Page:Anatole France - Les Désirs de Jean Servien.djvu/119

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qu’on eût vu le portrait religieusement conservé dans un salon du Louvre ; puis enfin (et c’était ainsi qu’il la trouvait le plus désirable) en amazone moderne, prise du col au talon dans une étroite robe de drap et coiffée hardiment d’un mignon chapeau d’homme.

Pour passer sa vie dans ces mondes poétiques, il lisait Racine, les tragiques grecs, Corneille, Shake­speare, les vers de Voltaire sur la mort d’Adrienne Lecouvreur et tout ce qui, dans la littérature mo­derne, lui semblait élégant ou passionné. Et dans toutes ces créations il ne voyait qu’une image.

Étant allé, un soir, chez le distillateur avec le marquis Tudesco, qui gardait décidément son gilet à carreaux, il fit la connaissance d’un vieillard dont les cheveux blancs se répandaient en boucles sur les épaules et qui avait gardé les yeux bleus d’un enfant. C’était un architecte

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