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EMILE NELLIGAN


FRISSON D’HIVER




 

Les becs de gaz sont presque clos :
Chauffe mon cœur dont les sanglots
S’épanchent dans ton cœur par flots,
Gretchen !

Comme il te dit de mornes choses,
Ce clavecin de mes névroses,
Rythmant le deuil hâtif des roses,
Gretchen !

Prends-moi le front, prends-moi les mains,
Toi, mon trésor de rêves maints
Sur les juvéniles chemins,
Gretchen !