Wikisource:Bac à sable

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Sommaire

[modifier] Titre de premier niveau

== normalement c'est pas un '''titre'''==

[modifier] Titre de deuxième niveau

Une liste :

  • Un lien interne direct: Special:Recentchanges
  • italiques
  • gras
  • gras italiques
  • Et ça marche avec les apostrophes : l’'automne sera pluvieux !

sauf que l’apostrophe doit être creux

A

attardé

histoàir arbre partir

ddedd


On numérote une liste ?

  1. Pourquoi pas ?
  2. Je veux bien !
  3. C'est facile... !

[modifier] Ajout 1

[modifier] Troisième niveau : comment utiliser les indices

Du texte normal peut contenir un indice pour des notations.

[modifier] Quatrième niveau de titre : et maintenant les exposants

Du texte normal peut contenir aussi un exposant.


[modifier] Cinquième niveau de titre

Pour passer au paragraphe suivant, il faut laisser une ligne blanche. Ici, on est toujours dans le même paragraphe.

Et hop, voici le nouveau paragraphe !

[modifier] Sixième (et dernier) niveau de titre

Normalement, ça doit suffire pour découper un article en détail.

[modifier] =7 niveaux ! est-ce que ça marche=

conclusion, fô pas pousser le bouchon trop loin quand même !!

Aide:Guide_du_nouveau_contributeur

[modifier] diables

  1. REDIRECT nom de la destination

Ils s'aiment ces deux


<!--commentaire-->

[modifier] Transclusion

[ 35 ]

[ 36 ]


Sa barbe était d’argent comme un ruisseau d’avril.
Sa gerbe n’était point avare ni haineuse ;
Quand il voyait passer quelque pauvre glaneuse ;
« Laissez tomber exprès des épis, » disait-il.

Cet homme marchait pur loin des sentiers obliques,
Vêtu de probité candide et de lin blanc ;
Et, toujours du côté des pauvres ruisselant,
Ses sacs de grains semblaient des fontaines publiques.

Booz était bon maître et fidèle parent ;
Il était généreux, quoiqu’il fût économe ;
Les femmes regardaient Booz plus qu’un jeune homme,
Car le jeune homme est beau, mais le vieillard est grand.

Le vieillard, qui revient vers la source première,
Entre aux jours éternels et sort des jours changeants ;
Et l’on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens.
Mais dans l’œil du vieillard on voit de la lumière.


*


Donc, Booz dans la nuit dormait parmi les siens.
Près des meules, qu’on eût prises pour des décombres,

[ 37 ]

Les moissonneurs couchés faisaient des groupes sombres ;
Et ceci se passait dans des temps très-anciens.

Les tribus d’Israël avaient pour chef un juge ;
La terre, où l’homme errait sous la tente, inquiet
Des empreintes de pieds de géants qu’il voyait,
Était encor mouillée et molle du déluge.


*


Comme dormait Jacob, comme dormait Judith,
Booz, les yeux fermés, gisait sous la feuillée ;
Or, la porte du ciel s’étant entre-bâillée
Au-dessus de sa tête, un songe en descendit.

Et ce songe était tel, que Booz vit un chêne
Qui, sorti de son ventre, allait jusqu’au ciel bleu ;
Une race y montait comme une longue chaîne ;
Un roi chantait en bas, en haut mourait un Dieu.

Et Booz murmurait avec la voix de l’âme
« Comment se pourrait-il que de moi ceci vînt ?
Le chiffre de mes ans a passé quatre-vingt.
Et je n’ai pas de fils, et je n’ai plus de femme.