Biographie universelle ancienne et moderne/2e éd., 1843/ESTIENNE (Henri II)

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Michaud - Biographie universelle ancienne et moderne - 1843
Tome 13 page 112 à 115

ESTIENNE (Henri II)


ESTIENNE (Henri II), né à Paris, en 1528, annonça des son enfance d’heureuses dispositions pour la littérature. Son père, ne pouvant pas, comme il l’aurait désiré, prendre soin de son éducation, le confia à un professeur pour lui enseigner les éléments de la grammaire. Ce professeur expliquait alors à ses élèves la Médée d’Euripide. Henri, ayant entendu déclamer cette pièce par ses camarades, fut si frappé de la douceur et de l’harmonie de la langue grecque, qu’il résolut de l’apprendre. Il éprouva quelque obstacle à son dessein, de la part du professeur, qui pensait que l’étude du latin doit toujours précéder celle du grec ; maïs, heureusement pour lui, son père ne partageait point cette opinion, et il lui fut permis de suivre son goût. Ses progrès furent plus rapides qu’on ne l’espérait ; quelques jours lui suffirent pour acquérir l’intelligence de la grammaire ; on lui mit ensuite un Euripide entre les mains, et comme il ne se lassait pas de le lire, il le sut par cœur avant de le comprendre parfaitement. Il continua ensuite ses études sous le célèbre Pierre Danes, qui lui montra une affection particulière ; il suivit aussi les leçons de Tusan, de Turnèbe, et devint, par leurs soins, en assez peu de temps un très habile helléniste, Henri n’avait montré de l’éloignement pour le latin que parce qu’on voulait le contraindre à l’apprendre : Les notes qu’il publia sur Horace, à l’âge de vingt ans, prouvent qu’il n’avait pas tardé d’associer l’étude de cette langue à celle du grec. Il possédait aussi l’arithmétique, la géométrie, et même avait étudié quelque temps l’astrologie judiciaire, science alors fort à la mode, mais dont il avait bientôt reconnu la futilité. Henri partit pour l’Italie, en 1547, dans le dessein d’en visiter les bibliothèques, et de collationner les manuscrits des anciens auteurs, qu’il se proposait de publier par la suite. On croit qu’il y fit plusieurs voyages, puisqu’il dit lui-même avoir demeuré trois ans à Florence, Rome, Naples et Venise. Il en rapporta des copies d’ouvrages précieux, tels que les Hypotyposes de Sextus Empiricus, quelques parties de l’histoire d’Appien, les Odes d’Anacréon, etc. A son retour d’Italie, il visita l’Angleterre et ensuite les Pays-Bas. Il apprit l’espagnol en Flandre comme il avait appris l’italien à Florence, et revint à Paris, en 1551, au moment où son père se disposait à se retirer à Genève. Il paraît que Henri l’accompagna dans cette ville, mais il était de retour à Paris en 1554. Il présenta requête à la Sorbonne pour l’établissement d’une imprimerie, et joignit à sa demande le privilège accordé à son père par François Ier, circonstance qui semble prouver que la retraite de Robert Estienne était volontaire. Il publia ensuite les Odes d’Anacréon avec des notes, les Imitations d’Horace, et une traduction latine, en vers de même mesure que ceux du poète grec. Cette première édition porte le nom de Henri ; on croit cependant qu’elle fut imprimée dans l’atelier de Charles Estienne, et que Henri n’eut une imprimerie à son compte qu’en 1557. Il était à Rome vers la fin de l’année 1554 ; il se rendit ensuite à Naples pour tâcher d’obtenir des renseignements que lui demandait l’ambassadeur de France (Odet de Selves), et il n’échappa à une mort honteuse que par sa facilité à parler l’italien ; de là il vint à Venise, où il s’occupa a collationner d’excellents manuscrits de Xénophon et de Diogène Laërce. Ce fut au commencement de l’année 1557 qu’il publia quelques-uns des ouvrages qu’il s’était procurés avec tant de peines et de soins. Les dépenses considérables qu’il avait faites dans ses voyages avaient épuisé ses ressources, et il n’aurait pu soutenir longtemps son imprimerie, si