La Sculpture dans les cimetières de Paris/Père-Lachaise/M

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La Sculpture dans les cimetières de Paris/Père-Lachaise
La Sculpture dans les cimetières de Paris, 3e série, tome 13, 1897 (pp. 178-190).

MACÉ (Emile-Louis).

Tranchant (Augusta), née le 3 avril 1887, décédée le 2 novembre 1889. — Demi-ronde bosse en marbre blanc (Diam. 0m 35). Signée : Macé. (91e div.)


MAILLET (Jacques-Léonard).

Christofle (Charles), orfèvre, né à Paris le 25 octobre 1805, décédé le 13 décembre 1863. — Buste en bronze (H. 0m 65). Signé : J.-L. Maillet, 1864. (4e div.)

Maillet.

Anjubault (Auguste), constructeur-mécanicien, né en 1820 à Ternay (Loir-et-Cher), décédé en 1868. — Tombeau rectangulaire surmonté d’une statue en marbre blanc (H. 1m 50) : Pleureuse agenouillée et ayant les mains jointes. Signée : J.-L. Maillet, statuaire. Sur la face antérieure est un bas-relief en marbre (H. 0m 36. L. 0m 56), représentant la Foi, l’Espérance et la Charité. Sur les faces latérales du tombeau sont gravées au trait deux locomobiles. (65e div.)

Maillet. Voy. Lequesne (Eugène-Louis).


MAINDRON (Etienne-Hippolyte).

Durand (Pierre), fondeur, décédé le 26 janvier 1880, dans sa 86e année. — Médaillon en bronze (Diam. 0m 22). Signé : H. Maindron, 1840. (72e div.)

Maindron.

Eck (Jean-Georges), fondeur, membre du conseil municipal de Paris, décédé le 15 novembre 1863, à l’âge de 68 ans. — Médaillon en bronze (Diam. 0m 43). Signé : H. Maindron, 1843. (69e div.)

Maindron.

Bruat (Armand-Joseph), amiral, né à Colmar le 26 mai 1796, décédé le 19 novembre 1855. — Groupe en marbre comprenant une proue de vaisseau sur laquelle est un canon debout, décoré d’attributs se rattachant à la marine. Au sommet est le médaillon de l’amiral (Diam. 0m 40). A la base du monument, une femme ailée, assise, en pleurs, lève la tête vers le portrait de l’amiral ; la main droite, posée sur le genou, tient une couronne de laurier. La statue, qui mesure 1m 40 de hauteur, est signée : H. Maindron, 1857. Gravé par Chappuis[1]. (27e div.)

Maindron.

Delpech (Jean-Baptiste), ingénieur, né à Saint-Antonin (Tarn-et-Garonne) en 1815, décédé à Paris en 1863. — Buste en bronze (H. 0m 75). Signé : Hte Maindron. Une inscription tracée sur le monument de Delpech nous apprend que 8.000 souscripteurs ont contribué à son érection. Ce monument, construit sur les dessins de H. Fèvre, architecte, a été gravé par Ch. Bury et par Lebel[2].


MALFATTI (Andréa).

Verazzi (Joséphine Faniel, Mme), décédée en 1879. — Tombeau en marbre blanc sur lequel est une statue également en marbre (Long, 1m 50) : jeune femme couchée ; à la gauche de la morte, un enfant, à genoux, se penche vers sa mère pour lui dire un éternel adieu. Signée : Andrea Malfatti, stre. (44e div.)


MARCHI (A.).

Perrelli (Gennero), pianiste, né à Palerme, décédé à Paris le 26 janvier 1871, à l’âge de 36 ans. — Buste en bronze (H. 0m 85). Signé : A. Marchi, 1872. Perrelli, qui commandait les Carabiniers parisiens pendant la guerre franco-allemande, fut blessé à Montretout le 19 janvier 1871. (56e div.)


MAROCHETTI (Charles, baron).

