Page:Adhémar - La philosophie des sciences et le problème religieux.djvu/41

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lier simple, l’on pourra bien lui donner un sens physique assez clair, comme le dit M. Poincaré.

Ainsi donc, lorsqu’ils flairent une forme théorique, assez souple, assez compréhensive pour pouvoir vraisemblablement, dans l’avenir, « se fondre dans une harmonie supérieure (5) », les savants font d’une loi un Principe qui n’est plus vérifiable puisqu’il est postulé. Mais ils ne sauraient en faire autant de chaque loi ; sans quoi, ce serait l’immobilité, la rigidité de la mort…

M. Le Roy a donné de sa pensée une expression outrancière, de même que lorsqu’il a parlé des insuccès de la Science.

Par contre, sa doctrine est celle même de M. Poincaré lorsqu’il dit que les lois sont efficaces, non pas vraies.

L’illustre géomètre a souvent répété, en effet, que la Science est une classification et qu’une classification ne peut être vraie mais seulement commode. Cependant, dans son dernier mémoire (6), M. Poincaré est comme pris d’un scrupule et il retire un peu son extension au terme « commode » qu’il avait si souvent employé : « Cette classification est commode, dit-il, non seulement pour moi mais pour tous les hommes… ; elle restera commode pour nos descendants…, cela ne peut être par hasard. » Cette affirmation de M. Poincaré est capitale.

La Philosophie nouvelle, et ceci est absolument