Page:Villiers de L'Isle-Adam - Tribulat Bonhomet, 1908.djvu/126

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page a été validée par deux contributeurs.


pensai-je. À quoi songeait cette petite tête évaporée ?

Néanmoins, sa franchise toute provinciale lui gagna mon indulgence, et point ne voulus abuser de la supériorité de mes connaissances vis-à-vis de ma charmante hôtesse.

Je me bornai donc à deviser du député et du conteur américain — (dont il est inexplicable que les noms m’échappent !…) — J’en devisai, dis-je, dans les termes d’appréciation sus-énoncés.

Mme Lenoir parut m’écouter avec la plus grande attention pendant quelque temps ; elle avait l’air d’ignorer totalement de qui je voulais parler. Mais lorsque j’eus précisé le sujet — (qui me revint fort à propos) — de quelques-unes des « légendes » du député et le titre de quelques-uns des « contes sans pareils » dus au bourgeois de la Caroline du Sud, elle tressaillit comme si elle se fût ré-