Bellini (Vincenzo), compositeur dramatique, né à Catane le 3 novembre 1802, décédé à Puteaux, près de Paris, le 24 septembre 1835. — Médaillon en marbre (Diam. 0m 35) par Marochetti. Bellini, on le sait, ne repose plus au Père-Lachaise. Ses restes ont été transportés, en 1876, à Catane (Italie), patrie de l’illustre compositeur. Les membres de la Commission italienne, chargés de venir chercher en France et d’accompagner à Catane les restes de Bellini, ont fait placer sur son tombeau une plaque en marbre sur laquelle on lit : « Catane, en réclamant des cendres illustres, a gravé sur cette pierre le témoignage de sa reconnaissance envers la France, le 15 septembre 1876. » Avant le transfert des restes de Bellini en Italie, le monument de l’artiste comportait, en outre du médaillon, une statue de femme ailée, assise, serrant une lyre sur son cœur. Le monument, érigé sur les dessins de G.-A. Blouet, a été gravé par L. Normand[3].

Marochetti.

Tommaso (Alessandro Carone figlio di Teodoro, marchese di san), décédé en 1816, à l’âge de 37 ans. — Tombeau surmonté d’une statue en pierre (H. 1m 10) : Jeune femme ailée, assise, drapée, ayant une couronne de feuillage sur les tempes ; la main gauche est tendue, tandis que le doigt de la main droite est posé sur les lèvres comme pour imposer silence. Signée : Marochetti. Le tombeau, érigé sur les dessins de G.-A. Blouet, architecte, a été gravé par L. Normand[4]. (45e div.)


MARQUER DE VASSELOT (Anatole).

Pouchet (Georges), professeur au Muséum, né en 1833, décédé en 1894. — Médaillon en bronze (Diam. 0m 36). Signé : Vasselot, 1895, Paris. (36e div.)


MARTIN (Auguste).

Debussy (Famille). — Bas-relief en bronze (H. 0m 55. L. 1m 05) représentant, au centre, un monument surmonté d’une urne funéraire sur laquelle sont gravées, dans une couronne de cyprès, les lettres D B ; à gauche, l’Espérance, assise sur les degrés du monument, a la main gauche posée sur une ancre ; l’autre main est levée vers le ciel ; à droite, la Religion, voilée, également assise, a la main droite sur le cœur et tient une croix de l’autre main. Signé : A. Martin. Quesnel fondeur à Paris. (24e div.)


MATHIEU-MEUSNIER (Mathieu-Roland, dit).

Errazu (Joachim-Maria). — Mausolée décoré aux quatre angles de statues de femmes assises, en marbre (H. 1m 65) : 1o la Résignation, les yeux levés vers le ciel, a dans ses mains une banderole sur laquelle est écrit : Fiat volvntas tua, 2o l’Ame, ayant une flamme au front, pose la main droite sur son cœur et tient de la main gauche un flambeau renversé ; 3o la Charité, voilée, s’apprête à laisser tomber une pièce de monnaie dans un tronc placé près d’elle ; 4o la Religion asur son genou un livre posé verticalement qu’elle désigne de la main droite ; une croix est modelée sur ce livre. Mathieu-Meusnier qui a sculpté les quatre figures allégoriques est également l’architecte du mausolée[5]. (68e div.)

Mathieu-Meusnier.

Vallou de Villeneuve (JuHen), peintre, né à Boissy-Saint-Léger (Seine-et-Oise) le 12 décembre 1795, décédé à Paris le 4 mai 1866. — Médaillon en bronze (Diam. 0m 35). Signé : 1866 Mathieu-Meusnier Ft — post mortem. (31e div.)

Mathieu-Meusnier.

Geoffroy (Jean-Marie-Joseph), artiste dramatique, né en 1813, décédé le 6 septembre 1883. — Buste en marbre (H. 0m 56). Signé : Mathieu-Meusnier, 1884. (56e div.)

Mathieu-Meusnier.

Bosselet (Hippolyte), publiciste, né à Paris le 19 juillet 1824, décédé dans la même ville le 17 avril 1890. — Médaillon en marbre blanc (Diam. 0m 40). Signé : Mathieu-Meusnier. (95e div.)


