A Camille Mauclair
Acceptez la dédicace de ce petit ouvrage, non seulement comme un gage de mon admiration pour l’artiste et le critique à qui nous devons tant de belles pages, mais aussi de mon affection pour l’ami qui m’accueillait, avec tant de cordiale sympathie, il y a plus de vingt ans, à Marseille, quand je n’étais encore qu’un tout jeune homme inconnu passionnément épris de littérature. Vous souvenez-vous de ce petit salon du boulevard des Dames, tout tendu d’étoffes rouges et par la fenêtre duquel, en se penchant, on voyait défiler vers la gare tant d’Orientaux fantastiques qui montaient du port? Que d’ardentes conversations n’avons-nous pas tenues dans cette pièce intime et fleurie à laquelle je ne peux songer sans un plaisir ému! Vous souvenez-vous aussi de ce petit jardin de Saint-Loup, tout en terrasses, où nous allions admirer les ors et les brumes d’un incomparable automne? Vous me parliez des grands poètes dont vous étiez l’ami, de Stéphane Mallarmé et d’Élémir Bourges, dont je rêvais d’approcher un jour. Aussi ai-je voulu, en souvenir de ces temps lointains, vous offrir ce portrait d’un de leurs frères obscurs, d’un de ceux qui n’ont pas eu le bonheur, comme eux, de donner une forme au monde qu’ils portaient dans leur cœur et dans leur esprit. Puissiez-vous accorder à mon héros un peu de la généreuse amitié que vous m’avez accordée alors et dont je vous serai toujours reconnaissant!
E.J.
- Dans lequel le lecteur sera admis à faire la connaissance des deux personnages les plus épisodiques de ce roman.
- Portrait d’un homme inactuel.
- Où l’on passe rapidement de ce qui est a ce qui n’est pas.
- Dans lequel apparaît l’insaisissable figure qui donnera de l’unité à ce récit.
- Petit essai sur les mœurs du Palais-Royal.
- Qui traite de la prévision, de la prudence et de la modération.
- Dans lequel l’invraisemblable devient quotidien.
- Où le lecteur commencera de savoir où mène l’escalier d’or.
- Origines de M. Valère Bouldouyr.
- Nouvel essai sur les mœurs du Palais-Royal.
- Coup d’œil général sur le passé.
- Les promenades de Lucien Béchard.
- Qui pose un point d’interrogation redoutable.
- Dans lequel Valère Bouldouyr perd quelque peu de sa personnalité.
- Ici M. Valère Bouldouyr se peint au naturel.
- La dernière fête.
- Le départ et l’adieu.
- Après lequel le pauvre lecteur n’aura plus grand’chose a apprendre.
- Le testament de Françoise.
- Qu’est devenu Pizzicato?
- Fragment d’une histoire éternelle.
- La contagion.
- Dans lequel M. Delavigne s’élève aux plus hautes conceptions philosophiques et promène un regard d’aigle sur le champ de la vie humaine.
- Où le retour est plus mélancolique que l’adieu.
- Que contient la leçon de ce livre?