Marie (Auguste Brizeux)/Paris

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MarieAlphonse Lemerre, éditeur1 (p. 66).
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Paris



Étonnement de l’âme et des yeux, lorsqu’on rentre
Dans cette ville active et qu’en vain nous fuyons !
Certain orgueil nous prend, on dit : « Voici le centre,
L’ardent foyer qui lance en tout lieu ses rayons. »

On vivait par le cœur, on vit par la pensée ;
Mais l’art et la pensée ont aussi leur douceur :
Comme un bel arbre, aimons la colonne élancée !
L’art vrai n’a-t-il donc pas la nature pour sœur ?

Et même les vieillards, ces mornes créatures,
À ce grand mouvement raniment leurs ressorts :
Ils vont causant entre eux de lettres, de peintures,
Et l’esprit les distrait des souffrances du corps.