Page:Œuvres complètes de François Villon.djvu/108

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Et au Filz de Dieu s'aloua : On doit dire du bien le bien.

Envoiee de Jhesucrist Rappeller sa jus par deça Les povres que Rigueur proscript Et que Fortune betourna, Si sçay bien comment y m'en va : De Dieu, de vous vie je tien. Benoist celle qui vous porta ! On doit dire du bien le bien.

Cy devant Dieu fait congnoissance Que creature feusse morte, Ne feust vostre doulce naissance, En charité puissant et forte, Qui ressusite et reconforte Ce que Mort avoit prins pour sien. Vostre presence me conforte : On doit dire du bien le bien.

Cy vous rans toute obeÿssance, Ad ce faire Raison m'exorte, De toute ma povre puissance ; Plus n'est deul qui me desconforte N'aultre ennuy de quelconque sorte, Vostre je suis et non plus mien. Ad ce Droit et Devoir m'enhorte : On doit dire du bien le bien.

O grace et pitié tres immense, L'entree de paix et la porte, Some de benigne clemence Qui noz faultes toust et supporte,