MATTE (F.).

Vincent (Charles-François), décédé en 1825 dans sa 48e année. — Médaillon en bronze (Diam. 0m 22). Signé : F. Matte, 1824. (24e div.)


MATTE (Nicolas-Augustin).

Sturler (Famille). — Bas-relief en marbre (H. 0m 45. L. 0m 55) : Deux génies nus, ailés, en pleurs, sont accoudés sur une urne funéraire. Signé : Matte S. (26e div.)


MAXANT.

Hémon (Marguerite-Angélique, dame), né le 27 décembre 1775, décédée le 17 septembre 1818. — Médaillon en plâtre (Diam. 0m 25). Signé : Maxant. (43e div.)


MENN (Charles-Louis).

Mouton-Lunel (Famille). — Bas-relief en marbre blanc cintré (H. 0m 85. L. 0m 80) : Au fond, un ange ailé, debout, tient une palme de la main gauche et entoure de son bras droit une jeune enfant dont les pieds ne touchent plus le sol ; près de cette jeune fille sont deux autres enfants dont l’un vient de laisser tomber ses jouets et lui tend les bras. Ce groupe semble faire effort pour s’élever avec l’ange. Il est dû au ciseau de Ch.-L. Menn[6]. (4e div., 2e section.)


MERCIÉ (Antonin) et CHAPU (Henri).

Thiers (Louis-Adolphe), président de la République française, né à Marseille le 16 avril 1797, décédé à Saint-Germain-en-Laye le 3 septembre 1877. — Dans le fronton d’une chapelle, un haut relief cintré, en marbre blanc (H. 1m 50. L. 2m 50) représentant le Patriotisme : un génie, ayant l’épée nue à la main, défend le drapeau national que tient la France assise. Signé : H. Chapu. Au-dessus de ce haut-relief sont sculptés deux petits génies, très méplats, au centre de couronnes de chêne et de cyprès ; l’un tient un flambeau et l’autre une palme. Ces bas-reliefs portent également la signature de H. Chapu. A l’intérieur de la chapelle, au centre, existe une crypte où se trouve placé le tombeau, en marbre, du Président. Au fond, un sarcophage très élevé est dominé par la statue couchée de Thiers ; sur les degrés du sarcophage, la France, dans l’attitude de l’abattement, est assise sur le fût d’un canon brisé ; elle tient un drapeau dont les plis cachent en partie le sarcophage. Aux pieds de la France, sont sculptés un masque, un parchemin et une plume. Toute cette partie est en marbre blanc. Le génie de l’Immortalité, en bronze, les ailes ouvertes, plane au-dessus de la tête de Thiers. Signé : A. Mercié. Aux retombées de la coupole, sont de petits génies ailés exécutés par A. Mercié. Les parois latérales de la chapelle comportent deux hauts-reliefs en marbre blanc (H. 2m 50. L. 3m 40 environ). A gauche : la Libération du territoire : au centre, une table chargée de sacs d’argent que viennent de déposer les villes de France, représentées par de jeunes filles placées à droite. Sur la face antérieure de la table, on lit : « Souscription nationale, 43 milliards. » Près de la table, Thiers, debout, indique à la France, voilée, assise sur un plan plus élevé, le produit de la souscription ; d’une main, la France écarte son voile, et elle pose l’autre main sur l’épaule de Thiers ; au-dessous, un jeune enfant mort est étendu sur un drapeau posé à terre ; au fond, une femme ailée déploie de ses deux mains une banderole où sont tracés ces mots : « Thiers a bien mérité de la Patrie. Assemblée nationale, 17 mars 1873.» Signé : H. Chapu. A droite : l’Histoire, la Philosophie et l’Éloquence. Au centre, l’Histoire vient de tracer, à l’aide d’un style, dans la partie supérieure de la composition, le nom de « A. Thiers » ; à droite et à gauche, figures assises ou debout ; la Philosophie debout tient un par-chemin où sont écrits les noms d’Aristote et de Léonard de Vinci ; sur un autre parchemin est gravé le nom de Platon ; l’Éloquence pose la main sur le bord d’une tribune où on lit : « Démosthène, Cicéron » ; au premier plan, un jeune enfant renverse une corne d’abondance sur les genoux d’une femme assise à terre. Signé : H. Chapu. La chapelle a été construite en 1886 sur les dessins de A. Aldrophe, architecte. La porte, en bronze, est à deux vantaux décorés des lettres T. D., en monogramme, dans des couronnes formées de deux branches de laurier. Signée : F. Barbedienne, fondeur, 1886. (55e div.)

