Sonnet. « Pour veiner de son front »

La bibliothèque libre.
Aller à : Navigation, rechercher

Théophile GautierLa Comédie de la Mort

Sonnet
« Pour veiner de son front »



Pour veiner de son front la pâleur délicate,
Le Japon a donné son plus limpide azur ;
La blanche porcelaine est d’un blanc bien moins pur
Que son col transparent et ses tempes d’agate ;

Dans sa prunelle humide un doux rayon éclate ;
Le chant du rossignol près de sa voix est dur,
Et, quand elle se lève à notre ciel obscur,
On dirait de la lune en sa robe d’ouate ;

Ses yeux d’argent bruni roulent moelleusement ;
Le caprice a taillé son petit nez charmant ;
Sa bouche a des rougeurs de pêche et de framboise ;

Ses mouvements sont pleins d’une grâce chinoise,
Et près d’elle on respire autour de sa beauté
Quelque chose de doux comme l’odeur du thé.


Outils personnels
Espaces de noms
Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues