Page:Alembert - Traité de dynamique (1758).djvu/148

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J’avois déja fait cette remarque dans mon Traité de l’équilibre & du mouvement des fluides, article 13. Elle est présentée ici d’une maniere encore plus frappante, afin de précautionner les Géometres contre ces sortes d’applications fautives de principes Mécaniques, auxquels on donne quelquefois trop de généralité.


CHAPITRE III.


Problêmes où l’on montre l’usage du Principe précédent.


§. I.


Des Corps qui se tirent par des fils ou par des verges.


PROBLÊME I.

87. Trouver la vitesse d’une verge \mathrm{CR} \,\! fixe en \mathrm{C} \,\! (Fig. 22) & chargée de tant de corps \mathrm{A} \,\!, \mathrm{B} \,\!, \mathrm{R} \,\!, qu’on voudra, en supposant que ces corps, si la verge ne les empêchoit, décrivissent dans des tems egaux les lignes infiniment petites \mathrm{AO} \,\!, \mathrm{BQ} \,\!, \mathrm{RT} \,\!, perpendiculaires à la verge.

Toute la difficulté se réduit à trouver la ligne RS \,\! parcourue par un des corps R \,\!, dans le même tems qu’il eût parcouru RT \,\!; car alors les vitesses BG \,\!, AM \,\! de tous les autres corps seront connues. Or regardons les vitesses imprimées RT \,\!, BQ \,\!, AO \,\!, comme compo-

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