Page:Francois-Raymond Duval - Proclamation aux citoyens de la Belgique contre l'Autriche, 1793.djvu/3

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Habitans des Villes & des Campagnes, depoſez, il en eſt tems, toute défiance & tout eſprit de parti ; que chacun ſe rallie à la cauſe de tous, celle de l’intérêt général, la ſeule qui puiſſe & doive triompher. Oſez vous croire libres, vous l’étes : les Suppôts de l’Autriche auront beau préconiſer, au premier échec, le retour de l’eſclavage ; vous verrez toujours, comme aujourd’hui, leur eſpoir trompé, & leurs fronts humiliés par nos Victoires. Deux grands Fleuves, la Meuſe & le Rhin, & tout le Pays circonſcrit dans leur cours, touchent enfin a une Liberté entiere & imperiſſable.

Que la ſécurité entretienne l’abondance dans les Villes, & protège la circulation des denrées parmi les Campagnes ; que cette ſécurité ſoit profonde & univerſelle, tout conſpire à l’affermir & à la répandre. Nul Citoyen ne ſera inquiété ; toute meſure arbitraire eſt proſcrite. Négocians, Artiſans, Cultivateurs paiſibles, livrez-vous ſans crainte a vos ſpéculations, à votre induſtrie, à vos travaux ; vos Droits ſont connus, ils ſeront reſpectés : la République Françaiſe, à laquelle vous êtes liés par une mutuelle adoption, les a mis ſous ſa Sauve-Garde, & j’employerai conſtamment à maintenir cette Declaration ſolemnelle, toutes les forces qui me ſont confiées. Vous en avez pour garans une loyauté inviolable, & l’intérêt ſublime de la Liberté.

Bruxelles, ce 17 Mars 1793, l’an 2e. de la République,


Le Général de Diviſion Commandant dans le
Hainaut & le Brabant.

DUVAL.