Page:Angellier - Le Chemin des saisons, 1903.djvu/33

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LES TROIS FILLES.



Les trois filles m’ont regardé :
La première avait un œil tendre,
Et près d’elle f ai hasardé
Des mots qu’elle a paru comprendre ;

L’autre avait un corsage dru ;
Bien qu’elle eût un air de l’Olympe,
Elle souffrit, mieux qu’on n’eût cru,
Que ma main glissât sous sa guimpe ;

L’autre, en marchant parmi le foin,
M’a montré sa fine cheville ;
Je suis allé beaucoup plus loin
Auprès de la troisième fille.