Page:Adhémar - La philosophie des sciences et le problème religieux.djvu/48

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thématique des phénomènes (8). — je ne dis pas de l’ « Univers ». Il a fondé l’Algorithmie générale — je ne dis pas « universelle ».

D’abord l’on a vu la Géométrie mise en équations, puis l’Astronomie, puis la Physique. La mécanique chimique, se fait et l’on verra une mécanique biologique…

Les hypothèses s’accumuleront, bizarres et contradictoires ; on verra les systèmes apparaître et disparaître, revenir convenablement réformés et déformés…

Des naïfs chercheront dans chacun un « système du monde absolu et définitif. »

Qu’importe, l’œuvre scientifique, œuvre divine, s’accomplira. Derrière ces constructions immenses, derrière ces ruines désolées, la Mathématique, le Nombre se dressera et seul restera.

Est-ce à dire que je vois poindre à l’horizon une Algorithmie universelle aussi exclusive que le Mécanisme universel, qui ne serait qu’un Mécanisme universel décoloré ?

Est-ce à dire « qu’il soit possible d’expliquer intégralement par cette Algorithmie ce qu’il y a de qualitatif dans les phénomènes ? » Est-ce à dire que cette Algorithmie « s’étend sur le monde phénoménal tout entier dans le passé et dans l’avenir, comme une sorte de réseau qui en relierait toutes les parties entre elles par les liens d’une inflexible nécessité ?… »