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ne parlerons qu’accidentellement des monuments, tout en consacrant de longues pages aux personnages qu’ils rappellent.

Les sources qui nous ont fourni les bases de cette étude sont très disséminées. Les riches archives de l’abbaye d’Hautecombe, que les historiens nationaux des siècles passés allaient consulter avec tant de succès, n’ont laissé aucune trace dans le monastère. Moins favorisées que plusieurs autres, elles n’ont point été transportées dans quelque dépôt public et soustraites a l’œuvre destructive de la haine et de la négligence des hommes. Soumises, pendant le siècle dernier, aux diverses directions du Sénat. de la Chambre des Comptes, de l’administrateur- délégué, exposées à être dilapidées lors des invasions ennemies, elles avaient déjà probablement perdu de leur importance au moment de la suppression de l’abbaye, par suite de divers transports partiels et par l’absence de pré- cautions de leurs gardiens. Rien n’autorise a croire que, pendant la période révolutionnaire, elles furent l’objet d’un joyeux auto-da-fé. Elles furent plutôt gaspillées et délaissées ; et, d’après certaines révélations, une partie de leurs débris aurait même péri depuis la restauration du monastère.

Aujourd’hui, les plus précieux documents relatifs à Hautecombe se retrouvent aux archives de Cour, à Turin. Il y existe trois fortes liasses de pièces diverses, chartes de concession, transactions, bulles, ordonnances, lettres, mémoires, etc., et un inventaire donnant le sommaire d’autres titres perdus. C’est après avoir constaté la richesse de ce dépôt, que nous avons osé entreprendre résolument notre travail.

Les archives de la Chambre des Comptes et celles de