Page:Villiers de L'Isle-Adam - Tribulat Bonhomet, 1908.djvu/245

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rable Mme Lenoir, la veuve de mon pauvre ami ?… — Toutefois, comment pourrait-elle se trouver ici ? me demandai-je à moi-même.

Le garçon mit sa langue contre ses dents et fit entendre un susurrement d’indifférence.

— Je ne sais, dit-il élégamment.

Le plus gracieux de mes sourires accueillit cette tournure de phrase, et il fut accompagné, vraiment malgré moi, d’un fort coup de pied à la chute des reins de ce jeune Mercure. Le bougeoir tomba, — et, comme le garçon, saisi d’une épouvante que je cherche encore en vain à m’expliquer, entreprenait de renouveler à lui seul, dans les escaliers, la course d’Hippomène et d’Atalante, je relevai le bougeoir et je frappai discrètement trois coups, avec l’os de mon saturne, contre la porte inquiétante ; je tenais de l’autre main le bougeoir et mon sac de promenade.