Page:Adhémar - La philosophie des sciences et le problème religieux.djvu/43

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Non point, répondent bien justement MM. Le Roy et Wilbois !

C’est l’attitude purement intellectualiste, c’est l’obsession du désir du discours parfait qui sont le grand obstacle auquel se heurte l’esprit en face de la Science.

Ces philosophes pensent, avec M. Blondel (7), « qu’il y a quelque étroitesse dans la conception qui limite la vie de l’esprit à la sphère lumineuse ». — « Sans doute il faut répandre, autant que possible, sur le développement de l’esprit la clarté de la réflexion, mais une fois cela fait, il faut constater qu’autour de cette lumière il y a une pénombre et que dans cette pénombre se retrouve une activité vivante qui ne laisse plus ramener au pur intellect. » — « Pour comprendre d’une façon complète et concrète l’esprit, il faut admettre que la pensée n’est pas tout, que la vie est hétérogène à la pensée. »

Vos méditations devant la Science vous mettent en présence de difficultés insurmontables — dit la Philosophie nouvelle — c’est que vous vous posez en intellectualiste pur, en logique formel, c’est que vous ne songez qu’au discours parfait.

Mais vivez donc votre Science, que les choses s’insèrent en vous et que votre vie s’insère en elles. Vous ne serez satisfait que lorsque tout, en vous, aura été mis en action : la partie lumineuse, étincelante comme un éclair, tranchante