Correspondance 1812-1876, 4/1862/DXVII

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DXVII

À MADAME D’AGOULT, À PARIS


Nohant, 7 juin 1862.


Merci de votre bon petit mot, ma chère Marie. C’est bien aimable à vous de vouloir que ces heureux jours qui me viennent soient complétés par un souvenir et une félicitation de votre part. Quand on s’est franchement aimés, je crois qu’on s’aime toujours, même pendant le temps où l’on croit s’être oubliés. Moi, je ne sais plus trop ce qui s’est passé.

La vie est toujours pour moi l’heure présente. Cette heure est telle aujourd’hui, que vous pourriez lire dans mon cœur sans y rien trouver qui vous afflige et vous inquiète.

Donc à vous toujours !
GEORGE.