La Dernière Aldini

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J. Hetzel et Cie, Victor Lecou.



NOTICE


Les romans sont toujours plus ou moins des fantaisies, et il en est de ces fantaisies de l’imagination comme des nuages qui passent. D’où viennent les nuages, et où vont-ils ?

J’ai rêvé, en me promenant à travers la forêt de Fontainebleau, tête à tête avec mon fils, à tout autre chose qu’à ce livre, que j’écrivais le soir dans une auberge, et que j’oubliais le matin, pour ne m’occuper que des fleurs et des papillons. Je pourrais raconter toutes nos courses et tous nos amusements avec exactitude, et il m’est impossible de dire pourquoi mon esprit s’en allait le soir à Venise. Je pourrais bien chercher une bonne raison ; mais il sera plus sincère d’avouer que je ne m’en souviens pas : il y a de cela quinze ou seize ans.

george sand.

Nohant, 23 août 1853.


alla signora
CARLOTTA MARLIANI,
consulessa di spagna.


Les mariniers de l’Adriatique ne mettent point en mer une barque neuve sans la décorer de l’image de la Madone. Que votre nom, écrit sur cette page, soit, ô ma belle et bonne amie, comme l’effigie de la céleste patronne, qui protége un frêle esquif livré aux flots capricieux.

George Sand.