Ulric Fugger (voy. FUGGER) ne lui eût avancé, de la manière la plus généreuse, les sommes dont il avait besoin. Henri, par reconnaissance, prit le titre d’imprimeur de Fugger, qu’il conserva tant que vécut son illustre protecteur. La mort de son père, arrivée en 1559, lui causa un vif chagrin, qu’il ne put dissiper même en se livrant à l’étude. Il éprouvait une langueur secrète, un dégoût de la vie, maladie peu connue alors, et qu’il se plaint de n’avoir pas trouvée décrite dans les auteurs de médecine. Ses amis lui conseillèrent de se marier, et il se détermina à suivre leur avis. Il loue, en plusieurs endroits, la douceur et les autres belles qualités de son épouse, que Maittaire croit de la famille des Scrimger. Sa santé se rétablit, et il reprit ses travaux avec une nouvelle activité. Son père, en mourant, l’avait nommé l’exécuteur de ses volontés, et lui avait recommandé de prendre soin de ses frères. C’était une charge ajoutée à toutes les autres, et les inquiétudes qu’il en ressentait le privaient du repos qui lui aurait été nécessaire. La profession publique qu’il faisait des principes de la réforme était encore pour lui une source de peines, puisque à chaque instant il se voyait obligé d’abandonner ses affaires et de quitter Paris. En 1566, il publia une nouvelle édition de la traduction latine d’Hérodote par Valla, corrigée avec soin, et la fit précéder d’une apologie de cet historien, pour le justifier du reproche de crédulité ; informé qu’on se proposait de traduire cette pièce, il prit la résolution de la mettre lui-même en français ; mais il ajouta à cette traduction une foule d’anecdotes qu’il avait apprises en Italie, de traits satiriques, d’épigrammes contre les prêtres et les moines, ce qui l’aurait exposé à un danger continuel, s’il en eût été connu pour l’auteur. On sait que Robert Estienne avait eu le projet de publier un dictionnaire de la langue grecque ; Henri en avait recueilli les principaux matériaux, et depuis il n’avait cessé d’en rassembler d’autres pour ce grand ouvrage. Enfin, après douze années de soins et de recherches, il fit paraître ce trésor d’érudition et de critique, qui seul suffirait pour assurer à son auteur une réputation durable. Les savants donnèrent. à cet ouvrage les plus magnifiques éloges, mais la vente en fut retardée par le prix auquel Henri avait été obligé de le porter pour s’indemniser de ses frais. Pendant ce temps-là, Scapula en publia un abrégé qui acheva de paralyser le débit du dictionnaire, et la ruine de Henri fut consommée. Il fit alors un voyage en Allemagne, soit pour chercher quelques distractions à ses chagrins, soit pour se procurer des ressources qu’il ne pouvait obtenir dans sa patrie. Le peu de reconnaissance de ses concitoyens n’altéra point les sentiments qu’il leur portait, et il soutint par ses discours et par ses écrits l’honneur de la France dans les pays étrangers. Cette conduite lui mérita la bienveillance de Henri III. Ce prince lui accorda une gratification de 3,000 livres pour son ouvrage de la Précellence du langage français, et une pension de 300 livres pour l’encourager à la recherche des manuscrits ; il l’invita en outre à demeurer à sa cour, l’admit plusieurs fois dans ses conseils, et lui fit délivrer des ordonnances pour des sommes considérables ; mais ces sommes étaient mal payées ou ne l’étaient pas du tout, à raison du désordre des finances ; de sorte qu’Estienne prit la résolution d’abandonner la cour pour s’occuper plus utilement de sa famille. Il recommença bientôt à mener une vie errante ; on le voit tour à tour à Orléans, à Paris, à Francfort, à Genève, à Lyon, fuyant sa patrie, la regrettant, et achevant, par ses incertitudes, d’épuiser le peu de ressources qui lui restaient. Dans un dernier voyage qu’il fit à Lyon, il y tomba malade (1) [1], et fut transporté à l’hôpital, où il mourut, au mois de mars 1598 (2) [2]. Telle fut la vie déplorable d’un des plus

