Les Oiseaux de proie (1855)

La bibliothèque libre.
 
Aller à : Navigation, rechercher
Dentu, libraire-éditeur, 1855 (pp. 259-260).
◄  À Mademoiselle M. J. D. Les Oiseaux de proie Requies  ►



LES OISEAUX DE PROIE.




Je m’étais assis sur la cime antique
Et la vierge neige, en face des dieux ;
Je voyais monter dans l’air pacifique
La procession des morts glorieux.



La terre exhalait le divin cantique
Que n’écoute plus le siècle oublieux,
Et la chaîne d’or du Zeus homérique
D’anneaux en anneaux l’unissait aux cieux.


Mais, ô passions, noirs oiseaux de proie,
Vous avez troublé mon rêve et ma joie :
Je tombe du ciel et n’en puis mourir.


Vos ongles sanglants ont dans mes chairs vives
Enfoncé l’angoisse avec le désir,
Et vous m’avez dit : — Il faut que tu vives !

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils