Marie (Auguste Brizeux)/La Verveine

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MarieAlphonse Lemerre, éditeur1 (p. 140).


La Verveine


 
Des bronzes, des cristaux, et des senteurs d’Asie !…

Dans une existence choisie

Se plaît cet esprit délicat ;
Il faut plus qu’à toute autre femme
Des parfums subtils pour son âme

Et subtils pour son odorat.


Pourtant on a cueilli, loin des eaux de la Seine,

Cette humble tige de verveine

Destinée à ses cheveux bruns,
Afin qu’on respire autour d’elle,
Mêlée aux plus riches parfums,

Cette odeur fraîche et naturelle.