Page:Savinien Cyrano de Bergerac - La mort d'Agrippine - 1654.djvu/30

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ACTE II


Scène premiere

Tibere, Nerva.


Tibere
Ouy, la Couronne enferme & cache beaucoup plus
De pointes ſous le front qu’il en paroiſt deſſus ;
De ma triſte grandeur i’ay veû Rome idolaſtre :
Mais que i’ay pour regner d’ennemis à combatre.

Nerva
C’eſt trop te défier de ton noble deſtin,
Agrippine te haït, mais elle eſt femme enfin.

Tibere
Que de iuſtes frayeurs s’emparent de mon ame !
Le grand Germanicus me combat dans ſa femme !
De ce Prince au tombeau, le nom reſſuſcité,