Mercié.

Laurent-Pichat (Léon), littérateur et homme politique, né à Paris le 12 juillet 1823, décédé dans la même ville, le 12 juin 1886. — Médaillon en bronze (Diam. 0m 48). Signé : A. Mercié, 1887. Le monument, en granit, sur la face antérieure duquel est fixé le médaillon du littérateur, est décoré, dans la partie supérieure, d’un chapiteau dont la tête est garnie de feuilles de chardon ; cartouche avec lyre traversée par une branche de laurier. Au-dessous du médaillon est sculptée une seconde branche de laurier[7]. (8e div., 1re section.)

Mercié.

Michelet (Jules), philosophe et historien, professeur au Collège de France, membre de l’Académie française, né à Paris le 21 août 1798, décédé à Hyères le 9 février 1874. — Bas-relief en marbre blanc (H. 2m 25. L. 2m) : Michelet est étendu sur son lit de mort, une femme drapée indique du doigt l’inscription gravée dans la partie supérieure du bas-relief : « L’histoire est une résurrection. » Dans la partie inférieure du monument est sculpté un médaillon en marbre blanc (Diam. 0m 30) figurant la tête d’un jeune enfant mort, entourée d’étoiles, avec cette inscription ; « Lazare Michelet, 1830. » Le bas-relief est signé : Mercié, sculp. Le monument a été construit sur les dessins de J.-L. Pascal, architecte[8]. (54e div.)

Mercié.

Séré de Rivières (Le général), décédé le lé février 1895. — Médaillon en bronze (Diam. 0m 40). Signé : « Au général de Rivières, souvenir de notre amitié d’un demi-siècle, Mercié. » (95e div.)

Mercié.

Carvalho-Miolan (Marie-Caroline Félix, Mme Carvaille, dite), cantatrice, née à Marseille le 31 décembre 1827, décédée à Puys, près Dieppe, le 10 juillet 1895. — Bas-relief en marbre blanc : l’artiste (grandeur nature), couverte d’une légère draperie, a les mains jointes et s’élève au ciel ; dans la partie inférieure est sculptée une lyre parmi des fleurs ; une fauvette est posée sur la lyre. Signé : A. Mercié. (65e div.)

Mercié. Voy. Dubois (Paul).


MERCIER (Michel-Louis-Victor).

Rousseau (J.-J.), pair de France, maire du iiie arrondissement, décédé le 3 juillet 1837, à l’âge de 89 ans. — Buste en bronze (H. 0m 61). Signé : Mercier. L. Richard, fondeur[9]. (28e div.)

Mercier.

Mercier (Mme), née Gaudier, décédée en 1873, à l’âge de 65 ans. — Buste en bronze (H. 0m 58). Signé : Mercier, 1830. Sur le socle de la face antérieure du buste est gravé : « A 22 ans, 1830. » (48e div.)


MERLEY (Louis).

Tetaz (Jacques-Martin), architecte, né à Paris le 6 mars 1818, décédé à Rueil le 16 octobre 1865. — Médaillon en marbre (Diam. 0m 47). Signé : L. Merley. Le monument de Tetaz, élevé sur les dessins de Dubuisson, architecte, a été gravé par J. Huguenet[10]. (60e div.)


MERLIEUX (Louis-Parfait).

Latreille (Pierre-André), naturaliste, professeur au Muséum, membre de l’Académie des sciences, né à Brives (Corrèze) le 29 novembre 1762, décédé à Paris le 6 février 1833. — Buste en bronze (H. 0m 50). Signé : P. Merlieux, 1833. (39e div.)

