Le Naufrageur
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Glady, 1873 (pp. 313-315).
LE NAUFRAGEUR
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i ce n’était pas vrai — Que je crève !- . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
- J’ai vu dans mes yeux, dans mon rêve,
- La Notre-Dame des brisans
- Qui jetait à ses pauvres gens
- Un gros navire sur leur grève…
- Sur la grève des Kerlouans
- Aussi goélands que les goélands.
Le sort est dans l’eau : le cormoran nage,
Le vent bat en côte, et c’est le Mois Noir…
Oh ! moi je sens bien de loin le naufrage !
Moi j’entends là-haut chasser le nuage !
Moi je vois profond dans la nuit, sans voir !
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- Moi je siffle quand la mer gronde,
- Oiseau de malheur à poil roux !…
- Moi je siffle quand la mer gronde,
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- J’ai promis aux douaniers de ronde,
- Leur part, pour rester dans leurs trous…
- Que je sois seul ! — oiseau d’épave
- Sur les brisans que la mer lave…
- . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
- Oiseau de malheur à poil roux !
- J’ai promis aux douaniers de ronde,
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- — Et qu’il vente la peau du diable !
- Je sens ça déjà sous ma peau.
- La mer moutonne !… — Ho, mon troupeau !
- — C’est moi le berger, sur le sable…
- — Et qu’il vente la peau du diable !
L’enfer fait l’amour. — Je ris comme un mort —
Sautez sous le Hû !… le Hû des rafales,
Sur les noirs taureaux sourds, blanches cavales !
Votre écume à moi, cavales d’Armor !
Et vos crins au vent !… — Je ris comme un mort —
— Mais il dort mort le vieux saltin,
Et morte la vieille morgate…
Là-haut, dans le paradis saint
Ils n’ont plus besoin de frégate.
(Banc de Kerlouan. — Novembre.)