« Quand j’approche de vous, et que je prends l’audace »
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- Quand j'approche de vous, et que je prends l'audace
- De regarder vos yeux, rois de ma liberté,
- Une ardeur me saisit, je suis tout agité,
- Et mille feux ardents en mon cœur prennent place.
- Hélas ! pour mon salut que faut-il que je fasse,
- Sinon vous éloigner contre ma volonté ?
- Je le fais ; toutefois, je n'en suis mieux traité,
- Car, si j'étais en feu, je suis tout plein de glace.
- Je ne saurais parler, je deviens pâle et blanc,
- Une tremblante peur me gèle tout le sang,
- Le froid m'étreint si fort que plus je ne respire.
- Hé ! donc, puis-je pas bien vous nommer mon soleil,
- Si je sens un hiver m'éloignant de votre œil,
- Puis un été bouillant lorsque je le vois luire ?