Page:Olympe de Gouges - Lettre a Monseigneur le duc d'Orleans premier prince du sang, 1789.djvu/7

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l’on ne peut citer un écrit contre le patriotisme & contre l’humanité : ce salaire seroit affreux, mais, à ce prix, je ne regretterais pas la vie. Tels sont mes principes, Monseigneur, mes procédés & mes sentiments invariables.

Je vous dois, Monseigneur, l’état de mon fils ; son sort dépend actuellement de vos bontés : loin de craindre que ma franchise va le perdre dans votre esprit ; je suis au contraire persuadée qu’il aura en Votre Altesse Sérénissime, un véritable Protecteur pour son avancement convaincue que vous préférez des vérités utiles à des éloges nuisibles, & persuadée encore que mes écrits, quoique vous en ayez reçu l’hommage, ne sont pas dignes de fixer votre attention ; mais celui-ci, j’espère, obtiendra votre indulgence & votre estime en saveur du motif qui l’a dicté.


C’est avec respect que je suis de


Votre Altesse Sérénissime,


L’Amie de tous mes Concitoyens & du repos public.