Sonnet posthume

La bibliothèque libre.
 
Aller à : Navigation, rechercher

Glady, 1873 (p. 333).
◄  La fin Rondels pour après Rondel  ►


SONNET POSTHUME



Dors : ce lit est le tien… Tu n’iras plus au nôtre.
— Qui dort dîne. — À tes dents viendra tout seul le foin.
Dors : on t’aimera bien — L’aimé c’est toujours l’Autre…
Rêve : La plus aimée est toujours la plus loin…

Dors : on t’appellera beau décrocheur d’étoiles !
Chevaucheur de rayons !… quand il fera bien noir ;
Et l’ange du plafond, maigre araignée, au soir,
— Espoir — sur ton front vide ira filer ses toiles.

Museleur de voilette ! un baiser sous le voile
T’attend… on ne sait où : ferme les yeux pour voir.
Ris : Les premiers honneurs t’attendent sous le poêle.

On cassera ton nez d’un bon coup d’encensoir,
Doux fumet !… pour la trogne en fleur, pleine de moelle
D’un sacristain très-bien, avec son éteignoir.


Séparateur 06.png
Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils