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26 L’abbé Jérôme Coignard.

de vouloir instituer la vertu sur la terre. Quand on veut rendre les hommes bons et sages, libres, modérés, généreux, on est amené fatalement à vouloir les tuer tous. Robespierre croyait à la vertu : il fît la Terreur. Marat croyait à la justice : il demandait deux cent mille têtes. M. l’abbé Goignard est peut-être, de tous les esprits du XVIII* siècle, celui dont les principes sont le plus opposés aux principes de la Révolution. Il n’aurait pas signé une ligne de la Déclaration des droits de l’homme, à cause de l’excessive et inique séparation qui y est établie entre l’homme et le gorille.

J’ai reçu la semaine dernière la visite d’un compagnon anarchiste qui m’honore de son amitié et que j’aime parce que, n’ayant pas encore eu de part au gouvernement de son pays, il a gardé beaucoup d’innocence. Il ne veut tout faire sauter que parce qu’il croit les hommes naturellement bons et vertueux. Il pense que, déli-

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