Mère, je ne suis pas de ceux qui ont eu le bonheur d’être bercés sur tes genoux. Ce sont de bien lointains échos qui m ’ont familiarisé avec ton nom et ta gloire. Ta belle langue, j ’ai appris à la balbutier loin de toi. J’ose cependant, aujourd’hui, apporter une nouvelle page héroïque à ton histoire déjà si belle et si chevaleresque. Cette page est écrite plus avec le cœur qu ’avec la plume. Je ne te demande pas, en retour, un embrassement maternel pour ton enfant, hélas ! oublié. Mais permets-lui au moins de baiser, avec attendrissement et fierté, le bas de cette robe glorieuse qu’il aurait tant aimé voir flotter auprès de son berceau.
L. F.
Prologue
Dans l’Inde on avait pu admirer,
quelques grands hommes ; ici ce fut
tout un peuple qui fut grand.
Henri Martin
Première époque
- Notre Histoire
- Ante lucem
- La Renaissance
- Saint-Malo
- Le Saint-Laurent
- La Forêt
- Première messe
- Première moisson
- Première nuit
- Premières saisons
- Missionnaires et martyrs
- Le Pionnier
- Cavelier de la Salle
- À la Baie d’Hudson
- Le Frêne des Ursulines
- Daulac des Ormeaux
- Cadieux
Deuxième époque
- À la nage !
- Apparition
- Le Dernier drapeau blanc
- Les Plaines d’Abraham
- Dernier coup de dé
- L’Atalante
- Fors l’honneur !
- Jean Sauriol
- Les Excommuniés
- Le Drapeau fantôme
- Vainqueur et vaincu
Troisième époque
- Du Calvet
- Châteauguay
- Papineau
- Saint-Denis
- Chénier
- L’Échafaud
- Hindelang
- Le Vieux patriote
- Spes ultima
- La Capricieuse
- Vive la France !
- Le Gibet de Riel
- Le Dernier martyr
- L’Orangisme
- Le Drapeau anglais
- Nos trois couleurs
- Sous la statue de Voltaire
Épilogue