au duc d’Alençon, et eut le crédit de lever trois mille hommes de pied, tous gens d’élite, et de se faire suivre par quatre cents gentilshommes des meilleures maisons de Limosin, de la Marche, etc. Il rompit avec ce duc et se retira à Turenne ; la magnificence avec laquelle il y reçut, lui attacha de nouveau la noblesse ; il avait, d’ordinaire, vingt-cinq gentilshommes entretenus à ses dépens, vingt-quatre pages et le reste à proportion.
B. – Après la paix de 1580, il alla chercher de la gloire aux Pays-Bas, y menant, comme volontaires, au duc d’Anjou, cinquante gentilshommes des meilleures maisons d’Auvergne et du Limousin, qui voulurent bien, non-seulement marcher sous ses ordres, mais encore prendre ses livrées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
En 1585, il avait assemblé de la cavalerie et de l’infanterie dans le Limosin, le Périgord et le Quercy. Le prince de Condé espérait, en octobre, qu’il lui emmenerait à Brouage quatre au cinq mille hommes dans peu de jours, et qu’il prendrait le commandement du siège de cette ville en son absence. Le vicomte y conduisit en effet quelques troupes. ; mais, dès qu’il vit arriver le maréchal de Matignon, il les congédia. V. VAISSETTE, p. 419. Le lendemain de la bataille de Contras, 1587, Mr de Turenne, croiant que, la réputation de son gain aurait tellement effrayé les provinces de Périgord et de Limosin, que tout se réduirait sous sa puissance, débaucha le tiers de l’armée du roi de Navarre, qui fut depuis Henri IV, pour la mener en ces provinces, sous des espérances qu’il donnait et promesses qu’il faisait de les faire tous riches de butin, et de chasser la religion catholique de ces provinces. Néantmoins, il n’y fit rien qui vaille, il ne prit pas une bicoque et fut bien battu à Sarlat. Le 13 décembre, le siège de Turenne fut levé. En 1588, voyez VAISSETTE, p. 424, 425. En 1591, il leva des troupes en Limosin poux les protestants. Sa Majesté le fit solliciter de venir au siège d’Amiens, en 1597. Mais le duc de Bouillon, alleguant les plus beaux prétextes, ne quitta l’assemblée des calvinistes, tenue à Chatelleraud, que pour aller à Turenne, ce qui augmenta les soupçons du roi. Le duc se rendit auprès de lui, à Blois, et s’en retourna dans 1a ville de Turenne. En 1601, le roi Henri IV s’était résolu à porter sa personne vers le Limosin où s’épandaient de nouvelles semences contre Sa Majesté, ce qui fut suspendu. L’année suivante, ce prince reçut quantité de lettres et d’avis par messagers exprès de la part de ses serviteurs particuliers et bien affidés, qu’il entretenait toujours en Limosin, la Marche etc., pour le tenir toujours averti de ce qui se passerait en ces provinces. On. lui faisait savoir qu’il courait et trottait par ces provinces grande quantité de gens, tant d’une que d’autre religion, qui faisaient tout ce qu’ils pouvaient pour décrier et rendre odieuse son administration, et même tâcher de le mettre, en haine universelle de ses peuples. Pour 1602, voyez VAISSETTE. p. 496. Le roi y pourvut en établissant absolument en Limosin le sol pour livre. Sa prudence et sa réputation admirable contint les plus étourdis et malins, et
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ramena à la raison les plus dociles et débonnaires. Il usa d’un trait de grande prudence et générosité ; car, aïant vu une obéissance si entière et sans contraste à l’établissement de cette imposition, que l’on avait pris pour prétexte de toutes les rumeurs fomentées par les conspirateurs, il en fit la révocation fondée sur la seule prompte obéissance que les peuples avaient témoignée de vouloir rendre à tous ses commandements ; cette mesme imposition, qui paraissait si onéreuse, fut convertie en une double subvention, et, quelque temps après, entièrement éteinte. La même année, 1602, après que le maréchal de Biron fut décapité, le 29 juillet, le maréchal de Bouillon ne se trouva pas sans accusateurs ; il était alors en sa vicomté de Turenne, le roi lui manda qu’il vint se justifier. Au lieu de se rendre, il envoya au roi une lettre de remonstrances fort éloquente, par laquelle il lui représenta qu’ayant appris que ses accusateurs étaient très méchants et très artificieux, il le suppliait de le dispenser d’aller à la Cour. Pour réponse, le roi lui commanda de venir, mais il passa à Genève, puis à Heidelberg, chez le prince Palatin, disant, en sage politique, comme il était, qu’il ne fallait ni capituler avec son roi, ni s’approcher de lui tant qu’il était en colère. En 1603, un nommé Calvairac fit avertir Sa Majesté, par tierce personne, qu’il se faisait plusieurs brigues et menées en Limosin, etc., avec des intelligences en