Merlieux.

Blainville (Henry-Marie Ducrotay de), naturaliste, membre de Tlnstitut, né à Arques le 12 septembre 1777, décédé a Paris le 1er mai 1850. — Buste en pierre (H. 0m 53). Signé : P. Merlieux mdcccl. (54e div.)


MEZZARA (Joseph).

Cauchois-Lemaire (Louis-François-Auguste), publiciste, né à Paris le 28 août 1789, décédé dans la même ville le 9 août 1861. — Buste en bronze (H. 0m 55). Signé : J. Mezzara, 1847. (28e div.)


MILLET (Aimé).

Sarazin (Louis-Charles), inspecteur des écoles communales de la ville de Paris, né le 1er mars 1797, décédé le 8 octobre 1865. — Médaillon en pierre (Diam. 0m 55). Signé : Aimé Millet, sc. Le monument de Sarazin a été élevé par « ses amis et les instituteurs laïques et congréganistes communaux reconnaissants. » (49e div., 1re section.)

Millet.

Massol (Marie-Alexandre), journaliste et philosophe saint-simonien, né à Béziers (Hérault) le 18 mars 1805, décédé à Paris le 20 avril 1875. — Médaillon en bronze (Diam. 0m 36), par A. Millet[11]. Au-dessous sont sculptés dans le granit deux branches de laurier en sautoir, un compas et une équerre. L’inscription suivante est gravée sur le monument : « Justice, morale indépendante, liberté. Ces mots résument sa foi, son œuvre, sa vie. » Le monument, construit sur les dessins de L. Dupré, architecte, a été érigé à la mémoire du philosophe par « ses F. F., ses amis et ses disciples. » (75e div.)

Millet.

Enfantin (Barthélemy-Prosper, dit le Père), écrivain, chef de l’école saint-simonienne, directeur de la Caisse hypothécaire, né à Paris en 1796, décédé dans la même ville le 31 août 1864. — Buste en pierre (H. 0m 85). Signé : Aimé Millet, sc. mdccclxviii. Le tombeau, élevé sur les dessins de Léon Dupré, architecte, a été gravé par J. Pensel[12]. (39e div.)

Millet.

Dorian (Pierre-Frédéric), manufacturier, président du Conseil général de la Loire, député, ministre des Travaux publics pendant le siège de Paris, membre du Gouvernement de la Défense nationale, né à Montbéliard le 24 janvier 1814, décédé à Paris le 14 avril 1873. — Statue en bronze (H. 1m 60) : Dorian est représenté debout, tête nue, appuyé sur des travaux de défense ; la main gauche sur le cœur et la droite sur le plan demi-déroulé des fortifications de Paris, sur lequel on lit : « Défense de Paris, 1870-71. » Sous ses pieds, un fût de canon et une roue d’engrenage. Signée : Aimé Millet, sc., mdccclxxv, Cles Matifat, fondeur à Paris, 1875. Le monument de Dorian a été élevé à sa mémoire par ses concitoyens, ses collaborateurs et ses amis. L’inauguration a eu lieu le 26 juin 1875. (70e div.)

Millet.

Remy (Jean-Baptiste-Charles), décédé le 30 décembre 1876. — Médaillon en bronze (Diam. 0m 40). Signé : Aimé Millet, sc., mdccclxvii. Une inscription nous apprend que ce monument a été élevé à la mémoire de Remy par « ses élèves reconnaissantes. » (65e div.)

Millet.

Adam (Antoine-Edmond), homme politique, sénateur, né au Bec-Hellouin (Eure) le 19 novembre 1816, décédé à Paris le 14 juin 1877. — Buste en bronze (H. 0m 68). Signé : Aimé Millet. Fondu par Thiébaut et fils. (54e div.)


MILLET DE MARCILLY (Edouard-François).