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savants hommes qui aient existé. Henri était doué d’un esprit vif et d’un goût délicat ; personne ne s’est montré plus sensible aux beautés des anciens, et on voit, par quelques-unes de ses traductions, qu’il était capable de les bien rendre. Les circonstances malheureuses dans lesquelles il s’est trouvé ne lui ont pas permis de donner le même soin que son père à la beauté de l’exécution typographique des ouvrages qui sortirent de ses presses ; mais il en a publié un bien plus grand nombre, qui ne leur cèdent en rien pour la correction. Il a presque toujours joint aux auteurs qu’il a imprimés de savantes préfaces et des notes courtes et judicieuses. Ces éditions sont presque toutes devenues la base du texte reçu dans celles qui ont été publiées depuis. Quelques savants modernes, surtout parmi les Allemands, ont attaqué sa bonne foi, en prétendant qu’il avait introduit dans les textes des leçons vicieuses, sans y être autorisé par les manuscrits ? mais il a été justifiée cet égard par M. Wyttembach, dans sa préface sur les œuvres morales de Plutarque. Henri composait dès vers latins avec la plus grande facilité, souvent en marchant, ou à cheval, dans ses voyages ou même en conversant avec ses amis. Il fut lié avec tous les savants de l’Europe ; il était cependant d’un caractère railleur, n’aimait point à être contredit, et se permettait des épigrammes mordantes contre ceux qui ne partageaient point son opinion. Il a laissé un très grand nombre d’ouvrages, dont on trouvera une liste étendue dans les Mémoires de Niceron, t. 56. Parmi les auteurs anciens qu’il a publiés, avec des notes, on distingue les suivants : Poetœ grœci, principes heroïci carminis, 1566, in-fol., magnifique recueil dont le prix augmente tous les jours ; Pindari et cœterorum octo lyricorum carmina, 1560, in-24, Maxime de Tyr, Diodore, Xénophon, Thucydide, Hérodote, Sophocle, Eschyle, Diogène Laërce, Plutarque, Apollonius de Rhodes, Callimaque, Platon, Hérodien et Appien ; Horace, Virgile, Pline le jeune, Aulugelle, Macrobe, les historiens latins en un recueil, etc., mais son goût le portait vers la littérature grecque. Il a traduit en latin Anacréon, Théocrite, Bion et Moschus, Pindare, Sextus Empiricus ; les tragédies choisies d’Eschyle, Sophocle et Euripide ; les Sentences des comiques grecs ; un choix d’epigrammes de l’anthologie ; plusieurs des Vies de Plutarque, le poëme de Denys d’Alexandrie, De situ orbis, la Géographie de Dicéarque, etc., et ses versions peuvent être regardées comme des modèles en ce genre. On se contentera de citer, parmi les ouvrages qu’il a composés, ceux qui sont le plus recherchés :

1e Ciceronianum Lexicon grœco-latinum, id est, Lexicon ex variis grœcorum scriptorum locis a Cicerone interpretatis collectum, Paris, in-8°, réimprimé à Turin, 1745, in-8°. Cette édition, moins rare que l’originale, est plus estimée.

2e In Ciceronis quam plurimos locos castigationes, Paris, 1557, in-8°. Ce petit ouvrage se trouve joint ordinairement au précédent.

3e Admonitio de abusu linguœ graecœ in quibusdam vocibus quas latina usurpat, H. Steph., 1565, in-8°. Almeloveen en cite une édition de 1573. Guill. Koloff en a donné une avec les notes de J. H. Kromayer, Berlin, 1736, in-8°.

4e Fragmenta poetarum veterum latinorum, quorum opera non extant, H. Steph. 1564, in-8° ; rare.

5e Dictionarium medicum, vel expositiones vocum medicinalium, H. Steph. 1564, in-8°.