Espagne, et qu’il y avait des personnes de qualité fort relevées qui s’en mêlaient, tant catholiques que de la religion prétendue réformée, à quoi il serait bon que le roi prit garde. Le duc de Bouillon écrivit une lettre, datée de Turenne, le 18 juin, à Mr de Rosny, surintendant des finances, pour sonder ce que le roi croïait de lui dans cette occurrence. Sur la réponse de Mr de Rosny, il envoya le sieur de Rignac vers le roi, pour se justifier. Le sieur de Vassignac alla aussi en cour pour le même sujet. Mr de Ventadour, et surtout Mme de Verneuil, implorèrent la clémence du roi pour le comte d’Auvergne, coupable de la même conspiration, et l’obtinrent. Ces assemblées continuaient toujours en Limosin et en Périgord, le sieur de La Chapelle-Biron et plus d’une trentaine de gentilshommes de sa cabale, qui étaient la plupart chez lui, voulaient venir trouver le roi, l’informer de tout ce qu’ils savaient et lui demander pardon, pourvu qu’ils espérassent l’obtenir. Mais ils avaient plus de peur que d’espérance. Au mois d’août, ceux de Turenne, compris dans les places de sûreté accordées à ceux de la religion prétendue réformée, se fortifièrent et se munirent de tout ce qui leur était nécessaire ; tant qu’ils purent, ils logèrent leur artillerie sur des plates-formes, faisant contenance de vouloir défendre la place, parce qu’ils apprirent que le roi voulait venir. Le vice-sénéchal de Brive, député par Baumovielles, en informa Sa Majesté et lui apprit que Rignac était dans Turenne avec Vassignac, mais fort étonnés. Quand ils apprirent que le roi était parti de Paris, ils lui envoyèrent au Hallier, près d’Orléans, deux gentilshommes du Querci, nommés Caussa et Brigantin, tous deux frères. Ceux-ci avouèrent ouvertement tout ce qui avait été fait par Rignac et Bassignac ; ils demandèrent pardon. pour six vingts gerrtilshommes qui avaient part à leur entreprise, qui citait de pren-dre Villeneuve d’Agenois. Mais Bassignae et Rignac, ayant reçu des ordres du duc de Bouillon, se résolurent de tenir en défense Turenne et Saint-Céré. Le duc envoya des ordres contraires et manda à ceux qui gardaient ses maisons de les remettre entre les mains de ceux que Sa Majesté ordon-
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nerait. Le roi donna commission à autant de gentilshommes de la religion qu’il y avait de places pour les aller recevoir, ce qui termina la guerre.
Durant l’été de 1605, le roi, étant à Paris, fut averti par le capitaine Belin qu’en Limosin, Périgord, Querci, et en quelques provinces des environs, plusieurs gentilshommes, appuyés par le duc de Bouillon, de concert avec l’Espagne, tramaient une conspiration et faisaient des assemblées pour relever les fondements de rébellion, que le feu maréchal de Biron et ceux qui étaient de sa conspiration y avaient jetés. Leur prétexte, ordinaire aux rebelles, était de décharger le peuple et faire que la justice fût mieux administrée à l’avenir par ceux qui l’exerçaient. Mais leur dessein n’était que de pescher en eau trouble, et sous l’apparence du bien public, s’engresser sur les ruines du pauvre peuple. Le duc de Bouillon, qui avait entendu dire que Sa Majesté révoquerait un jour les privilèges et franchise du vicomté de Turenne, avait des émissaires qui distribuaient de l’argent, prenaient le serinent de ceux qui lui promettaient service, et ils avaient déjà formé des entreprises sur dix ou douze villes catholiques. Sa Majesté, ayant fait donner à Belin 1,200 francs pour la récompense de son avis, partit de Paris le 15 ou le 16 septembre, s’achemina à Limoges, Il y manda la noblesse des provinces voisines de le venir trouver, et, suivant sa prévoyance accoutumée, vint accompagné de trois mille hommes, autant du régiment des gardes, et huit ou neuf cents chevaux de compagnies réglées. Aussitôt que La Chapelle-Biron, le baron de Calveyrac, Tavac, Jiversac, Bassignac, etc., eurent avis de sa venue, ils se sauvèrent à Sedan et d’autres lieux de sûreté, en diverses provinces, ou se cachèrent chez leurs amis et quittèrent leurs châteaux. Le roi envoya se saisir de quelques places qu’il pensait que les rebelles devaient occuper, et entre autres de Turenne qui appartenait au duc de Bouillon, et assura le pays. Ayant demeuré quelques huit jours à Limoges, et trouvant ce séjour des plus ennuyeux, il s’en retourna en poste à Paris. Il établit à Limoges des commissaires, tant de son conseil que des Parlements de Paris et de Pordeaux, pour une chambre de ce qu’on appelle les grands,jours, destinée à faire et parfaire le procès, tant aux rebelles qu’on attraperait, qu’aux absents. Le chef de cette chambre était Jean-Jacques de Mesmes, Sgr