Thomas (Louis), docteur en médecine, bibliothécaire de la Faculté de médecine de Paris, membre fondateur et professeur à l’école dentaire de Paris, né en 1846, décédé en 1893. — Buste en bronze (H. 0m 55). Signé : Millet de Marcilly, 1893. Thiébaut frères, fondeurs. Le tombeau a été élevé par les élèves et les amis du docteur Thomas. (74e div., ire section.)


MIRANDE (J.).

Darjou (Jean), officier de l’Université, né à Saint-Vincent (Landes) le 18 octobre 1757, décédé à Paris le 9 novembre 1843. — Médaillon en bronze (Diam. 0m 45). Signé : « A Jean Darjou, mon parrain et mon bienfaiteur, J. Mirande, 1844. E. Quesnel, fondeur ». (27e div.)


MIROY (A.-B.).

Bertaut (Marie-Lazare), décédé à Choisy-le-Roy le 17 janvier 1852, âgé de 64 ans. — Médaillon en marbre blanc (Diam. 0m 40). Signé : A.-B. Miroy, 1852. (13e div.)


MOLCHNETH (Dominique).

Reicha (Antoine-Joseph), compositeur, professeur de contrepoint, membre de l’Institut, né à Prague le 27 février 1770, décédé à Paris le 23 mai 1836. — Haut relief en marbre (H. 1m 75. L. 0m 80) : Au centre, le buste de Reicha posé sur stèle simulée ; à gauche, un petit génie, nu, ailé, joue de la lyre ; à droite, une Muse debout, appuyée sur la stèle, tient une flûte dans chaque main ; elle retourne la tête pour fixer le buste du musicien. Signé : Molchneth, 1837. Ce monument a été élevé à Reicha par ses amis et ses élèves, sous la direction de Thiollet, architecte. La commission de souscription était composée de Paër, Lesueur, Baillot, Adam, Pillet-Will, Bertin, Dauprat, Bouffil, Elwart et Delaire. (7e div.)


MOMBUR (Jean-Ossaye).

Rault (Ch.), vice-président honoraire des chambres syndicales du commerce et de l’industrie. — Buste en bronze (H. 0m 67). Signé : J.-O. Mombur, 1886. (90e div.)

Moreau (François-Clément). Voy. Lequesne (Eugène-Louis).


MOREAU-VAUTHIER (Augustin).

Moreau-Vauthier (Famille du sculpteur Augustin-Jean). — Tombe surmontée d’une statue en bronze (H. 1m 60) : Femme en pied, debout, voilée, ayant la figure cachée dans sa main droite. Signée : A. Moreau-Vauthier, Thiébaut frères, fondeurs. (14e div.)


MORICE (Léopold).

Moris (Adélaïde-Louise-Jeanne-Victoire Herbemont, Mme), née à Jonchery-sur-Vesle le 18 avril 1802, décédée en son château de l’Étape (Chennevières) le 18 juin 1875. — Groupe en bronze[13] (Long, 1m 80), représentant une femme étendue sur un cercueil simulé ; à sa gauche, une jeune fille en pleurs, à genoux, s’apprête à poser une couronne de cyprès sur la tête de sa mère ; à droite du cadavre est une gerbe de fleurs. Signée : L. Morice, 1877. Henry Dasson, bronzier. (70e div.)

Morice.

Hervé (Germain), décédé le 11 février 1878, à l’âge de 85 ans. — Buste en marbre blanc (H. 0m 67). Signé : L. Morice. (8e div., 2e section.)


MORIS (Louis-Marie).

Moris (Famille). — Au sommet d’un cippe, un médaillon d’homme en marbre (Diam. 0m 35). Au-dessous de ce portrait, un bas-relief en marbre (H. 0m 70. L. 0m 70), au sommet duquel on lit : « A Agathe Moris. » Une femme vue à mi-corps, accoudée sur un cippe, prie devant une croix qu’elle tient dans ses mains. L’inscription suivante est tracée sur un parchemin déroulé, en marbre, retenu au-dessus du bas-relief par deux petits génies ailés : « Je suis né en 1818. Ma bonne tante, d’une pauvreté extrême, me prit, m’éleva jusqu’à sa mort en 1825. Ombre chère, du haut de l’éternelle lumière, crois-moi ton neveu reconnaissant, 1884. Moris aîné. » Sur la partie antérieure de la tombe est placée une statue d’homme debout, en bronze (grandeur nature). Signée : Moris aîné fit[14]. Sur le monument est gravé : « Moris aîné, architecte statuaire. » (41e div.)


