Page:Allais - Le Boomerang.djvu/78

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— Ah ! la romance ! (Il chante) :


Quand nous en serons au temps des cerises


— Chut !

On entend les accents de la musique céleste.

Machinalement, le Pauvre Bougre se découvre, ainsi qu’il avait fait à la première apparition.

— Voici revenir mon céleste bienfaiteur. (Inquiet.) Mais, où a-t-il mis mon argent ? Il n’a pas l’air de ployer sous le faix.

— Parbleu ! Il vous apporte la somme en billets de banque.

— Ou en chèques peut-être.

Plus délicieuse que jamais, Marie-Blanche Loison… Oh ! pardon !… le Bon Génie reparaît.

— Rebonjour, Pauvre Bougre ! Tu ne t’es pas trop ennuyé pendant mon absence ?

— Pas trop… je causais avec monsieur. Je faisais des projets d’avenir.

— Ah !

— Mais oui, Bon Génie, je ne suis pas encore fixé.