de Roissy, maitre des requêtes, assisté de dix conseillers du présidial. Mr de Themines, gouverneur et sénéchal du Quercy, manda, suivant l’ordre du roi, aux sénéchaux des païs voisins, de se rendre prés de lui avec leurs archers, pour y servir le roi, ce qu’ils firent. On courut alors les rebelles, partout où on eut avis qu’ils s’étaient retirés. Le baron de Calveyrac, quercinois, fut pris au château d’Acampare en Armagnac. Saint-Vraise et Mabec furent pris proche de Loubejac, près de Montauban, Ligongnac et Tajac ou Tayac s’étaient retirés dans le château de Picacos, appartenant au sieur de Montpezat, sachant qu’on les allait assiéger, en sortirent et se sauvèrent déguisés. Ainsi, plusieurs furent pris, et on mena à Limoges tous ceux qu’on put attraper dans le Querci. Cinq furent décapités en personne, savoir : le baron de Calveyrac et le capitaine Mathelin, son frère bâtard, les sieurs de Chassein et Pouygoudon, du païs de Périgord, et de Grispel, Limosin. Leurs têtes furent plantées sur les portes de la ville de Limoges, leurs corps brûlés et les cendres jetées au vent. Quant à La Chapelle-Biron, Tayac, Ligonnhac, ou Layagnac, Reignac, Glversac, de la maison de Cugnac et Bassignac, leur procès fut fait par
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contumace ; ils furent exécutés en effigie. Plusieurs eurent recours de bonne heure à la clémence du roi, et achetèrent leur gràce en découvrant toute la trame de la conspiration, les villes qu’ils voulaient surprendre, les lieux où se devaient faire leurs armements, ceux qui avaient promis de se déclarer pour eux, et plusieurs autres choses, qui, étant examinées de près, n’avaient guère de fondement que dans leur folle imagination. Aussi ne se prouvait-il rien par écrit contre le duc de Bouillon, mais seulement par des témoignages de gens qui portaient leurs reproches sur leur front. Plusieurs faits prisonniers, n’eurent d’autre punition que la prison, le roi voulant, selon sa bonté naturelle, que peu souffrissent la peine duc à la témérité de plusieurs. Ainsi, toutes ces provinces, que ces cerveaux échauffés à la révolte allaient troubler, furent maintenues en paix par la justice que l’on fit de cinq personnes.
En 1606, M. de Bouillon continuait toujours dans sa rébellion ; le roi voulait pour le punir, s’il persistait, joindre à la couronne le vicomté de Turenne, que le duc prétendait ne tenir de la couronne qu’en espèce d’hommage lige ; mais il satisfit le roi. En 1611, Charles Andrieu, ministre de l’église de Turenne, lui dédia la Défaite de Goliath et confusion des Philistins, imprimée à Bergerac par Vernoy, in-16. En 1612, s’éleva un procès entre ce vicomte et le Sgr de Noailles, qui fit paraître des factums de part et d’autre. De la prétention et retenue féodale pour M. Henri de La Tour, duc de Bouillon, vicomte de Turenne, contre le sieur de Noailles, par M. Rigault. Factum pour M. Henri, Sgr de Noailles, contre M. Henri de La Tour, duc de Bouillon, vicomte de Turenne. Sommaire de l’instance pendante aux requêtes du palais entre ces deux seigneurs par M. Auguste Galland. Enfin, par arrêt du 3 août 1613, au profit de M. le vicomte de Turenne, pour des terres étant dans sa vicomté, pays de droit écrit, M. de Noailles fut condamné. Boucheul, en citant cet arrêt, dit : Il y a cette différence entre le droit de la retenue féodale et le droit de lots et ventes, que le premier est comme un retour favorable à son principe, et une dépendance tacite de l’inféodation, quoique non exprimé par la coutume, ou quoique non réservé par les concessions, telle est l’espèce de cet arrêt ; au contraire, des lots et ventes, le droit n’en est pas dû au seigneur, s’il ne lui est accordé par la coutume ou par ses titres. En 1619, les Huguenots menaçaient Pontarion et Monteil-le-Vicomte ; mais M. le duc de Schomberg y mit si bon ordre, que ni ville ni château ne se départit de l’obéissance du roi. Le Pascher Pasayat, avec sept cents hommes de pied et trois cents carabins rebelles, tâcha de traverser la vicomté de Turenne, mais M. de Schomberg, avec quarante gentilshommes et soixante carabins, le défit et le contreignit de se rendre à discrétion. En 1621, le duc de Bouillon était convenu avec le roi, que toutes les places qui étaient dans la vicomté de Turenne demeureraient dans le service de Sa Majesté, sans toutefois faire la guerre à ceux de la religion prétendue réformée, qui fut jusqu’à la mort celle du duc. L’assemblée des Huguenots à La Rochelle, l’an 1621, mit la ville de Turenne au nombre de celles de sûreté ; mais les habitants envoyèrent à Bergerac, au mois de juillet de la même année, assurer le roi de leur fidélité.