6e Introduction au Traité de la conformité des merveilles anciennes avec les modernes, ou Traité prèparatif à l’apologie pour Hérodote, 1566, au mois de novembre, petit in-8° de 572 pages, édition originale, rare et recherchée, et la seule des anciennes éditions dont le texte n’a pas été altéré. Sallengre, dans ses Mémoires de littérature, t. 1er, indique les marques qui peuvent servir à la faire reconnaître, et donne la liste de douze autres éditions imprimées jusqu’en 1607. Le Duchat en publia une nouveller la Haye, 1735, 3 vol. petit in-8°, avec des remarques qui lui assurent la supériorité sur toutes les autres, aux yeux des personnes pour qui la rareté d’un livre n’en est pas le premier mérite. Sallengre prouve très bien que cet ouvrage n’a jamais été condamné juridiquement, et que Henri Estienne ne s’en étant point nommé l’auteur, on doit ranger tout ce qu’on dit de sa fuite dans les montagnes de l’Auvergne au nombre de ces fables qui, pour être souvent répétées, n’en ont pas plus de fondement.

7e Traité de la conformité du langage français avec le grec, sans date, in-8°, première édition, très recherchée, à raison des suppressions qu’a éprouvées la suivante, Paris, 1569, in-8° ;

8e Artis typographicœ querimonia de illitteratis quibusdam typographis, 1569, in-4°. Almeloveen et Maittaire ont inséré ce petit poëme dans les ouvrages qu’ils ont publiés sur les Estienne (voy. à la fin de l’article ESTIENNE Henri III). Lottin l’a réimprimé avec une traduction française, Paris, in-4°. On trouve dans cette réimpression la Généalogie des Estienne, depuis l’an 1500.

9e Epistola qua ad multas multorum amicorum respondet de suae typographiae statu, nominatimque de suo Thesauro linguae gaecae, 1569, in-8°, réimprimée par Almeloveen et Maittaire ;

10e Comicorum graecorum sententiae, id est, gnomae versibus latinis redditae, H. Steph., in-24 ;

11e Epigrammata graeca selecta ex Anthologia interpretata ad verbum et carmine, H. Steph., 1570, in-8° ;

12e Thesaurus graecae linguae, H, Steph., 1572, 4 vol. in-fol. On y joint : Glossaria duo e situ vetustatis eruta, ad utriusque linguae cognitionem et locupletationem perutilia, H. Steph., in-fol. Ces glossaires ont été réimprimés à Londres en 1812, à un très petit nombre d’exemplaires. Maittaire croit qu’Estienne a donné une nouvelle édition du Thesaurus, sans cependant en pouvoir fixer la date précise. Le rédacteur de l’article de cet illustre imprimeur, inséré au tome 36

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des Mémoires de Nicéron, pense au contraire qu’Estienne s’est contenté de supprimer le frontispice des exemplaires qui lui restaient en magasin, et de le remplacer par un nouveau feuillet, portant une épigramme contre Scapula, dont le plagiat lui occasionnait une perte considérable. Cependant Brunet, qui a examiné un grand nombre d’exemplaires de cet ouvrage, avec le premier et le second frontispice, partage l’opinion de Maittaire sur l’existence d’une seconde édition. On peut donc- regarder ce fait comme éclairci (1) [3]. Chacun connaît l’excellence de cet ouvrage d’Estienne ; mais les mots s’y trouvent rangés, non dans l’ordre alphabétique, mais par les racines et leurs dérivés ; l’usage en est peu commode, parce que beaucoup de racines sont contestables ; d’ailleurs une foule de mots y sont omis et ne se trouvent que dans l’Index alphabétique du 4e volume, de sorte que les recherches sont difficiles (voy. J.-C. DIETERICH).

13e Virtutum encomia, sive gnomae de virtutibus, etc., H. Steph., 1575, in-12 ;

14e Francofordiense emporium, sive francofordienses nundinœ, 1574, in-8°. Ce recueil est peu commun.

15e Discours merveilleux de la vie et départements de la reine Catherine de Médicis, 1575, in-8°. Cette satire violente est généralement attribuée à Henri Estienne. Elle a été réimprimée plusieurs fois, et insérée dans des recueils de pièces relatives à l’histoire de France, Un écrivain protestant la traduisit en latin, sous ce titre : Legenda sanctae Catharinae mediceae, 1575, in-8°. La Caille, compilateur peu réfléchi, dit que la vie de Catherine de Médicis fut un des ouvrages pour lesquels Estienne reçut une récompense du roi. On ne connaît pas d’autre vie de cette reine que celle qu’on vient de citer ; et si Estienne l’eût avouée, il est probable qu’elle lui aurait valu autre chose qu’une récompense.

