Page:Villiers de L'Isle-Adam - Tribulat Bonhomet, 1908.djvu/274

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le corps de Mme Lenoir tout bonnement sur son lit de mort ; mais je l’y plaçai en travers, — de telle sorte que le cou et la tête, dépassant, à la renverse, le bord du lit, fussent comme suspendus au-dessus du plancher.

Au pied du lit traînait, maintenant, la grande chevelure châtain, dont le tiers, déjà, s’était argenté. La face donc s’offrait à rebours, et les yeux, demeurés grands ouverts, à hauteur de mes genoux, me semblaient toujours, malgré moi, d’une assez inquiétante solennité. Nul doute, à présent, que — s’il y avait quelque chose en leurs prunelles, — cela m’apparût dans le sens normal.

Je saisis, ensuite, l’un des chandeliers dont les dernières flammes palpitaient, et je le plaçai entre nous deux.

J’ajustai une lentille énorme dans le porte-verre en face du réflecteur et je m’apprêtai à promener le pinceau de lumière dans la