Il fit son testament à Sedan, le 17 mai 1613, où il donne à son second fils les terres qu’il a dans la Marche. Il il ourui audit Sedan, le 25 mars 1623, et y fut enterré.
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Il épousa : 1°, le 15 octobre 1591, Charlotte de La Mark, née le 5 novembre 1574, duchesse de Bouillon, princesse souveraine de Sedan, etc., où elle mourut le 15 mai 1594, sans laisser de postérité.
Il épousa, 2° , l’an 1595, Elisabeth de Nassau, fille de Guillaume, prince d’Orange, etc., et de Charlotte de Bourbon. Le ministre Dumoulin lui dédia, l’an 1631, un de ses livres ; elle était le refuge des calvinistes, et mourut à Sedan. le 3 septembre 1642. De ce mariage vinrent : 1° Frédéric-Maurice, qui suit ; 2° Henri de La Tour, vicomte de Turenne, né à Sedan, le 4 septembre 1611, maréchal de France, maréchal-général des camps et armées du roi. En 1633, le roi lui donna le gouvernement du haut et bas Limosin ; il fit abjuration de la religion protestante le 23 octobre 1668 ; il fut tué d’un coup de canon, le 27 juillet 1675, et enterré à Saint-Denis en France. Il attrait épousé, en 1653, Charlotte de Caumont, fille d’Armand, duc de La Force, et de Jeanne de La Rochefaton ; elle mourut à Paris, sans laisser d’enfants, le 13 avril 1666, après une longue maladie, en sa quarante-troisième année, regrettée pour sa piété et ses grandes charités ; 3° Louise de La Tour, morte à Paris en 1606 ; 4° Marie, mariée, l’an 1619, à Henri de La Trémouille, duc de Thoüars, huguenot comme elle, morte en 1665 ; 5° Julienne-Catherine, mariée, en 1627, à François de La Roye de La Rochefoucaud, comte de Roussy, morte en 1638 ; 6° Elisabeth, mariée, en 1619, à Alphonse de Durfort, marquis de Duras, morte en 1685 ; 7° Henriette-Catherine, mariée, en 1629, à Amauri Gouyon, marquis de La Maussaye ; 8° Charlotte, fort connue par le nom de Mlle de Bouillon, morte à Paris, en 1662, sans alliance.
Joseph Asimont, ministre de l’église prétendue réformée de Bergerac, dédia, en 1665, la seconde partie, in-4° , de l’Antichiron ou deffense de l’accord de la foy avec la raison, contre la refutation et les répliques de maistre Jean Chiron, prestre et bachelier en théologie : il lui souhaite que Dieu veuille lui donner des enfants de son illustre mariage.
XV. – Frédéric-Maurice de La Tour, duc de Bouillon, prince souverain de Sedan et de Raucourt, vicomte de Turenne, etc., né à Sedan le 22 octobre 1605, eut pour précepteur le ministre Dumoulin, qui l’éleva dans la religion prétendue réformée. Etant mestre de camp au siège de La Mothe en Lorraine, l’an 1634, il s’y acquit beaucoup d’honneur, ainsi que Perpenchat, lieutenant dans le régiment de Turenne, La Chelle, sergent-major, et La Ferrière, enseigne du même régiment ; ces deux derniers furent blessés. Le ministre Dumoulin lui dédia un livre en 1631 ; mais il abjura la religion protestante, en 1637, et fit profession publique de la catholique.
