La Chanson d’un gas qu’a mal tourné/À l’Auberge de la route

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À l’Auberge de la route


C’est à l’aubarge de la route
                        Autour
De douze litres de vin blanc ;
Les rouliers causent, en buvant,
                        D’l’amour !

« L’amour ! les fill’s ! i’ faut s’en fout’e,
                        Mes gâs ! »
Qu’a dit l’grand Claud’ son verr’ levé.
« Eun’ de pardu’, deux de r’trouvé’s !
                        Et v’là !…

« Moué ! l’Amour me tourner la boule ?…
                        Ah ben !

J’aim’ mieux bouer’ jusqu’à pard’e l’nord !
Hé ! l’aubargiste, apporte encor
                        Du vin ! »

Et les v’là qui r’lich’nt et qui s’saoulent
                        Tertous,
En gueulant coumm’ des dératés,
Lâchant des fois des vérités
                        D’homm’s saouls !

Au mitan des rouliers qui roulent,
                        Tout d’go,
V’là l’grand Claud’ qui s’met à pleurer…
Tout en pleurant, a soupiré :
                        « Margot !… »