A Salm. Macrin

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Par ung tumbeau Arthemize honnora
  Et son Mauzole, et sa gloire, qui dure
  Au monument de la vie escriture,
  Non en celuy, que l’art elaboura.
Son cœur ardent le corps mort adora,
  Luy erigeant du sien vif sepulture  :
  Mais la saison defist l’architecture,
  L’autre cercueil, la mort le devora.
Tes vers, Macrin, bruslans d’amour semblable
  Ta Gelonis font plus emerveillable
  Au seul tumbeau de l’immortalité.
De ces deux là, reste ung peu de memoire  :
  De cestuy-cy la plus durable gloire
  Ne craint la mort, ny la posterité.