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Œuvres poétiques de Chénier/Moland, 1889/La déesse aux cent voix bruyantes

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Œuvres poétiques, Texte établi par Louis MolandGarnierVolume 2 (p. 257).

I[1]


 
       La Déesse aux cent voix bruyantes
À du séjour sacré des âmes innocentes
       Percé les ténébreux chemins.
Là, du jeune La Barre un bois triste et nocturne
Voit à pas lents errer loin de tous les humains
       L’ombre superbe et taciturne.
       La Nymphe ailée auprès de lui
Descend : « Viens, lui dit-elle, il est temps que ta haine
       Pardonne à la race humaine.
       Ta patrie est juste aujourd’hui. »

  1. Édition d G. de Chénier.