Par contrat, passé au château de Boxmer le 1er février 1634, il avait épousé Eléonore-Catherine-Febronie de Bergh, fille de Frédéric, gouverneur de Heise, et de Françoise Ravenel. Bergh porte : d’argent au lion de gueules. couronné, lampassé et armé d’or, à la bordure de sable, chargée de onze, besants d’or.
Il envoya, en 1641, ses instructions pour son accommodement avec le roi, par le sieur de Salignac. Par cet accommodement, fait le 5 août de cette année, Sa Majesté fera jouir les habitants de la vicomté de Turenne des privilèges qui leur ont été accordés par ses prédécesseurs. En octobre 1642, il se retira à Turenne, où la duchesse, sa femme, le fut trouver. Il fut là assez lontemps ; mais, les affaires avant changéde face à la cour, il
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partit pour Paris. Ayant été averti qu’il avait été proposé, dans le conseil de la reine, alors régente, de le faire arrêter, il se retira en poste à Turenne sans prendre congé. Les mêmes raisons qui le portèrént à retourner si précipitamment à Turenne, le firent résoudre à sortir hors du rovaume pour se mettre à couvert des mauvais traitements que ses ennemis lui pouvaiènt susciter. Il partit de Turenne au commencement de l’année 1644 et s’en alla en Italie, avec sa fèmme et ses enfants. Le sieur de Chaufour, lieutenant de ses gardes, qui était auprès de lui, écrivit la relation de ce qui se passa en son voyage de Rome et d’Italie ; M. Baluze en a rapporté ce qu’il a cru de plus remarquable. En 1645, Justel luii dédia 1’Histoire des maisons de La Tour-d’Auvergne et de Turenne. A la nouvelle de l’emprisonnement des princes de Condé et de Conti, et du duc de Longueville, en 1650, il se retira à Turenne, et témoigna d’abord un zèle égal pour M. le prince. Il fut un de ceux qui firent le projet de la guerre de Guyenne ; pour faire croire qu’on prenait les armes pour la liberté de M. le prince, et pour la conservation de celle de son fils exposé à toutes les rigueurs de la cour, on concerta de conduirè Mme la princesse doüairière et Mme la princesse, sa belle-fille, à Turenne, où le duc de Bouillon se joindrait au duc de La Rochefoucaud pour les accompagner à Blaye, en attendant que lui et le duc de Saint-Simon eussent achevé de disposer le Parlement de Bordeaux à les recevoir. Ce projet fut suspendu, et le duc de La Rochefoucaud fut contraint de se retirer à Turenne. En y arrivant, le duc de Bouillon et lui eurent nouvelle que Mme la princesse venait à Turenne, pour être de là menée à Bordeaux, ou ils avaient beaucoup d’amis disposés à. la recevoir. Mais ces amis, qui jusque-là avaient paru lès plus zélés pour les intérêts de Mr le prince, se refroidirent tout à coup. Néantmoins Langlade, dont le duc de Bouillon s’était servi dans cette négociation, les ayant raffermis avec beaucoup de peine et d’adresse, il revint en donner avis au duc de Bouillon, qui assembla trois cents gentilshommes de ses amis pour aller recevoir Mme la princesse ; et le duc de La Rocltefoucaud manda les siens, qui arrivèrent à Turenne au nombre de trois cents, conduits par le marquis de Sillery. Outre ses amis, le duc de Bouillon. leva mille deux cents hommes d’infanterie de ses terres, et, sans attendre le marquis de Sillery, ils marchèrent ainsi vers les montagnes d’Auvergne, par où devait passer Mme la princesse, conduite par Chavaignac. Les ducs de Bouillon et dè La Rochefoucaud attendirent deux jours en un lieu nommé La Bonne (peut-être La Borne), où Mme la princesse et Mr son fils arrivèrent enfin. On les conduisit de là à Turennie, oü s’étaient rendus en même temps les comtes de Meille, de Coligni, Guitault, le marquis de Cessau, Beauvais, Chantomi, Briole, le chevalier de Rivière, et beaucoup de personnes de qualité et d’officiers des troupes de Mr le prince. La princesse et le petit duc y demeurèrent huit jours, pendant lesquels on prit Brive-la-Gaillarde, et la compagnie des gendarmes du prince Thomas, qui était de deux cents maîtres. Ce séjour à Turenne, qui était nécessaire pour disposer les esprits de Bordeaux, chancelants, et, pour y pouvoir aller en sûreté, donna le loisir au général de La Valette, frère naturel du duc d’Epernon, qui commandait l’armée du roi, de se trouver sur le chemin de Mme la princesse pour lui empêcher le passage ; mais étant demeurée à une maison du duc de Bouillon, nommée Rochefort, le duc de La Rochefoucaud et lui marchérent au général de La
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