Don de Charles VI à son frère Louis, duc de Touraine et comte de Valois

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Don de Charles VI à son frère Louis, duc de Touraine et comte de Valois
1388


1388, [1er ou 2] juin. — Saint-Ouen.


Le roi de France Charles VI donne à son frère Louis duc de Touraine et comte de Valois l’hôtel de Bohême, situé près du Louvre dans la rue de Nesle, et qu’il a acquis de sa tante Marie, duchesse d’Anjou et reine de Sicile


Archives nationales (France), K 532 B, no 17

Mentions sur le repli, à gauche du scellement : Par le roy, presens messeigneurs les ducx [sic] de Berry et de Bourgogne // Charité ; à droite du scellement : Registratus in camera compotorum cum consimilibus et expedita ibidem de ordinacione dominorum die XIa januarii anno CCCIIIIxx VIIIo // Cucé ; dans le coin supérieur droit : Visa.


Charles par la grace de Dieu roy de France. Savoir faisons à tous presens et à venir que nous aians desir et affection que nostre tres chier et tres amé frere le duc de Tourainne, conte de Valoys et de Beaumont sur Oise, soit pourveuz de bonne maison pour la demourance de lui et ses gens en nostre ville de Paris, qui soit en bon lieu et pres de nostre chastel du Louvre ou nous nous tenons le plus souvent quant nous sommes en nostre dicte ville de Paris, afin que promptement et aisieement il puisse venir devers nous et retourner en son hostel toutes foiz qu’il lui venra à plaisir, considerans que la maison de Behaigne assise en ladicte ville en la rue vulgalment nommee la rue de Neelle, et laquelle nous avons nouvellement acquise de nostre tres chiere et tres amee tante la royne et de nostre tres chier et tres amé cousin le roy de Jherusalem et de Secille son filz, est assez pres de nostre dit chastel et bien aisee et convenable pour nostre dit frere, avons icelle maison ainsi comme elle se comporte de lonc et de large avecques touz ses droiz, jardins et appartenances quelconques en quelque lieu qu’ilz se extendent et eslargissent, donné et donnons de grace especial par ces presentes à nostre dit frere franchement et entierement, senz retenir aucune chose de la dicte maison ne des dictes appartenances, à tenir, avoir et possider la dicte maison entierement avecques toutes ses appartenances par nostre dit frere, ses hoirs, successeurs et ayans cause à tousjours et perpetuelment comme leur propre chose et heritage, si donnons en mandement à noz amez et feaulx gens de noz comptes et conseilliers sur le fait de nostre demaine à Paris, au prevost de Paris et à touz noz autres justiciers et officiers ou à leurs lieuxtenens, presens et à venir, et à chascun d’eulx si come à lui appartendra, que de nostre presente grace et don facent, sueffrent et laissent joir et user paisiblement nostre dit frere, ses hoirs, successeurs et aians cause, senz faire ou aller ores ne pour le temps à venir en aucune maniere au contraire. Et pour ce que ce soit ferme chose et estable à tousjours, nous avons fait mettre nostre seel à ces presentes lettres, sauf en autres choses nostre droit et l’autrui en toutes. Donné à la noble maison de Saint Oyn ou mois de juing, l’an de grace mil trois cens quatre vinz et huit, et le huitiesme de nostre regne.