Les Deux Nigauds

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Les Deux Nigauds
1863


À mon petit-fils
Armand Fresneau

Mon cher petit, c’est à toi, bon petit habitant de l’excellente Bretagne, que je te dédie l’histoire de ces deux nigauds qui préfèrent Paris à la campagne. Tu ne feras pas comme eux, car déjà Paris t’ennuie et la Bretagne te plaît. Reste toujours brave et loyal Breton, et garde-toi de devenir un Parisien frivole, moqueur, vain et inconstant.

Ta grand-mère,
Comtesse de Ségur,
née Rostopchine.