Page:Œuvres complètes de François Villon.djvu/99

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ENVOI.

Qu’on leur froisse les quinze costes

De gros mailletz, fortz et massis,
De plombée et de telz pelottes.
Je crye à toutes gens merciz !



BALLADE

POUR SERVIR DE CONCLUSION.


Icy se clost le Testament

Et finist du pouvre Villon.
Venez à son enterrement,
Quant vous orrez le carillon,
Vestuz rouges com vermillon,
Car en amours mourut martir ;
Ce jura-il sur son coullon
Quand de ce monde voult partir.

Et je croy bien que pas n’en ment,

Car chassié fut comme un soullon
De ses amours hayneusement,
Tant que, d’icy à Roussillon,
Brosses n’y a ne brossillon,
Qui n’eust, ce dit-il sans mentir,
Ung lambeau de son cotillon,
Quand de ce monde voult partir.

Il est ainsi, et tellement,

Quand mourut n’avoit qu’un haillon.

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