MOUCHERON (J. de).

Sère de Gaston (Hippolyte), lieutenant-colonel de cavalerie, décédé le ier octobre 1874, dans sa 54e année. — Médaillon en bronze (Diam. 0m 33). Signé obliquement, au bas, en fac-similé : « Camp de Vincennes, 20 8bre 1870, souvenir d’amitié Jh de Moucheron. » (36e div.)


MOULIN (Julien-Hippolyte).

Cadet de Chambine (Anne-Anastase-Alfred), né le 9 mai 1808, décédé le 26 juin 1870. — Buste en bronze (H. 0m 55), placé dans une chapelle. Ce buste est dû à J.-H. Moulin[15]. (26e div.)

Moulin.

Barye (Antoine-Louis), sculpteur, membre de l’Institut, né le 25 septembre 1796, décédé le 25 juin 1875. — Buste en bronze (H. 0m 65). Signé : « A la mémoire de mon maître vénéré. H. Moulin. Barbedienne, fondeur, Paris. » (49e div., 1re section.)


MOULY (François-Jean-Joseph).

Guillou (Antonia Laffont, Mme), décédé le 18 janvier 1884, à l’âge de 25 ans. — Demi-ronde bosse en marbre (Diam. 0m 30). Signée : F. Mouly. Au-dessous du portrait sont deux peintures sur faïence. L’une, mesurant 0m 36 de H. sur 0m 28 de L., représente une jeune femme s’élevant au ciel ; elle est entourée d’amours semant des fleurs. L’autre, qui a 0m 30 de H. et 0m 20 de L., renferme un bouquet de fleurs. Ces deux peintures sont signées : Farge. (41e div.)


MURGEY (François-Théophile).

Demimuid (René), architecte, né en 1835, décédé le 4 juin 1881. — Médaillon en marbre (Diam. 0m 25). Signé : Murgey. (57e div.)


  1. Architecture funéraire contemporaine, 1re section C, pl. vi.
  2. Architecture funéraire contemporaine, 2e section D, pl. iv et v.
  3. Monuments funéraires, etc., t. II, pl. liv.
  4. Monuments funéraires, etc., t. I, pl. xlviii.
  5. Renseignements particuliers fournis par l’artiste.
  6. Le sujet représenté par ce bas-relief est une allusion au malheur de la famille Mouton-Lunel qui avait à pleurer la mort de trois de ses enfants enlevés en 15 jours, au cours de l’année 1856. Renseignements fournis par Mme E. Mouton, née Barry. (27 juillet 1897.)
  7. Le monument de Laurent-Pichat a été élevé sur les dessins de J.-C. Formigé, architecte. La sculpture décorative est due au ciseau de J. Héritier.
  8. Ce bas-relief a figuré au Salon de 1897, sous le no 3202.
  9. Sur la face antérieure du socle on lit : « A Jn-Jh Rousseau, le IIIe arrondissement MDCCCXXXVII. »
  10. Architecture funéraire contemporaine, 2e section D, pl. i et ii.
  11. Ce médaillon a été exécuté d’après le masque pris sur nature le 22 avril 1875. Renseignements fournis par M. A. Vacherie (29 juillet 1897.)
  12. Architecture funéraire contemporaine, 2e section C, pl. xiii.
  13. Le modèle du groupe en bronze qui décore son tombeau a été exposé au Salon de 1877 (no 4025) sous le titre : « Dernier Adieu. »
  14. Cette statue est celle de Louis-Marie Moris, statuaire, par lui-même, dont le plâtre a figuré au Salon de 1882, sous le n° 4689.
  15. Renseignements fournis par M. G. de Chambine, fils du modèle (9 juin 1897).