16e De latinitate falso suspecta escpostulatio, necnon de Plauti latinitate dissertatio, H. Steph., 1576, in-8°. Cet ouvrage est dirigé contre les écrivains qui affectaient de n’employer que des termes pris des ouvrages de Cicéron, et qu’on nommait pour cette raison Cicéroniens.

17e Pseudo-Cicero, dialogus, in quo de multis ad Ciceronis sermonem pertinentibus, de delectu editionum ejus et eautione in eo legendo, 1577, in-8° ;

18e Schediarmatum variorum, id est, observationum, emendationum, expositionum, disquisitionum, libri tres, 1578, in-8°. Ces trois livres portent les noms des trois premiers mois de l’année ; on y en joint trois autres, qui parurent en 1589, Cette seconde partie est la plus rare ; Gruter a inséré cet ouvrage dans le supplément du tome 5 de son Thesaurus criticus.

19e Nicolio-Didascalus sive monitor Ciceronienorum-Nicolianorum dialogus, 1578, in-8° ;

20e Deux dialogues du nouveau français italianisé et autrement déguisé entre les courtisans de ce temps, in-8°. Brunet croit que cette édition a été imprimée par Patisson, en 1579. Il y en a une deuxième d’Anvers, 1579, in-12 ;

21e Projet de livre intitulé de la précellence du langage françois, Paris, 1579, in-8°, rare et curieux ;

22e Paralipomena grammaticarum grœcœ linguae institutionum, H. Steph., 1581, in-8° ;

23e Hypomneses de gallica lingua, peregrinis eam discentibus necessaria ; quœdam vero ipsis Gallis multum profutura, 1582, in-8°. Henri Estienne inséra dans ce volume la grammaire française de son père.

24e De criticis veteribus grœcis et latinis, eorumque variis apud poetas potissimum reprehensionibus dissertatio, H. Steph., 1587, in-4° ;

25e Les prémices, ou le premier livre des proverbes épigrammatisés, ou des épigrammes proverbiales rangées en lieux communs, 1595, in-8° ;

26e De Lipsii latinitate palœstra ; Francfort, 1595, in-8°.

Henri Estienne avait été marié deux fois. Il eut trois enfants de son premier mariage, Paul, imprimeur à Genève, et deux filles, dont l’une, nommée Florence, épousa Isaac Casaubon (voy. ANACRÉON, SCHOTT, SCAPULA et Jacques DUBOIS).

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  1. (1) II paraît qu’il avait l’esprit aliéné. Voyez les Bucoliques de M. Firmin Didot, p. 262.
  2. (2) Henri Estienne fut enterré dans le cimetière des religionnaires, près de l’hôpital. Il fut le premier dont le convoi fut accompagné par un détachement de la compagnie du guet. Les magistrats de Lyon jugèrent que cette précaution était désormais nécessaire pour garantir les convois funèbres des protestants des insultes que leur avait faites la populace. Colonia, Hist. litt, t. 2, p. 609.. A. P..
  3. (1) MM. Barker et Valpy, Anglais, ont publié depuis une nouvelle édition du Trésor grec de H. Estienne. Ils ont fondu les suppléments donnés par Estienne, et ils ont augmenté l’ouvrage d’une foule de mots et de remarques critiques. MM. Hase, Guillaume et Louis Dindorf en ont entrepris plus récemment, avec le concours d’un certain nombre de savants, une nouvelle édition imprimée par MM. Firmin Didot, et augmentée de nouvelles notes. On a rangé les mots par ordre alphabétique. Cette publication importante, commencée en 1831, petit in-fol. à deux colonnes, n’est pas encore terminée actuellement (1855). 50 livraisons ont paru. Les 49 premières forment 7 volumes complets La 50e ouvre le tome 8. La lettre  est commencée. Z.